[Test] Transformers Battlegrounds : de la stratégie pour tous

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Coatsink
  • Editeur : Outright Games
  • Date de sortie : 23 octobre 2020
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Transformers : Battlegrounds tient un pari osé

image gameplay transformers battlegrounds
Transformers : Battlegrounds, un XCOM-like pour tous publics.

C’est assez incroyable cette capacité qu’a Transformers de traverser les âges avec plus ou moins d’aisance. Née approximativement en 1984 (apparemment, certains revendeurs américains proposaient des jouets dès 1983, mais c’est difficile à vérifier), cette licence a depuis étonné le monde entier, non seulement avec ses dessins animés, ses figurines, son character design de qualité, des films pas vraiment mémorables, mais aussi un grand nombre de jeux vidéo. On se souvient notamment du très recommandé opus Devastation, développé chez PlatinumGames. Aujourd’hui, c’est Outright Games, spécialiste des adaptation d’univers animés (L’Âge de Glace, Ben 10, Gigantosaurus, etc) qui s’empare de la franchise. Et de manière assez surprenante.

Tout d’abord, signalons que Transformers : Battlegrounds respecte bien l’univers actuel de la licence. Le traitement nous rappelle cependant beaucoup plus les dessins animés récents que ce qu’on a pu découvrir à l’époque d’or de la Generation 1, mais un tel choix est compréhensible. On a donc droit à des robots certes un peu moins impressionnants dans leur design, mais plus kid-friendly. L’histoire fait apparaître tout ce qu’on attend de Transformers : des Decepticons, et leur boss Megatron, qui viennent mettre le bazar, et les Autobots, menés par Optimus Prime, sont là pour protéger l’humanité. Le petit twist, c’est que le jeu vous met en fait dans la peau d’un jeune humain, lequel prend de la hauteur grâce au robot Teletraan X. Depuis le ciel, il peut donc donner des ordres aux troupes, ce qui justifie le genre dans lequel s’inscrit ce soft. Le récit se développe à bon rythme, ne passionnera pas non plus énormément mais se suit avec plaisir. Surtout si vous êtes la cible visée. Le tout est sous-titré en français, c’est un bon point.

On pensait que la saga ne pouvait que s’inscrire dans le Run and gun, ou dans l’action à la troisième personne. Erreur, car Transformers : Battlegrounds s’avère être un jeu tactique, un peu sur le modèle d’un XCOM. Le genre est à la mode, on l’a vu récemment avec Necromunda : Underhive Wars par exemple, mais de là à le voir débarquer dans une adaptation destinée aux jeunes adolescents, c’est étonnant. Mais rassurez-vous, le studio de développement Coatsink s’est attaché à rendre les codes accessibles à tous. Dès le début, on a droit à une phase de tutoriel assez bien fichue pour que le joueur ne soit pas perdu dans les mécaniques. Celles-ci sont rendues très lisibles, et c’est une vraie qualité. Tout se déroule sur un champ de bataille urbain, en 3D, et l’on décide des actions de nos robots géants en fonction des points d’action, au nombre de trois par tour. Ce socle est d’une solidité à toute épreuve.

De la tactique simplifiée mais tout de même prenante

Se tenir à couvert donne un vrai avantage.

Sur cette base, Transformers : Battlegrounds compose avec simplicité. On a le choix entre des attaques à différents coûts, qu’elles soient à distance ou au corps à corps, et se mettre en mouvement notamment pour se positionner à couvert. Au début, on ne contrôle que Bumblebee puis, au fur et à mesures, d’autres le rejoignent comme Grimlock et Windblade. Cela n’est pas anodin, chacun apporte ses spécificités sur le terrain. Par exemple, l’un peut passer au-dessus des habitations en se transformant en avion. D’autres peuvent couvrir de longues distances mais uniquement au sol, et les derniers se mouvent peu mais balancent des coups d’une force inouïe. Chacun a ses attaques propres, qui auront une efficacité particulière en prenant en compte le level design. Par exemple, un Decepticon est placé juste derrière une voiture ? Envoyez une grosse raffale de vent qui lui balancera l’engin, tout en le faisant s’écraser contre un mur. Aussi, sachez que la gestion des points d’action est cruciale : si vous en épargnez, ils rempliront une jauge qui, une fois remplie, permet une attaque surpuissante.

Tout cela est rapidement digéré, on peut écrire que Transformers : Battlegrounds se prend en mains facilement. Ce qui ne veut pas dire que tout est réussit, on pensera surtout au système d’amélioration des robots, finalement anecdotique. Les nouvelles compétences ne sont que peu utiles, d’ailleurs. La saveur RPG n’est donc pas assez appuyée, mais on souligne tout de même l’effort d’en proposer des bribes pour un public certainement loin d’être habitué au genre. Par contre, celui-ci devra tout de même composer avec une bonne difficulté. C’est une satisfaction : il n’existe pas réellement de mur infranchissable. Cependant, on conseillera tout de même aux débutants de commencer par le Facile.

Côté contenu, Transformers : Battlegrounds continue d’agréablement nous étonner, pour un jeu kid-friendly tout du moins. Le mode principal offre un cheminement long d’à peu près huit heures, et l’on peut aussi compter sur des missions d’arcade aux règles certes hyper classiques, comme un Capture le drapeau, mais gonflant encore un peu la durée de vie. Techniquement, le résultat se fait moins aguicheur. Les textures restent simplistes, les couleurs ont tendance à baver. Et, sur une PlayStation 4, on a clairement l’impression de s’adonner à un jeu Switch à peine retouché. Les musiques, quant à elles, se font tout à fait oubliables.

Note : 14/20

Transformers : Battlegrounds parvient à remplir son objectif, lequel est de proposer un jeu centré sur la tactique pour un public de jeunes adolescents. XCOM pour des novices, si vous voulez, et c’est pas mal du tout en ce sens. Certes, les grands habitués du genre pourront enlever quelques points à la note, mais ils ne sont pas la cible de ce soft. Reste qu’on a tout de même droit à des mécaniques bien maitrisées, et une certaine difficulté. Le tout baigné dans un contenu plus solide qu’espéré. Pas mal du tout, même si la technique laisse à désirer.

 

7/10

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