[Test – PlayStation 4] Under Night In-Birth Exe-Late[st] : portage concluant

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Playstation 3
    • Playstation Vita
  • Développeur : French-Bread
  • Editeur : Arc System Works, PQube
  • Date de sortie : 9 février 2018
  • Acheter : Cliquez ici

Un outsider pour disputer les meilleurs places du jeu de baston en 2018

image under night in birth

Le genre du jeu de combat connait une période faste de chez faste ! Après la sortie de l’ultra-attendu Dragon Ball FighterZ, et celle du positivement surprenant Dissidia Final Fantasy NT, on pensait avoir vu ceux qui seront les plus gros softs de castagne de cette année 2018. Mais, décidément, ce millésime promet d’être de grande qualité. Ainsi, Arc System Works revient sur le devant de la scène, accompagné par le développeur French-Bread (des personnes de bon goût, apparemment), après en avoir terminé avec Son Goku et sa bande, avec le portage d’Under Night In-Birth Exe-Late[st]. Un titre assez obscur il faut bien l’avouer, mais accompagné d’une très bonne réputation. Alors, coup double pour le studio japonais, ou simple gourmandise pour les fans les plus pointus ?

Autant vous le signifier de suite, Under Night In-Birth Exe-Late[st] ne se joue pas pour son scénario, du moins en priorité. C’est, d’ailleurs, un point commun avec les deux jeux cités dans notre introduction : la narration ne parvient pas à se sublimer. Pour faire simple, on a droit à un véritable Visual Novel, ce qui pourra surprendre. Pas de combats, donc, mais des dialogues nombreux (intégralement sous-titrés en anglais, damned), et très précis. Faut-il écrire, pour autant, que l’histoire n’est pas bonne ? Certainement pas. Elle se picore, on ne vous conseille pas de vous lancer dans plus de deux segments par partie, mais elle se vit bien. Les personnages profitent d’une bonne caractérisation, et les problématiques créent un véritable univers. L’atmosphère se fait moderne, et les antagonistes Void, des créatures affamés qui profitent de l’Hollow Night pour foutre de dawa, en agressant les civils. Parfois, ces derniers se sortent vivants de ces saillies, en aillant gagné des pouvoirs. Ces surdoués de la castagne, on les appelle les In-Birth, et les voilà au travail pour rétablir l’ordre !

En fait, on peut penser qu’Under Night In-Birth Exe-Late[st] utilise là une recette plutôt intéressante. Les joueurs qui veulent s’investir dans l’histoire seront comblés, tant ils crouleront sous les détails. Précisons tout de même que le mode Chronicles n’empêche pas l’Arcade d’être, lui aussi, scénarisé. Bien au contraire ! Par contre, si votre truc c’est le combat immédiat, pas besoin de passer par le scénario pour gagner en maitrise du gameplay. Pour se frotter à ce dernier, vous avez quelques modes, accessibles depuis un écran principal assez impressionnant. Voilà ce que ce dernier propose : Arcade, Chronicles, Versus, Network, Score Attack, Time Attack, Survival, Training, Tutorial, Mission, Customization, Replay, Gallery, Options, PlayStation Store et Return to the Title. Un grand choix, donc, et assez simple dans ses éventualités (dont certaines exclusives à ce portage) pour qu’on comprenne exactement où l’on se dirige.

Une histoire bavarde, mais des mécaniques de combat séduisantes

image test under night in birth

Autre nouveauté de cette version : quatre personnages viennent grossir les rangs d’un roster qui, lors de la première sortie du jeu, brillait par son équilibre. Vous nous voyez venir avec nos grands sabots : Under Night In-Birth Exe-Late[st] n’a-t-il pas plus à perdre en ajoutant ce contenu ? La réponse est radicale : pas du tout. Au contraire, le soft fait partie des plus justes de son genre. Alors qu’on a bien poncé chacun des combattants, force est de constater qu’aucun ne semble réellement cheaté. Ainsi, c’est clairement le skill du joueur qui est mis en avant, ainsi que ses atomes crochus avec untel ou l’autre. Autre élément à souligner : aucun des personnages s’avère la copie d’un de ses petits camarades. Pour s’en rendre compte, on vous conseille de tout d’abord passer par les modes Training et Tutorial. Ce dernier, d’ailleurs, est l’un des plus complets qu’on ait vu depuis un moment. Un jusqu’au-boutisme qui pourra épuiser d’ailleurs, tant certaines phases doivent être digérées.

Under Night In-Birth Exe-Late[st] n’est pas le plus compliqué des jeux de combat signés Arc Works System. Si vous êtes du genre à maitriser Guilty Gear, alors vous vous en sortirez sans aucune anicroche. Quant aux amateurs de tatanes qui n’ont pas envie de retenir une centaine de mécaniques, et trois fois plus d’enchainements, qu’ils se rassurent : il n’est pas nécessaire d’être un dieu du Versus fighting pour s’en sortir. On retrouve les coups spéciaux à base de quarts de cercle, une jauge EX pour balancer des super coups dévastateurs et visuellement impressionnants. De petites originalités viennent étoffer le tout, comme la barre de GRD, qui vous ajoutera un bonus de dégâts. Du reste, les habitués de la tatane en 2D navigueront en eaux connues, mais très agréables. Côté véritable ajout de gameplay, on note l’arrivée du Veil Off, nom donné au cancel, parfait pour les gamers qui aiment enchainer les combos.

Techniquement, Under Night In-Birth Exe-Late[st] assure une stabilité sans failles. On n’en attendait pas moins de la part de ce portage, mais il faut signaler que l’objectif est atteint. Les différents personnages sont plutôt bien conçus, même s’il manque peut-être le modèle que l’on retiendra, visuellement parlant. Quatre nouveaux décors sont au programme (Cafeteria , Children’s Playground, Momiji Alley, et Cathedral of the Far East), et il s’avère que la finesse globale de ces fonds est assez inégale. Si les nouveaux environnements sont irréprochables, d’autres ont du mal à soutenir la comparaison. Et, de manière globale, ça manque peut-être un chouïa d’animations, même si l’on préfère que les décors ne se transforment pas en attractions trop marquées. Quant aux musiques, signées Raito, elles sont assez énergiques pour bien s’accorder avec le bon rythme des combats. Enfin, impossible de ne pas vous indiquer la qualité du mode online, parfaitement stable lui aussi. Même si l’on ne peut que préférer le multijoueur local, bien plus agréable, et moins difficile. Car, en ligne, ce sont de sacrés bestiaux qui vous attendent. Une difficulté qui tranche avec les modes solos, tant l’intelligence artificielle évite le piège du trop-sournois.

Note : 15/20

Sorti de nulle part, en tout cas pour votre humble serviteur, Under Night In-Birth Exe-Late[st] est l’occasion rêvée de vérifier l’incroyable profondeur du secteur vidéoludique. Arc System Works (et Franch-Bread) peut aussi être fier de son travail, en ce début d’année, tant le studio vient de nous gratifier de deux très bon jeux. Si vous appréciez les softs de combat, pas trop prise de tête à prendre en mains, mais proposant tout de même assez de mécaniques pour que votre skill soit bien mis à l’épreuve, vous avez frappé à la bonne porte. Le mode Chronicles a beau être très bavard, comme l’est un Visual Novel, on se prend tout de même d’intérêt pour cet univers, très typé animation japonaise, du moins dans l’esprit. De quoi être très agréablement étonné.

7/10

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