[Test] Re:ZERO The Prophecy Of The Throne : pour découvrir la licence

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Chime Corporation
  • Editeur : Spike Chunsoft
  • Date de sortie : 6 février 2021
  • Acheter : Cliquez ici

Les fans de Re:ZERO seront satisfaits

image gameplay re zero

Si vous n’êtes pas du genre attentifs à l’actualité du light novel, ces romans japonais très populaire auprès des jeunes adultes, alors il n’y a que peu de chance que vous connaissiez l’univers de Re:ZERO – Re:vivre dans un monde à partir de zéro. Parue en France grâce à l’excellent éditeur Ofelbe, cette licence a su conquérir un public important (plus d’un million d’exemplaires imprimés, tout de même), ce qui se traduit évidemment par un développement de l’œuvre vers d’autres supports. Adaptée en manga, en animé, la série débarque désormais du côté du jeu vidéo. Un premier opus, le visual novel Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu -Death or Kiss-, est sorti uniquement au Japon en 2017. Aujourd’hui, l’Europe a la chance de pouvoir découvrir Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne, grâce aux bons soins d’un Spike Chunsoft décidément vaillant.

Voilà une introduction pleine de mots qui peuvent paraitre compliquée pour un nouveau venu ! Oui, sans nul doute, et c’est le premier élément que l’on doit mettre en avant : Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne se destine clairement aux fans de la licence. Mais pas que, puisque les curieux, qui ont tout de même l’envie de découvrir cet univers, pourront aussi y trouver des qualités. Soyons précis, l’intrigue entière de ce jeu se déroule entre les épisodes onze et douze de l’animé, donc entre son deuxième et troisième arc. La question qui se pose alors concerne l’ouverture aux novices, et heureusement Spike Chunsoft a pensé à proposer un résumé des événements précédents. Cela ne remplace pas vraiment les connaissances plus accrues d’un véritable amateur au taquet sur la série, mais on peut tout de même accrocher les wagons. Pas besoin d’avoir poncé les deux saisons, donc, même si on vous le recommande ne serait-ce que pour votre plaisir personnel.

Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne se centre sur son scénario (validé par les auteurs de l’œuvre, c’est à signalé), il est donc difficile de réellement l’aborder en prenant soin de ne rien dévoiler de trop important. Sachez simplement qu’on retrouve évidemment le lycéen japonais Subaru Natsuki, propulsé dans un monde parallèle, et plus précisément en plein Royaume de Lungenica. Là, une querelle a lieu pour nommer le prochain dirigeant, sous les yeux de la belle Emilia, et notre avatar se prépare dignement. Si vous connaissez l’animé, ou le light novel, vous vous rendre rapidement compte d’une grosse différence : on compte six prétendants, et non cinq. Voilà le cœur du récit : notre mission sera de déceler l’imposteur, tout en combattant le Culte de la Sorcière (Witch’s Cult). L’histoire se suit bien, c’est agréable, mais on doit tout de même s’étonner de la nature du nœud dramatique : en effet, si vous connaissez l’univers vous saurez immédiatement quel est l’intrus, par définition. Point de suspens donc. Et une linéarité appuyée : apprêtez-vous à lire des textes sans trop pouvoir participer aux échanges, ni même influer sur le destin de qui que ce soit. Le tout est sous-titré en anglais.

De bonnes phases d’enquête

image test re zero

Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne navigue entre le visual novel et l’aventure. Spike Chunsoft a opté pour des phases de gameplay, ce que l’on valide largement tant cela brise une monotonie qui risquait de vite survenir. Le soft se divise alors en trois phases distinctes, se déroulant dans une représentation 3D avec des personnages SD. La première est placée sous le signe de la tactique, avec des batailles au tour par tour limité en nombre. Un objectif viendra vous motiver, comme l’utilisation d’un élément de l’environnement afin de stopper la menace qui pèse sur vos amis. Globalement, c’est plutôt satisfaisant mais hyper classique, et l’on regrette un peu que la spécificité de Subaru Natsuki, la boucle temporelle, n’ait pas d’impact sur le gameplay. Cela reste efficace, mais il manque une dimension plus profonde, surtout qu’il règne une certaine facilité grâce à un game over pas trop punitif.

Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne propose aussi une phase d’investigation, dans laquelle il faut discuter avec les autres protagonistes et farfouiller dans les environnements afin d’en extirper des indices. Ici, on prend plus de plaisir et l’on apprécie le petit côté détective qui s’en dégage. Surtout que tout cela aura une incidence sur la dernière phase importante qui vous voit élaborer le plan pour les phases tactiques. Pendant ces véritables briefings, vous pourrez avoir recours aux différents indices récoltés afin d’ouvrir des possibilités, des bonus non négligeables. C’est pour cela que l’on vous conseille de ne surtout pas survoler ces moments plus calmes, sans doute les plus importants dans cette expérience.

Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne se termine en une vingtaine d’heures, ce qui est plutôt une bonne chose : ni trop court, ni trop long. Ainsi, on n’en sort pas avec l’impression d’un trop-plein. Par contre, la rejouabilité n’est pas au rendez-vous, dommage. Techniquement, le jeu n’est certes pas une grosse claque mais il se révèle plutôt mignon. Les plans fixes s’intègrent parfaitement dans la charte graphique de l’animé, et les phases de gameplay se dirigent vers un rendu naïf pertinent. Les textures au sol font certes vieillottes, mais la direction artistique fait que l’on n’y accorde pas trop d’importance. Bien vu. Quant aux musiques, elles s’adaptent bien à l’atmosphère du titre, malgré des boucles un peu courtes.

Note : 14/20

Re:ZERO : The Prophecy Of The Throne s’ajoute à la liste des bonnes adaptations d’univers light novel. Le résultat n’est certes pas parfait, loin de là, on regrette notamment une non-utilisation du pouvoir de boucle temporelle pourtant accordé à notre avatar. Mais, globalement, le jeu assure tout de même l’essentiel : un récit bien ficelé, même si le suspens en est absent, et de bonnes phases d’investigations qui découpent un cheminement qui évite ainsi une redondance trop forte. Voilà donc un titre conseillé avant tout pour les fans, mais aussi pour ceux qui ont vraiment l’envie de découvrir cet univers.

7/10

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