[Test Express] Death Ray Manta SE : psychédélique et un peu chiche

Caractéristiques

    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : The Future Of Videogames
  • Editeur : Thalamus Digital
  • Date de sortie : 19 octobre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Une raie manta psychédélique mais peu généreuse

image test death ray manta se
Death Ray Manta mise sur une direction artistique très psychédélique.

 

Avec l’avènement du jeu indépendant, on a enfin vu revenir le jeu purement arcade sur le devant de la scène. Mais si, rappelez-vous des débuts hypers prometteurs du XBLA, avec Geometry Wars par exemple. Puis la mode a un peu fait du surplace, avec quelques soubresauts heureux comme l’improbable Space Giraffe. Mais les amateurs d’expériences aussi simples que psychédéliques en demandent toujours plus, heureusement parfois rassasiés par de bonnes parutions. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous leur conseillons de se pencher sur le cas de Death Ray Manta SE, et ce même si l’expérience est loin d’être tout à fait satisfaisante.

Pas d’histoire, pas de blabla : vous incarnez une raie manta de la mort et il est question de détruire des ennemis qui, eux-mêmes, tenteront de se défendre par le biais de multiples patterns. Oui, c’est aussi clair que ça, et Death Ray Manta SE débute avec autant de panache, sans passages interminables par des menus. Le gameplay, d’ailleurs, se fait lui aussi très rapide à comprendre : on fait face à un Twin-stick shooter tout ce qu’il y a de plus classique dans ses mécaniques. Le gauche vous sert à vous déplacer, le droit à tirer. Le but étant de récupérer, au sein de chaque niveau, une gemme qui compte pour un point. Alors que les sensations sont plutôt bonnes, et l’envie de revenir à l’avenant, quelques limites viennent malheureusement se déclarer.

Efficace oui, mais sur de courtes sessions

image gameplay death ray manta se
Jusqu’ici, tout va bien…

Tout d’abord, la simplicité évoquée n’est pas soutenue par un contenu généreux. On peut même écrire que Death Ray Manta SE est carrément chiche en la matière : un seul mode de jeu, trente-deux niveaux à parcourir (bon, pour en voir le bout vous allez galérer puisque vous n’avez qu’une seule vie). Ne comptez sur aucun secret, aucun élément à débloquer, et cela réduit fortement l’envie de s’y plonger durablement. Aussi, on aurait tout de même apprécié une ou deux mécaniques surprenantes, qui puissent nous permettre de véritablement sentir le skill progresser. Las, ce n’est pas le cas, et l’on aura surtout l’impression de ne plus se perfectionner dès que l’on aura atteint le seuil limite de notre talent personnel. Ajoutons un reproche qui, cette fois, n’a pas grand chose à voir avec le soft de The Future Of Videogames (quel nom de studio !) : les sticks de la Nintendo Switch. Décidément, ils sont trop petits pour ce genre de titre, donc préférez-lui un pad pro. Ah, et il existe un mode pour les gaucher, voilà une très sympathique intention.

Techniquement, Death Ray Manta SE se tient bien, il s’agit même de sa principale force. Si vous cherchiez du psychédélisme dans ce monde bien tristement terne, vous êtes à la bonne adresse. Cela regorge d’effets dans tous les sens, les couleurs se font criardes juste ce qu’il faut pour aller vers le néon. Bien évidemment, dans ce déluge de formes et de lumières c’est la visibilité qui en prend un coup, et pas qu’un peu. Surtout qu’en plus viennent parfois s’ajouter quelques mots à l’humour second degré plutôt bien vu, remplissant encore un affichage qui n’en avait peut-être pas autant demandé. Mais c’est exactement ce qu’on attend de ce genre d’expérience, et la direction artistique permet parfois d’atteindre momentanément la zone. Bien aidée, d’ailleurs, par une musique synthwave enthousiasmant, même si peu nombreux.

Note : 11/20

Death Ray Manta SE pourra plaire à tout petit prix, lors de soldes. Dans ces conditions, on pourra s’amuser sur un Twin-stick shooter certes hyper classique dans ses mécaniques, mais assez bon pour nous accompagner quelques fois jusque dans « la zone ». Par contre, il faut prévenir concernant un contenu vraiment trop chiche, ce qui a évidemment un impact direct sur la durée de vie. Aussi, les sticks de la Nintendo Switch ne sont clairement pas adaptés au genre, privilégiez donc le pad pro. Signalons aussi, car c’est une belle attention, qu’il existe un mode pour les gauchers.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

5/10

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