Caractéristiques
- Titre : Obsession Fatale
- Titre original : Unlawful Entry
- Réalisateur(s) : Jonathan Kaplan
- Avec : Kurt Russell, Ray Liotta, Madeleine Stowe, Roger E. Mosley, Ken Lerner...
- Editeur : L'Atelier d'Images/Arcades
- Date de sortie Blu-Ray : 1 septembre 2026
- Date de sortie originale en salles : 23 septembre 1992
- Durée : 112 minutes
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- Note : 6/10 par 1 critique
Image 4K : 4/5
Obsession Fatale a été tourné en 35 mm avec des caméras Arriflex. Cette édition Blu-ray 4K UHD bénéficie d’une restauration 4K réalisée à partir d’un scan 4K d’un internégatif 35 mm. Le film est présenté dans son format respecté 1.85:1, avec un master 4K encodé en HEVC, une image en BT.2020 / WCG et une présentation en HDR10. Côté restauration, le résultat est assez solide, même si nous avons clairement déjà vu mieux.
Le grain de la pellicule est bien présent, assez marqué comme il se doit pour un long-métrage du début des années 90, tout en restant homogène et naturel. Il se montre toutefois un peu plus prononcé sur certains plans sombres. Le nettoyage a été correctement effectué, même si un certain nombre de points blancs restent visibles. Nous avons également détecté une bonne dizaine de plans présentant quelques défauts résiduels, ainsi que deux plans affectés par du scintillement. Nous sommes donc loin de la perfection, mais l’ensemble reste tout de même solide.
Du côté de la définition, le gain de netteté par rapport aux précédentes éditions est clairement visible. Les détails sur les visages et les blessures, notamment vers la fin du film, sont satisfaisants. On distingue les pores de la peau ou encore le maquillage des acteurs avec une précision accrue. Nous avons toutefois relevé deux ou trois plans présentant un léger effet « visage de cire ». Rien de véritablement rédhibitoire, ces plans ayant probablement été particulièrement difficiles à restaurer, mais cela mérite d’être signalé. Les textures des costumes, notamment ceux de la police, comme celles des décors intérieurs — en particulier la maison — et extérieurs — notamment la ville — sont superbement reproduites. La profondeur de l’image est majoritairement bonne et apparaît améliorée par rapport aux précédentes éditions. Il subsiste néanmoins quelques plans où celle-ci se montre un peu plus plate.
Concernant l’étalonnage HDR10, il s’agit d’une mise à jour par rapport aux anciennes éditions. L’évolution reste légère, mais elle est bienvenue. Il n’y a pas réellement de prédominance particulière dans l’ensemble du film : la lumière demeure assez réaliste et correspond parfaitement à l’esthétique des thrillers du début des années 90. L’image n’est pas particulièrement stylisée, à l’exception de deux ou trois scènes. Les couleurs sont suffisamment saturées, sans jamais tomber dans l’excès. En revanche, l’amélioration des contrastes est clairement perceptible, notamment dans les nombreuses scènes sombres ou nocturnes qui gagnent en lisibilité. Nous bénéficions ainsi de davantage de détails dans les zones d’ombre. Les noirs sont suffisamment profonds sans être bouchés, tandis que les hautes lumières sont correctement maîtrisées lorsque cela est nécessaire. Les blancs et les tons chair sont également bien respectés.
Quelques petites saccades ont été détectées lors du visionnage, mais elles restent peu nombreuses et n’entravent pas réellement la séance. Nous avons donc affaire à une restauration solide, mais imparfaite. Cette édition 4K UHD reste néanmoins la meilleure façon de découvrir ou redécouvrir le film dans de bonnes conditions.
Son : 3/5
À noter : contrairement à ce qui est indiqué sur la jaquette, les pistes présentes sur le Blu-ray 4K sont en Dolby TrueHD et non en DTS-HD Master Audio. Les pistes en DTS-HD Master Audio sont en revanche bien présentes sur le Blu-ray.
L’Atelier d’Images (Intuitions, American Psycho) nous propose la piste anglaise en Dolby TrueHD 5.1. Celle-ci s’avère suffisamment puissante, bien répartie et précise, avec une belle ampleur et de bonnes dynamiques lorsque cela est nécessaire. Ne vous attendez toutefois pas à un déluge d’effets : ce n’est tout simplement pas le genre du film. Le mixage privilégie plutôt les effets d’ambiance et l’atmosphère, qui exploitent efficacement les différents canaux. C’est notamment le cas dans les scènes urbaines, avec les voitures et les discussions, lors de la réception où se mêlent musique et conversations, ou encore dans les séquences en prison.
Quelques effets viennent évidemment ponctuer l’ensemble afin de créer certaines surprises, notamment quelques coups de feu, mais Obsession Fatale n’est pas un film d’action. Les dialogues, toujours parfaitement intelligibles, sont principalement concentrés sur les canaux avant. Le canal LFE reste peu sollicité, mais intervient efficacement lorsque cela est nécessaire. La musique s’intègre par ailleurs parfaitement au mixage et participe pleinement à l’ambiance générale. Une bonne piste 5.1, largement suffisante pour un film qui a désormais plus de trente ans.
La piste française est proposée en Dolby TrueHD 2.0. Une piste stéréo conforme à notre souvenir, suffisamment puissante et correctement répartie entre les deux canaux, aussi bien pour les effets que pour la musique. Le niveau du volume du doublage français se montre un peu haut, ce qui est assez typique des doublages du début des années 90, mais il n’empiète pas sur le reste du mixage. Une piste 5.1 aurait évidemment été appréciable, mais en l’état, cette piste 2.0 fait correctement le travail.
Bonus : 2,5/5
- Présentation du film par Fred Teper (10′)
- Making-of (4′)
En premier bonus, nous retrouvons une présentation du film par Fred Teper (Les Chroniques de Cliffancher & co) qui revient sur l’évolution du thriller au début des années 90, avec notamment cette volonté de proposer une menace tangible s’insinuant progressivement dans le quotidien. Il s’attarde également sur le casting, le tournage, la représentation de la violence au cinéma, le succès commercial du film, ses limites ainsi que sa musique. Une présentation assez courte, mais intéressante et efficace.
Le second bonus est un petit making-of d’époque, composé d’images du tournage et d’interviews de membres de l’équipe. Nous n’y apprenons finalement pas grand-chose, mais cela reste un ajout sympathique qui permet de replonger brièvement dans les coulisses du film.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Un soir, Michael et Karen Carr sont agressés dans leur quartier. L’officier Pete Davis prend leur déposition et les soutient. Ils deviennent amis, et Michael réalise trop tard que Pete, sous des aspects respectables, est un psychopathe d’une grande violence, de plus épris de Karen.
Le Film
Avec Obsession fatale, Jonathan Kaplan transforme une banale intrusion à domicile en véritable cauchemar paranoïaque. Si le scénario n’échappe pas aux ficelles du thriller domestique des années 90 et force parfois un peu la crédibilité, le réalisateur sait installer progressivement le malaise, en faisant d’un policier apparemment serviable une menace de plus en plus inquiétante.
Kurt Russell incarne avec sobriété cet homme ordinaire dépassé par une situation qui lui échappe, tandis que Madeleine Stowe apporte une présence convaincante malgré un personnage un peu moins développé. Mais c’est évidemment Ray Liotta qui domine le film : son interprétation de Pete Davis, capable de passer du policier affable au prédateur obsessionnel, reste particulièrement glaçante. Sans révolutionner le genre, Obsession fatale demeure donc un thriller solide, tendu et diablement efficace, qui doit beaucoup à son acteur principal.
