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[Test – PlayStation 5] Blasphemous 2 : Deuxième Punition

Caractéristiques

    Test effectué sur :
      • PlayStation 5
      Existe aussi sur :
    • Ordinateur/PC
    • Nintendo Switch
    • Xbox Series X/S
  • Titre : Blasphemous 2
  • Développeur : The Game Kitchen
  • Editeur : Team 17, SelectaVision
  • Date de sortie : 24 août 2023
  • Acheter : Cliquez ici
  • Note : 7/10

Au nom du Père

En 2019, Blasphemous premier du nom avait à sa sortie marqué les esprits par son ambiance en décors 2D et pixel-art stylisés qui rappelait pêle-mêle les œuvres de Jérôme Bosch principalement, mais aussi du Caravage et de Johann Heinrich Füssli (avec un soupçon de Francisco Goya, plus prononcé pour ce nouvel opus), le tout dans un univers s’inspirant d’une Andalousie empreinte d’une foi religieuse dystopique et extrêmement violente. L’ensemble donnait un aspect dark fantasy du plus bel effet, mélangé aux mécaniques de jeu d’un Metroidvania et le studio The Game Kitchen était par conséquent très attendu sur cette suite.

Le Pénitent est de retour, prêt à en découdre à nouveau avec le Miracle (une entité surpuissante à qui la plupart des habitants vouent un culte), qui n’a pas gardé un bon souvenir de votre intervention dans le premier volet. Votre but est d’empêcher la naissance de son enfant en parcourant le monde de Cvstodia tout en triomphant de ses Gardiens.
En gros, les scénaristes ne se sont pas trop foulé niveau originalité, et cette répétition de l’histoire va hélas desservir le jeu, même si la direction artistique demeure, elle, toujours aussi magnifique, bien que moins inspirée que celle du premier volet.

capture combat jeu vidéo blaphemous 2

Du Fils

Sitôt le début de Blasphemous 2, on retrouve ce style graphique avec ses décors toujours aussi étonnants et une fluidité d’animation qui s’est encore améliorée. C’est d’ailleurs sur cet aspect technique qu’il y a eu le plus de progrès. Néanmoins, on note aussi que, contrairement à l’univers poisseux du premier, le fait d’avoir maintenant plus de budget a créé au sein des animations ,et surtout des cinématiques, un côté plus bande dessinée, avec des couleurs plus vives et une ambiance plus pop.

On note également un effet de rééquilibrage plutôt bienvenu au niveau du Gameplay. L’ arme du personnage que l’on incarne, par exemple, n’est plus unique, Il y en a trois disponibles (une paire de dagues, un sabre et un gros fléau) et chacune possède des capacités propres. On commence en choisissant l’une d’elles, puis on se met à la recherche des autres durant toute la première partie du jeu, sans oublier au passage d’affronter les trois premiers boss. Chacune de ces armes développent des capacités supplémentaires qui vous permettront de débloquer de nouvelles zones via des mécaniques plutôt inventives.

Ajoutons à cela beaucoup de bonus d’améliorations répartis un peu partout dans le monde qui boosteront votre personnage et l’aideront à obtenir d’autres capacités plus classiques (grimper aux murs, double saut, dash aérien….)

C’est d’ailleurs dans cette première partie, dans un monde plus ou moins ouvert à la Simon Quest et à l’ambiance très mystique, que l’on trouve les meilleurs moments. Non pas que la deuxième partie soit mauvaise, mais elle est beaucoup plus linéaire et, d’une certaine manière, comporte moins de surprises – y compris sur les quêtes annexes similaires au premier Blasphemous (Le rosaire, libération des anges….), ce qui est assez dommage.

capture blasphemous 2

Et du Saint-Esprit

D’autant plus dommage que, au fur et à mesure que vous progressez dans le jeu, la difficulté augmente, à tel point que seuls les adeptes d’Elder Ring et autres Bloodborne ne renonceront pas. Pire, ce ne sont pas vos ennemis, y compris les boss, mais bien ces abominables passages de plate-formes qui mettront vos nerfs à rude épreuve, surtout que vous devrez opérer de nombreux allers-retours si vous souhaitez finir le jeu intégralement.

Le bestiaire rencontré s’avère assez proche du précédent volet, mais demeure varié et les boss avec leur design toujours très particulier restent un plaisir à découvrir (même si ceux de Blasphemous 2 ont en moyenne moins de charisme que ceux de l’original et des designs moins malsains).

Le sound design est envoûtant et les animations ont subi un tel rafraîchissement que le jeu a beau être punitif, il reste accessible aux plus persévérants, qui se verront récompenser par un dernier tiers de jeu brillant – en particulier son dernier niveau.

cinématique blasphemous 2

Amen

Au final, Blasphemous 2 s’avère être un jeu de plate-forme efficace, qui fait honneur au genre du Metroidvania, mais qui peine à égaler la réussite de son prédécesseur. Bien qu’il en améliore les mécaniques, il y perd en contrepartie sur l’univers malade et délicieusement pervers de son aïeul et devient ainsi plus consensuel (même si de nombreux passages demeurent malsains), au point d’attendre la seconde partie de l’histoire pour raccorder péniblement les wagons avec celle du premier opus alors que, en réalité, les scénarios sont quasi-identiques (et peut être un peu trop cryptiques également).

Néanmoins, il serait dommage de bouder son plaisir et si vous êtes amateurs de défi corsé, alors vous replongerez sans hésiter dans l’univers fascinant du Pénitent et du Miracle.

Article écrit par

Depuis toujours, je perçois le cinéma, certes comme un art et un divertissement, mais aussi et surtout comme une porte vers l'imaginaire et la création. On pourrait dire en ce sens que je partage la vision qu'en avait Georges Méliès. Avec le temps, de nombreux genres ont émergé, souvent représentatifs de leurs époques respectives et les bons films comme les mauvais deviennent ainsi les témoins de nos rêves, nos craintes ou nos désirs. J'ai fait des études de lettres et occupé divers emplois qui jamais ne m'ont éloigné de ma passion. Actuellement, sous le pseudonyme de Mark Wayne (en hommage à l'acteur John Wayne et au personnage de fiction Bruce Wayne alias Batman), je rédige des critiques pour le site "Culturellement Vôtre". Très exigeant dans ma notation des films, en particulier concernant le scénario car c'est la base sur lequel aucun bon film ne peut émerger s'il est bancal ou pour le moins en contradiction avec son sujet. Je conserve une certaine nostalgie d'une époque qui me semble (pour l'instant) révolue où le cinéma ne se faisait pas à base de remakes, intrigues photocopiées et bien-pensance. Néanmoins, rien n'entame mon amour du cinéma, et chaque film que je regarde me le rappelle, car bons ou mauvais, ils restent le reflet de notre époque.

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