[Critique] Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar : retour aux origines

Caractéristiques

  • Titre original : Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales
  • Réalisateur(s) : Espen Sandberg et Joachim Rønning
  • Avec : Johnny Depp, Geoffrey Rush, Javier Bardem, Kaya Scodelario, Brenton Thwaites, Orlando Bloom...
  • Distributeur : The Walt Disney Company France
  • Genre : Aventure, Fantastique, Action
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 129 minutes
  • Date de sortie : 24 mai 2017

Critique

Six années après le dernier épisode et quatorze depuis La Malédiction du Black Pearl, la saga Pirates des Caraïbes revient avec un cinquième opus. Il faut dire qu’après une trilogie ayant conquis le monde entier et un quatrième opus décevant (ce qui ne l’empêcha pas de dépasser le milliard au box office mondial), la mise en chantier d’un nouveau film n’avait rien d’étonnant.

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar raconte l’histoire de Henry Turner, fils d’Elizabeth Swann et Will Turner, qui, pour libérer son père de sa malédiction, part à la recherche du trident de Poséidon. Pour cela, il part à la recherche de Jack Sparrow, qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Il est tombé si bas qu’il trahit son compas, ce qui a pour conséquence de libérer le terrible capitaine Salazar du triangle du Diable et son armée de fantômes. A la recherche du trident, ils feront la rencontre de Caryna Smyth, une astronome aussi belle que brillante.

image johnny depp pirates des caraibes la vengeance de salazar

S’il y a bien une chose que l’on peut apprécier dans Pirates des Caraïbes : La légende de Salazar, c’est qu’il revient à une histoire plus simple et directe. Dans sa construction scénaristique, le film est d’ailleurs très proche du premier opus de la saga. Nous faisons ainsi la connaissance d’Henry et Caryna, avant de retrouver Jack. Le temps de mettre en place l’histoire, les enjeux et les personnages, et voici que le film part tambours battants et ne s’ennuie pas d’histoires secondaires comme on a pu le voir dans les précédents épisodes. Cela n’empêche pas d’avoir de bonnes surprises et des révélations (surtout une) auxquelles on ne s’attend pas. Car oui, le film est généreux. Les fans de la saga retrouveront des allusions aux quatre premiers opus, mais, surtout, les scénaristes apportent enfin des finalités à des trames narratives laissées en suspens avec le troisième et quatrième opus. En dépit de ces références, il n’y a pas besoin d’avoir vu les autres films pour tout comprendre, de sorte que le néophyte qui ne les as pas vus ne se sentira pas perdu.

Que serait un film Pirates des Caraibes sans action ? Soyez rassurés, il y en a et de très bonne qualité. Entre le casse d’une banque qui tourne mal, des batailles navales, une scène avec des requins fantômes et j’en passe, le spectateur sera servi. Seule déception, il manque quand même un bon combat à l’épée. Comme d’habitude, l’humour est toujours très présent, principalement grâce au personnage de Jack. Cette fois-ci, on retiendra surtout la scène de la guillotine, qui aiguisera vos zygomatiques. Mais surtout, c’est un véritable sentiment d’aventure qui se dégage du film. Un sentiment que l’on avait quelque peu perdu de vue dans La Fontaine de Jouvence et qui, ici, fait un bien fou.

image kaya scodelario pirates des caraibes la vengeance de salazar

Il faut dire que le choix des réalisateurs Espen Sandberg et Joachim Rønning (Kon-Tiki) s’avère judicieux et payant. Ils insufflent au film ce goût pour l’aventure, l’action et la comédie, bref, tout ce qui constitue un bon blockbuster épique. Non seulement ils arrivent à bien équilibrer ces trois ingrédients, mais ils parviennent également à donner une nouvelle identité à la saga grâce à quelques excellentes idées de mise en scène et une direction artistique inspirée. On sent qu’ils ont pris du plaisir à faire ce film, plaisir qu’ils réussissent à nous faire partager. Le film est par ailleurs très rythmé, de sorte que les 2h09 (ce qui en fait le film le plus court de la saga) passe comme une lettre à la poste. On ne s’ennuie pas une seule seconde. On regrettera seulement que cet esprit ne soit pas arrivé jusqu’au compositeur Geoff Zanelli, qui prend la suite d’Hans Zimmer. Zanelli ne fait que recycler les anciens thèmes de son  prédécesseur et les place parfois assez mal. Surtout, aucun nouveau thème composé ne parvient à se détacher du lot. Dommage….

Concernant les acteurs, Johnny Depp (Jack Sparrow) et Geoffrey Rush (Barbossa) semblent toujours aussi à l’aise dans leurs personnages, ce qui semble tout à fait notmal après quatre films. Depp prend visiblement toujours autant de plaisir à jouer Sparrow et Rush offre une nouvelle facette inédite à Barbossa. Javier Bardem (Skyfall), qui incarne le méchant capitaine Salazar, s’impose directement comme l’un des meilleurs méchants de la saga grâce à une performance jouissive. Kaya Scodelario (de la série Skins) est quant à elle l’atout charme du film, avec un potentiel pour la comédie non négligeable. Enfin, Brenton Thwaites (Gods of Egypt) essaie tant bien que mal d’allier les caractères d’Elizabeth Swann et Will Turner pour donner vie à leur fils, mais le résultat est légèrement laborieux ; le jeune acteur a en effet tendance à surjouer, et parfois assez mal. De plus, on ne peut pas dire que l’alchimie passe bien avec le reste du casting…

image javier bardem pirates des caraibes la vengeance de salazar

Pour finir, Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar est un retour aux origines bénéfique à la saga. Une histoire simple et directe, de l’action, de l’humour, un sentiment d’aventure emballé comme il faut par un duo de réalisateurs qui prend du plaisir et possède de bonnes idées de mise en scène. Pour le dire simplement, ce cinquième opus est le meilleur film de la saga depuis La Malédiction du Black Pearl.

Note: Comme pour les autre opus de la saga, restez bien à la fin du générique pour une petite scène.

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
7/10

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