Caractéristiques
- Titre : Passenger
- Réalisateur(s) : André Øvredal
- Avec : Jacob Scipio, Lou Llobell et Melissa Leo
- Editeur : Paramount Pictures France/ESCD
- Date de sortie Blu-Ray : 23 septembre 2026
- Date de sortie originale en salles : 20 mai 2026
- Durée : 94 minutes
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- Note : 6/10 par 1 critique
Image : 4/5
Passenger a été tourné en numérique (pas plus d’informations) et est proposé sur Blu-ray dans son format d’origine 2.39:1. Le résultat s’avère globalement très convaincant, malgré quelques limites. L’image est claire et nette comme il faut. Nous constatons tout de même une augmentation du bruit numérique sur bon nombre de plans, ainsi qu’une image trop compacte entraînant une perte de définition.
En dehors de ces plans, qui restent assez nombreux, la définition se montre particulièrement solide. Les détails sont excellemment bien préservés, que ce soit au niveau des visages — avec les pores de la peau ou le maquillage du démon, qui sont assez visibles — ou des textures des costumes et des décors, spécialement à l’intérieur du van ou dans les grands extérieurs américains. Les effets visuels, qu’il s’agisse du démon ou des flammes, par exemple, passent bien en HD. La profondeur de champ contribue également à une immersion efficace.
La palette colorimétrique se montre maîtrisée. Le long-métrage est très sombre et se déroule quasiment uniquement de nuit, mais les couleurs primaires sont bien saturées comme il faut. On retiendra notamment la couleur des phares du van, qui donne une ambiance particulière aux scènes d’horreur. Les teintes orangées du véhicule ressortent aussi assez bien quand il le faut. Nous avons également des teintes plus froides lors de l’apparition du démon ; celles-ci sont parfaitement restituées. Les contrastes sont maîtrisés et solides. Les scènes à basse luminosité ou nocturnes restent lisibles dans leur majorité, même si certaines sont à la limite. Les noirs sont assez profonds et non bouchés. Les teintes de peau apparaissent naturelles, et plus pâles sur le démon. Les blancs sont respectés.
Nous avons détecté tout de même de nombreuses saccades qui nous sortent parfois du visionnage. Avec un débit vidéo moyen de 32,3 Mb/s, Paramount offre un bon transfert HD, mais loin d’être parfait.
Son : 3,5/5
Paramount Pictures France (Primate, Scream 7) propose ici une piste originale en Dolby Atmos, avec un core en Dolby TrueHD 7.1. L’ensemble se révèle assez puissant, efficace et dynamique quand il le faut, tout en étant bien spatialisé, même si l’exploitation de la dimension verticale demeure relativement timide. Les dialogues bénéficient d’une excellente intelligibilité tout au long du film. La scène sonore offre une répartition convaincante des ambiances surnaturelles, des effets horrifiques et des différents éléments de mise en scène sur les canaux surround. Nous avons même quelques dialogues qui passent sur les canaux surround et arrière.
Le principal regret concerne l’utilisation limitée des canaux de hauteur. Quelques moments, comme la scène d’ouverture, quelques très légers passages ou le final, permettent aux enceintes Atmos de s’exprimer, mais ces interventions restent trop rares. La musique s’intègre harmonieusement à l’ensemble, même si elle est surtout là pour accompagner les jumpscares. Les chansons utilisées s’intègrent également bien au mix. Le canal LFE apporte l’impact nécessaire quand il le faut, sans jamais tomber dans l’excès, sauf lors de deux ou trois jumpscares. Avec un débit moyen de 2,8 Mb/s et des pointes à 4,5 Mb/s, cette piste Atmos demeure très satisfaisante, même si elle manque d’un supplément de spectaculaire.
La version française est proposée en Dolby Digital 5.1, une habitude chez l’éditeur. Sans pouvoir rivaliser avec la précision et l’ouverture de la VO, et surtout au vu de sa compression, elle offre néanmoins une restitution assez solide. Les effets d’ambiance et d’horreur, la musique ainsi que les chansons utilisées bénéficient d’une bonne répartition sur les cinq canaux, même si la précision reste assez limitée. Le caisson de basses est correctement sollicité, tandis que le niveau du doublage VF est bien équilibré et n’empiète pas sur le mixage original. Malgré ses limites techniques inhérentes au format, cette VF remplit assez efficacement son rôle. Débit moyen/max : 640 kb/s.
Bonus : */5
Pas de bonus pour cette édition.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Après avoir été témoin d’un terrible accident de la route, un jeune couple réalise qu’il n’a pas quitté les lieux du drame sans être suivi. Une présence démoniaque, le Passager, se joint à leur voyage en van et transforme leur aventure en un véritable cauchemar, déterminée à ne s’arrêter qu’une fois qu’elle les aura tous les deux emportés.
Le Film
Passenger part d’une idée simple et plutôt séduisante : transformer un banal road trip en van en cauchemar surnaturel, avec une présence malveillante qui s’invite à bord. André Øvredal sait installer une ambiance nocturne oppressante et tirer parti des routes désertes, des parkings anonymes et de l’espace confiné du véhicule. Quelques séquences parviennent ainsi à faire monter la tension, notamment grâce à une mise en scène appliquée et une photographie qui valorise bien les décors américains. Le problème, c’est que le film peine à dépasser son postulat initial. Derrière son atmosphère soignée, le film déroule une mécanique horrifique très familière où les apparitions et les sursauts prennent rapidement le pas sur une véritable montée de l’angoisse.
Le scénario laisse surtout trop de zones d’ombre autour de sa créature et de ses règles, sans que ce mystère ne devienne réellement fascinant. Les personnages manquent également d’épaisseur, ce qui rend leur périple moins impliquant qu’il ne devrait l’être. On sent pourtant une volonté de mêler horreur surnaturelle et chronique de couple en crise, mais l’ensemble reste trop superficiel pour trouver un vrai relief émotionnel. À force de suivre les mêmes sentiers balisés, le long-métrage finit par perdre de sa force et ne parvient jamais à transformer ses bonnes idées en expérience marquante. Un petit film de genre correctement fabriqué, parfois efficace mais trop prévisible et trop creux pour laisser une impression durable.
