[Test] Blazblue Cross Tag Battle : une réunion des licences réussie

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Nintendo Switch
  • Développeur : Arc System Works
  • Editeur : PQube
  • Date de sortie : 22 juin 2018
  • Acheter : Cliquez ici

Un tournant vers plus de fun pour la licence ?

image jeu blazblue cross tag battle
Le mélange des licences, un pari tenu !

Quelle année de dingue pour Arc System Works ! Ce studio japonais, passé maître dans l’art du jeu de baston en 2D, nous aura particulièrement gâté en 2018, avec le hit Dragon Ball FighterZ. Mais ce serait une erreur fondamentale que de résumer le travail de ce développeurs acharné que d’oublier une autre série, bien connue des amateurs de softs plus pointus. En effet, la boîte nippone est aussi aux commandes des Blazblue, softs qui s’entourent d’une aura resplendissante auprès des grands amateurs de tatanes, et de personnages au character-design très manga. Après un épisode CentralFiction plus que satisfaisant (et même notre préféré, chez Culturellement Vôtre), voilà qu’une nouvelle itération débarque : Blazblue Cross Tag Battle. Et l’on va voir qu’elle réserve beaucoup de surprises.

Tout d’abord, sachez que Blazblue Cross Tag Battle est un mélange, non pas des genres mais des licences. Vous comprendrez, donc, que notre curiosité fut piquée dès l’annonce de ce titre, lors de l’EVO 2017, la grande messe du soft de combat. Et ce ne sont pas n’importe quelles séries qui sont invoqués, puisqu’on retrouve des personnage de Persona 4 Arena, de RWBY : Grimm Eclipse et d’Under Night In-Birth EXE : Latest. De quoi faire évoluer la recette Blazblue qui, ici, lorgne totalement du côté de la joute en équipe. C’est un concept à la mode, et le studio Arc System Works a prouvé qu’il en maitrisait les codes. Au total, une vingtaine de personnages de ces jeux sont invités à la fête, pour un roster éclectique… et incomplet. Véritable point noir de cette sortie, on se rend compte que deux dizaines de protagonistes devront être débloquer contre de l’argent réel. Et ça, c’est pas très cool.

Au-delà de cet accroc, on peut se rassurer : Blazblue Cross Tag Battle est bien plus qu’une machine à DLC, c’est surtout un bien bon jeu de combat. Moins exigeante que ses prédécesseurs, cette itération vise à la fois l’ouverture à un public non-expert, mais aussi à ces gamers plus pointus, qui ont fait de cette licence l’un de leur refuge. La prise en main pure est aisée : on a une commande pour les coups forts, les hits plus rapides, l’alternance de l’avatar, l’attaque de l’allié, et le Clash. Quand aux coups spéciaux, ils sont lancés par des manipulations finalement assez simples, le tout accompagné de sensations assez proches de Dragon Ball FighterZ. Non pas dans le déluge d’effets et de jeux de lumière (et c’est tant mieux), mais dans le fun qu’on ressent. C’est ici que se trouve la grande qualité de cet épisode : il gâte le joueur, qui ne se retrouve pas noyé dans les mécaniques.

Un gameplay plus simple que par le passé

image blazblue cross tag battle
Des attaques simples à sortir, funs à maitriser.

On aura bien le Resonance Blaze, sorte de coup capable de renverser des situations désespérées. Ou encore l’Astral Heat, une frappe de la dernière chance, réservé au joueur qui a perdu un combattant, et capable de balayer un personnage, où qu’en soit sa barre de vie. Bien sûr, afin de ne pas tout livrer sur un plateau d’argent, il faudra gérer ses points de Skill. Tous ces éléments font certes de Blazblue Cross Tag Battle un soft moins technique qu’auparavant, moins garni de techniques parfois obscures, mais l’ensemble gagne en spectaculaire. On ne compte plus les matchs qui nous ont réservé des retournements de situation, des suspens jusqu’à la dernière attaque. On se trouve là face à un jeu très vivant, rythmé, qui demande certes une petite période d’apprentissage (un tutoriel vous tend les bras), mais sait mettre en avant les forces du joueur, lui donne l’impression qu’il a le pouvoir de vaincre entre les mains.

Côté mode de jeu, Blazblue Cross Tag Battle va exactement là où on l’attend. Sans surprise donc, mais plutôt solide, même si l’absence d’Arcade ne passe pas inaperçu. Par le biais d’un hub qui rappellera, là encore, celui de Dragon Ball FighterZ, le joueur pourra se lancer dans du Online (un peu désert, malheureusement), le tutoriel, un Training, et l’histoire. Cette dernière est au centre de l’Episode Mode, qui va vous faire lire du texte (en anglais), avant de combattre. On fait face à un récit assez typique de ce qu’on retrouve d’habitude dans les précédents opus de Blazblue, avec bien entendu une grosse tendance au fan service. On ne s’en plaindra pas, cet aspect fait partie de ce que le joueur, attiré par le concept, est en droit d’attendre. On retrouve, donc, dans quatre chapitres dédiés, un peu de Persona ici, du RWBY par là, le tout dans la joie, la bonne humeur, et la jacasserie. C’est certes très verbeux, parfois long, mais c’est tout à fait typique de ce qu’Arc System Works produit.

Blazblue Cross Tag Battle est sacrément beau. C’est sans aucun doute l’une de ses plus grandes qualités : la 2D touche parfois au sublime. Les modèles des combattants, travaillés par Konomi Higuchi, une valeur sûre qui a travaillé sur d’autres Blazblue, mais aussi sur Persona 4 Arena, ont ce petit grain, cette petite pixellisation, qui donne un sacré charme. Et leurs animations sont des plus soignées. Quant aux effets, qui accompagnes coups spéciaux et impacts, ils nous ont séduit. Contrairement à Dragon Ball FighterZ (encore lui), on ne se sent jamais agressé par des jeux de lumière trop encombrants, et c’est très bien ainsi. Enfin, signalons des musiques sont, comme d’habitude dans la licence, parfaitement dans le ton.

Note : 15/20

Si sa politique de DLC nous reste au travers de la gorge, Blazblue Cross Tag Battle reste avant tout un mélange de licence réussit. L’équilibre globale n’est pas mauvais, alors qu’on avait un peu peur du choc des séries. Surtout, c’est le gameplay en lui-même qui nous a charmé. On revient à une recette plus aisée à appréhender, moins exigeante que par le passé, mais tout de même amusante à maitriser. C’est un sentiment d’urgence qui domine dans ces combats, avec la possibilité de renverser des situations. Un petit effet « carapace bleue » qui ajoute bien du piquant. Ajoutons des qualités visuelles évidentes, et l’on obtient une itération à part, un peu chiche en modes, mais largement recommandable.

7/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *