Caractéristiques
- Titre : Le Bossu
- Réalisateur(s) : Philippe De Broca
- Avec : Daniel Auteuil, Marie Gillain, Fabrice Luchini, Vincent Perez...
- Editeur : Rimini Editions
- Date de sortie Blu-Ray : 20 août 2026
- Date de sortie originale en salles : 3 décembre 1997
- Durée : 128 Minutes
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- Note : 7/10 par 1 critique
Image : 4/5
Le Bossu a été tourné en pellicule 35 mm à l’aide de caméras Panavision et bénéficie ici d’un transfert Blu-ray au format respecté 2.35:1, globalement de bonne facture malgré quelques défauts. Précisons qu’il s’agit du même master que celui utilisé pour l’édition Blu-ray de 2015 éditée par TF1 Studios. Le grain de la pellicule est bien présent, suffisamment fin, homogène et surtout jamais figé. Aucun signe de DNR n’a été détecté. On observe toutefois une légère accentuation du grain sur certaines séquences, notamment dans les scènes nocturnes ou les plus sombres.
Aucun défaut notable de pellicule n’est à signaler et l’image ne souffre d’aucun problème de scintillement. La définition reste bonne tout au long du film. Les détails sur les visages sont bien reproduits, tout comme le maquillage de Lagardère lorsqu’il se transforme en bossu ou encore les pores de la peau. Les textures des costumes d’époque sont également bien restituées, de même que celles des décors, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs. La profondeur de champ et la sensation de relief de l’image sont par ailleurs bien rendues.
Du côté de l’étalonnage, aucune dominante particulière n’est à signaler. Les couleurs se montrent globalement naturelles et réalistes, notamment sur les scènes en extérieur. La saturation est correctement dosée, tandis que les couleurs primaires et secondaires se montrent légèrement plus éclatantes dans les décors intérieurs et sur certains costumes. Les contrastes sont bien équilibrés. Les scènes sombres et nocturnes restent dans l’ensemble lisibles, même si certaines zones d’ombre auraient gagné à offrir un peu plus de détails. Les noirs sont suffisamment profonds sans être bouchés, tandis que les niveaux de blanc et les teintes de peau sont correctement respectés.
Quelques très légers problèmes de compression ont néanmoins été relevés, accompagnés de rares micro-saccades, mais rien de réellement pénalisant. Le master commence donc légèrement à accuser son âge. Une nouvelle restauration serait évidemment bienvenue et permettrait de tirer davantage parti des capacités du support, mais en l’état, cette édition reste tout de même très satisfaisante. Le débit moyen de l’image s’établit à 33,8 Mbps.
Son : 4/5
Rimini Editions (Trois Hommes et un couffin, Colossal) nous propose une piste française en DTS-HD Master Audio 5.1. Puissante comme il faut et correctement répartie, celle-ci reste toutefois assez frontale, avec seulement quelques effets lors des scènes d’action et quelques ambiances venant ponctuellement solliciter les canaux surround. C’est surtout la superbe musique de Philippe Sarde qui bénéficie de la plus belle mise en avant sur cette piste. Elle est très bien mixée, même si elle prend parfois légèrement le dessus sur les effets sonores et les dialogues.
Ces derniers manquent d’ailleurs parfois un peu de présence et de punch, notamment lorsque les personnages chuchotent. Le phénomène ne concerne que quelques scènes et reste donc sans réelle gravité, mais mérite d’être signalé. Le canal LFE est logiquement peu sollicité compte tenu de la nature du film, mais intervient avec pertinence lorsqu’il est nécessaire. Là encore, la piste accuse légèrement son âge et aurait certainement mérité un petit travail de restauration ou de remasterisation. Elle reste néanmoins largement satisfaisante et parfaitement adaptée au film. Le débit moyen s’établit à 3,8 Mbps, avec des pointes pouvant atteindre 5,3 Mbps.
Bonus : 3/5
Aucun nouveau bonus n’est proposé ici, les suppléments étant déjà présents sur les précédentes éditions DVD et Blu-ray :
- Making-of (57′)
- Le retour de la grande aventure (25′)
Le making-of, réalisé à l’époque de la sortie du film, propose une plongée assez complète dans sa fabrication. Le documentaire revient notamment sur le choix de relancer cette nouvelle adaptation de l’œuvre de Paul Féval, mais aussi sur l’organisation d’une production ambitieuse en costumes, avec ses décors, ses nombreuses scènes d’action et son important travail de postproduction. Les témoignages des différents collaborateurs de Philippe de Broca permettent ainsi de mieux comprendre la conception du film, du projet initial jusqu’à sa forme définitive.
Le retour de la grande aventure est, quant à lui, un documentaire rétrospectif réalisé en 2015. Il replace Le Bossu dans la carrière de Philippe de Broca et revient sur son envie de renouer avec l’énergie et le souffle du cinéma de cape et d’épée. Le module s’intéresse également au travail d’adaptation, à l’écriture et au montage, tout en revenant sur la manière dont l’équipe envisageait le film comme une grande aventure populaire.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » Telles sont les paroles en forme de serment lancées par Lagardère au comte de Gonzague, qui a ourdi un complot contre son ami, le brillant duc de Nevers, pour capter la fortune de son riche cousin. Il faudra seize ans au chevalier de Lagardère pour venger son ami, faire triompher la morale, sauver l’honneur et trouver l’amour.
Le Film
Avec Le Bossu, Philippe de Broca renoue avec le film de cape et d’épée en adaptant le célèbre roman de Paul Féval avec un vrai sens du spectacle et du romanesque. Sans chercher à rivaliser frontalement avec la version portée par Jean Marais, le cinéaste propose une relecture plus ample et plus moderne, portée par des décors soignés, des costumes somptueux et des scènes de duel particulièrement efficaces. Daniel Auteuil apporte à Lagardère une énergie et une gravité qui fonctionnent bien, tandis que Fabrice Luchini compose un Gonzague savoureusement théâtral, dont la cupidité et les répliques donnent au film une part de fantaisie bienvenue.
La mise en scène privilégie avant tout le rythme, le mouvement et le plaisir du récit, parfois au détriment d’une véritable folie visuelle ou d’une plus grande audace dans l’adaptation. Le film reste assez classique dans sa manière de traiter l’intrigue, mais cette fidélité à l’esprit du feuilleton lui permet aussi de conserver une grande efficacité. Le Bossu demeure ainsi un solide divertissement d’aventure, élégant et généreux, qui rappelle le savoir-faire de Philippe de Broca dans un genre dont le cinéma français s’était alors largement éloigné.
