[Test] WWE 2K20 : gros contenu mais petite technique

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : Visual Concepts
  • Editeur : 2K
  • Date de sortie : 22 octobre 2019
  • Acheter : Cliquez ici

Un jeu miné par les soucis techniques

image test wwe 2k20
Un joyeux bordel…

PES 2020, FIFA 2020, NBA 2K20, et maintenant WWE 2K20 : chaque fin d’année est synonyme de nouveau millésime pour vos jeux de sport favoris. Et c’est une tradition qui, si elle fonctionne bien chez les joueurs, peut tout de même poser problème en terme de rythme de production. Dans notre monde, où tout va très vite, on oublie parfois que ce que l’on consomme est le fruit d’un travail, d’une implication humaine. Et celle-ci ne peut pas se soustraire au facteur temps. On souligne, d’année en année, le miracle qui entoure certaines licences, lesquelles parviennent à trouver l’équilibre entre rapidité de développement et résultat qui perfectionne un minimum celui de l’édition précédente. Mais au fond, on s’attendait à ce que, un jour, l’une d’entre elles y laisse quelques plumes. Le cas est intervenu, et nous l’abordons dans cet article.

Si vous suivez l’actualité du jeu vidéo, vous êtes déjà au courant des énormes problèmes techniques rencontrés par WWE 2K20. Avant de les aborder, nous allons tout de même essayer de trouver le juste équilibre. Tout d’abord, en vous livrant un fait qui se révèle tout sauf divers : le basculement du développement de Yuke’s, studio historique de la série, à Visual Concepts. Oui, la boîte qui gère aussi les NBA 2K. Cette structure est-elle assez puissante pour supporter une telle activité ? Visiblement, ce n’est pas le cas. Par contre, il est indiscutable que l’entité pouvait s’appuyer sur un certain nombre d’idées, et un vrai amour du catch à l’américaine. Celui-ci transpire par tous les pores du soft, que ce soit dans le nombre de sportifs, ou de modes. Tout de même, 238 catcheurs invités au casting, ce n’est pas rien. Bon, beaucoup se copient entre eux, mais nul doute que vous trouverez votre bonheur dans ce choix gargantuesque.

Les modes de jeu proposés par WWE 2K20 sont à la fois nombreux et intéressants. On retrouve avec entrain MaCarrière, mode qui vous propose un scénario original. Bon, ce n’est pas la panacée en terme d’écriture, et les deux personnages sous nos ordres, Tre et Red, s’avèrent parfois désarmants de stupidité. Est-ce vraiment un mal ? Pas vraiment, le côté drama du catch à l’américaine n’a jamais atteint des cimes de narration, soyons réalistes. Du coup, on rigole pas mal de certaines répliques, vraiment et sciemment crétines. Ils vont devoir gravir les échelons, avec plus d’une quinzaine de chapitres, par le biais d’une progression à l’événement. En effet, tout se déroule sous forme de flashback, et les deux lascars vous imposent des objectifs spécifiques à viser. Dans les faits, c’est plutôt galvanisant, et l’on vit, par procuration, un cheminement agréable.

Des modes de jeu costauds, mais un gameplay en recul

image gameplay wwe 2k20
Les femmes sont très importantes dans cette édition.

La jaquette de WWE 2K20 ne laissait aucun doute : cette édition est bien celle qui met en avant les femmes dans le catch, avec 2K Showcase. Ce serait une grotesque erreur que de hurler à l’idéologie intrusive, puisque les dames ont toujours été invitées à la fête du ring, donc pour nous ce n’est que justice. Et, là encore, on apprécie la forme que cet événement prend : on revit le soulèvement des Horsewomen (Becky Lynch, Bayley, Charlotte Flair et Sacha Banks) par le biais d’interviews en vidéo. Elles reviennent sur les différentes étapes de leur évolution, les dates importantes. Seulement voilà, la suite est moins intelligente. En effet, les combats vont donc vous demander de suivre la dramaturgie de leurs équivalents réels. Une idée qui aurait pu nous séduire, si seulement certains objectifs ne se remplissaient pas au bout d’un quart d’heure de jeu. Si vous loupez la prise, vous devrez tout recommencer. Votre humble serviteur en a pousser, des cris de désespoir plus ou moins malpolis…

WWE 2K20, c’est aussi l’occasion de retrouver le mode Univers. Rappelons qu’il s’agit de gérer la WWE, en prenant le rôle de son président. Il va donc falloir gérer tout un tas d’events, faire attention aux rivalités entre catcheurs (qui peuvent aussi se rabibocher), et autres joyeusetés. Ce contenu peut au moins se targuer d’être plus travaillé qu’auparavant, avec ce qu’il faut de nouvelles cinématiques, une augmentation des shows mineurs, entre autres améliorations. Malheureusement, pour les goûter, il faudra passer par un gameplay problématique. C’est l’un des aspects les plus regrettables de cette édition : pourquoi avoir changé la configuration des touches ? Et ceci pour accoucher d’une ergonomie moins naturelle qu’auparavant ! Peut-être dans le but de prendre ses distances avec le travail de Yuke’s, mais ce serait de la fierté bien mal placée.

Mais le plus problématique reste la technique. Dans ce domaine, WWE 2K20 rend une copie qui restera dans les mémoires, et pas pour de bonnes raisons. Les vidéos pullulent désormais un peu partout, et l’on ne peut qu’ajouter notre témoignage : oui, c’est la foire aux bugs, comme rarement vu jusqu’ici dans un titre de cette ampleur. Du plus grave, comme des crashs intempestifs survenant assez fréquemment (dont quelques fois pendant un combat à objectif  du 2K Showcase, et c’était dramatique), au plus rigolo comme ces catcheurs qui continuent de marcher au niveau de la troisième corde. Ne nous acharnons pas sur le patient : il est en triste état, et l’on espère que des mises à jour pourront un peu rectifier le tir. Côté ambiance sonore, c’est plutôt bon, avec une bonne playlist, assez diversifiée, et des bruitages globalement convaincants.

Note : 8/20

Le rythme trop élevé des éditions est-il entrain d’asséner une prise de soumission à WWE 2K20 ? La réponse est clairement positive pour cette année. Malheureusement, cet opus est miné par de gros soucis techniques, avec des bugs à la pelle, et pas que de nature à faire rire. Aussi, le gameplay régresse, notamment à cause de l’idée étrange de redéfinir la configuration des touches. En l’état, on peut que conseiller la prudence, et espérer que des mises à jour viendront rattraper certains handicaps flagrants. Reste que  le contenu se veut très riche, et potentiellement amusant. Aller 2K et Visual Concepts, on corrige tout ça !

4/10

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