[Test – Nintendo Switch] DOOM : une folie furieuse en mode portable

Caractéristiques

    • Nintendo Switch
    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Id Software, Panic Button
  • Editeur : Bethesda
  • Date de sortie : 10 novembre 2017
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Introduction

Après nous avoir très agréablement surpris lors de sa sortie sur Playstation 4, Xbox One et PC (retrouvez notre test), l’ultra-nerveux DOOM revient en force sur Nintendo Switch ! Rappelons qu’on se trouve là devant la quatrième itération de la licence, après un troisième épisode qui avait su relancer la passion avec un certain brio. Bethesda (Prey, Wolfenstein 2) et Id Software, main dans la main, pour nous en mettre plein la tronche, le résultat est détonnant. Quant à ce portage, il est aussi l’œuvre du studio Panic Button, bien connu pour être rompu à cet exercice. Le soft est-il aussi qualitatif sur Nintendo Switch ? La question était posée, et le doute permis, notamment du côté du rendu visuel. Une inquiétude à moitié vérifiée…

Histoire : 4/5

C’est un véritable exploit : tout le contenu du mode solo de DOOM a fait le voyage jusqu’à cette version Nintendo Switch. On retrouve la saveur bien plus franche du collier que celle du pourtant déjà bien bon troisième opus. Si le scénario n’est pas mis en avant lors de nos pérégrinations infernales, ce qui est un excellent choix dans l’optique de laisser le gameplay s’exprimer, l’énorme Codex se charge de creuser un univers bien plus fouillé qu’il n’y paraît. On refait connaissance avec une humanité aveuglée par le progrès, poussée à la faute par la recherche d’une nouvelle source d’énergie. Un prétexte qui fonctionne toujours bien, surtout que notre avatar, le Marine, gagne au passage une sorte d’aura qui serait intéressante de voir se développer, dans une suite que nous appelons de nos vœux. Alors certes, parfois la narration baisse d’un cran, se fait un peu trop oubliée, mais au final on retient surtout que l’équilibre entre celle-ci et le fun est proche de la perfection.

Gameplay : 5/5

Pour une vision complète sur la prise en mains, référez-vous à notre test précédemment rédigé, que vous retrouverez en lien dans l’introduction de cet article. La grande nouveauté de ce DOOM version Nintendo Switch est évidemment le rapport aux fameux Joy-Con. La transition est plutôt bonne, même si l’on continue à penser que, pour les FPS nerveux, les joysticks sont trop petits et ont tendance à nous échapper. Mais, avec le temps, et plutôt rapidement par ailleurs, on s’y fait et l’on enchaîne les massacres sans mal, avec autant de plaisir que sur les autres supports. Outre mesure, les commandes répondent parfaitement, aucune latence. Et, entre nous, quel pied de pouvoir emmener sa console un peu partout, avec ce genre de jeu…

Ambiance visuelle et sonore : 3/5

C’est sans doute là que le bât blesse le plus. Le studio Panic Button connaît bien la Nintendo Switch, pour avoir su proposer une très remarquable version de Rocket League sur cette console. Alors, côté optimisation, on pouvait s’attendre à du bon. Et c’est en partie le cas, tant on est tout d’abord surpris par la fluidité de DOOM… en mode portable. Toutes les bonnes impressions liées à la technique sont indissociables de cette manière de jouer, car sur votre écran plat certains défauts vous sauteront aux yeux. Textures pauvres, jeux de lumières évidemment revus à la baisse, ce n’est clairement pas la panacée. Mais, comme nous l’écrivions, une fois quittée la station d’accueil, cette version gagne en propreté. Alors certes, il restera quelques baisses de framerate, mais finalement très marginales. Autre satisfaction : le jeu ne pèse plus qu’une vingtaine de gigas, contre le triple sur les autres supports. Un exploit à souligner. Quant à l’ambiance sonore, elle est tout aussi démentielle qu’auparavant.

Durée de vie : 4/5

Tout le mode solo est présent, ce qui inclut évidemment l’entièreté des niveaux de difficulté. Mais ce n’est pas finit : la quasi totalité du contenu a fait le déplacement. Le mode Multi fait toujours son effet, même si les sensations sont tout de même moins nerveuses que ce qu’on peut vivre dans l’énorme aventure en solitaire. Le mode Arcade répond aussi présent, vous permettant une quête du score le plus élevé dans des environnements bien pensés pour cet exercice. Seul absent, au final : le mode Snap-Map, qui permet de construire ses propres niveaux, sur les autres supports. On regrette aussi qu’aucun contenu bonus ne soit au rendez-vous.

Note finale : 16/20

Cette version Nintendo Switch de DOOM aura su créer l’étonnement. On s’attendait à une bouillie de pixels, injouable à cause de joysticks trop petits, mais il n’en est rien. Bethesda avait vu juste sur le potentiel d’un tel portage qui, s’il perd évidemment en qualités techniques, conserve toute la fureur jouissive qui en a fait l’un des FPS les plus intéressants de ces dernières années. Et, entre nous, jouer à ce hit un peu partout, ça n’a pas de prix…

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
8/10

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