Caractéristiques
- Titre : Marty Supreme
- Réalisateur(s) : Josh Safdie
- Avec : Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A'zion, Kevin O'Leary, Tyler Okonma...
- Editeur : Metropolitan FilmExport
- Date de sortie Blu-Ray : 19 juin 2026
- Date de sortie originale en salles : 18 février 2026
- Durée : 150 minutes
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- Note : 8/10 par 1 critique
Image : 5/5
Marty Supreme a été tourné principalement en pellicule 35 mm (Arricam LT, Arricam ST), avec quelques séquences captées en numérique (Arri Alexa 35) ainsi que plusieurs plans en 16 mm (Arriflex 16 SR, Arriflex 16 ST et Bolex). Le Blu-ray 4K, présenté dans son format d’origine respecté en 2.39:1, est issu d’un master 4K. Il bénéficie d’une compression HEVC/H.265, d’un encodage BT.2020, du WCG ainsi que d’une présentation HDR10 et Dolby Vision.
Dès les premières minutes, le transfert restitue parfaitement l’identité photographique du film. Le grain argentique est bien présent, avec une intensité naturellement plus marquée sur les séquences tournées en 16 mm. Celui-ci demeure toutefois homogène, stable et parfaitement préservé, sans figement. L’ensemble conserve ainsi un rendu résolument organique, fidèle aux intentions de mise en scène.
Le piqué se montre d’une très belle précision tout au long du film. Les gros plans sur le visage de Timothée Chalamet révèlent aussi bien les poils de moustache que les moindres imperfections de peau (qui sont du maquillage). Les textures des costumes affichent un niveau de définition remarquable, tandis que les décors regorgent de détails qui participent pleinement à la reconstitution des années 50. La profondeur de champ est, elle aussi, parfaitement restituée, offrant une image riche et immersive.
Du côté des contrastes et de la plage dynamique, le rendu privilégie une approche volontairement sobre, dominée par des teintes brunes qui renforcent le réalisme de cette reconstitution d’époque. Le film ne cherche jamais à proposer une palette particulièrement démonstrative, un choix esthétique parfaitement en accord avec son univers visuel. Les scènes nocturnes ou faiblement éclairées restent constamment lisibles, avec des noirs profonds, jamais bouchés, tandis que les hautes lumières demeurent parfaitement maîtrisées. Les teintes de peau sont naturelles, les blancs respectés et l’encodage ne laisse apparaître aucun artefact de compression.
Au final, ce transfert 4K UHD met pleinement en valeur les qualités esthétiques du film. Une excellente présentation, vivement recommandée.
Son : 5/5
Metropolitan FilmExport (Une Balle dans la Tête, Dreams) propose deux pistes Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), en version originale comme en version française. Très proches en termes de rendu, elles offrent toutes deux une prestation solide et parfaitement adaptée aux ambitions sonores du film. Le mixage privilégie une certaine retenue, tout en sachant se montrer ample et dynamique lorsque le récit l’exige, notamment durant les tournois de ping-pong. L’ensemble reste précis et parfaitement équilibré, avec une belle gestion des écarts entre les scènes les plus intimistes et les passages plus intenses. Les effets sonores misent avant tout sur les ambiances. Les différents éléments viennent habiller l’espace avec beaucoup de naturel, tandis que certaines séquences plus mouvementées, comme la chute de la baignoire ou la fusillade, gagnent en impact grâce à une scène sonore plus démonstrative. Les canaux surround sont efficacement sollicités et diffusent de nombreux effets d’ambiance ainsi que de subtils repères directionnels.
Les effets Atmos, utilisés avec parcimonie, renforcent discrètement l’immersion sans jamais chercher à impressionner artificiellement, ce qui correspond parfaitement au ton du film. Ils sont principalement mis à contribution lors des morceaux musicaux, qui mêlent volontairement des chansons des années 50 à des titres des années 80, accentuant ainsi l’anachronisme assumé de l’œuvre. Le canal LFE reste mesuré mais pertinent, intervenant principalement lors des séquences les plus dynamiques ainsi que pour soutenir les basses de la bande originale. La musique s’intègre naturellement au mixage, sans jamais prendre le pas sur les autres éléments. Les dialogues de la version originale sont parfaitement intelligibles et la version française bénéficie d’un doublage au niveau sonore bien équilibré, respectueux du mixage d’origine. Pour un film de cette nature, ces deux pistes Dolby Atmos remplissent parfaitement leur mission. Sans rechercher la démonstration technique, elles proposent une restitution immersive, cohérente et parfaitement maîtrisée.
Une piste d’audiodescription est également incluse.
Bonus : 2,5/5
- Rêver en grand : dans les coulisses de Marty Supreme (20′)
- Test Camera (4′)
- Commentaire audio de Josh Safdie
Nous commençons par Rêver en grand : dans les coulisses de Marty Supreme, un making-of dans lequel Josh Safdie, Timothée Chalamet et les principaux membres de l’équipe reviennent sur la genèse du projet, les motivations derrière le film, le travail de reconstitution des années 50, le choix de Timothée Chalamet et du reste du casting, l’utilisation volontairement anachronique de la musique ainsi que les principaux thèmes abordés par le long-métrage. Un module relativement complet et intéressant, qui permet de mieux comprendre les intentions des auteurs.
Le Test Camera propose, quant à lui, un essai caméra réunissant Timothée Chalamet et Gwyneth Paltrow afin d’évaluer leur alchimie à l’écran avant le tournage. Court, mais sympathique à découvrir.
Enfin, le commentaire audio de Josh Safdie vient compléter les suppléments en proposant un éclairage plus détaillé sur la mise en scène et la conception du film.
Conditions du test
- TV 4K UHD Sony KD-49XF7077
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
Le Film
Avec Marty Supreme, Josh Safdie reste dans le prolongement direct de Uncut Gems, en déplaçant son sens de la tension vers un biopic libre autour de Marty Reisman. Le ping-pong devient ici un terrain d’obsession permanente, où chaque échange prend une dimension presque vitale, entre ego, survie et obsession de la performance. Safdie semble prolonger son cinéma de l’agitation : caméra nerveuse, montage sous pression, énergie quasi continue. On est moins dans un récit biographique classique que dans une trajectoire chaotique, où le personnage avance par excès plus que par construction, porté par une logique de tension ininterrompue.
Timothée Chalamet s’inscrit dans ce dispositif avec une approche très physique, presque épuisante, qui colle parfaitement à cette idée d’un personnage toujours en déséquilibre. Le film joue clairement la carte de l’intensité, parfois jusqu’à la saturation, ce qui fait aussi partie de sa signature. Marty Supreme s’impose comme une nouvelle variation du cinéma des Safdie : nerveux, débordant, parfois étouffant, mais toujours traversé par cette même idée : tout peut basculer à chaque instant, même dans un simple échange de balle.

