[Critique] Coups Pour Coups : peut mieux faire

Caractéristiques

  • Titre original : Death Warrant
  • Réalisateur(s) : Deran Sarafian
  • Avec : Jean-Claude Van Damme, Robert Guillaume, Cynthia Gibb, George Dickerson
  • Distributeur : MGM
  • Genre : Action
  • Nationalité : USA, Canada
  • Durée : 93 minutes
  • Date de sortie : 13 mars 1991

Un film qui ne créé pas une totale adhésion

image jean claude van damme
Un film qui, étrangement, manque de punch…

Alors que Full Contact était encore dans toutes les têtes, la carrière de Jean-Claude Van Damme continuait de s’inscrire dans la pure action. Tourné avant le film précédemment cité, Coups Pour Coups avait tout pour surfer sur la vague du phénomène tout droit venu de Belgique. Un pitch assez fort, issu du premier scénario vendu par un certain David Goyer, qui signera plus tard le script de Dark City. Et la promesse d’un film peut-être un peu différent des précédents, plus axé sur l’enquête que sur les grands écarts de la tête d’affiche.

L’histoire de Coups Pour Coups est, en effet, divertissante sur le papier. D’ailleurs, l’introduction marque les esprits, avec une caractérisation du personnage principal, Louis Burke, par le biais d’un duel contre celui qui s’avérera l’un des antagonistes les plus marquants des films de la carrière de Van Damme : Le Démon. On ne cesse de le hurler sur tous les toits, surtout depuis l’avènement des adaptations Marvel, il faut des bad guys bien cernés, sans avoir peur de la caricature, pour construire un héros crédible, donc un film qui le sera tout autant. Et là, on a une sorte de Némésis, que l’on croise aux deux extrêmes de l’œuvre, comme pour mettre à l’épreuve la volonté du personnage principal.

Et pourtant, la Némésis est réussie

Entre ces deux moments, comme hors du temps, l’intrigue de Coups Pour Coups se met en place. Et là, le bateau commence un peu à chavirer. Le réalisateur, Deran Sarafian, n’est pas vraiment un tâcheron, ni une pointure. D’ailleurs, on le retrouvera, quelques années plus tard, aux commande d’un Terminal Velocity loin d’être dégueulasse, mais tout de même traversé de défauts. C’est aussi le cas dans le film qui nous intéresse ici. Louis Burke est récupéré par les forces spéciales, qui perçoivent en lui les qualités pour une mission d’infiltration en milieu quelque peu ennemi. En effet, des meurtres ont lieu dans le pénitencier de Harrison State, en Californie. Seulement, la piste découverte par le policier va le mener vers des coupables qu’il ne pensait pas découvrir.

De quoi créer un danger vital pour le personnage principal. Seulement, Coups Pour Coups est un peu mollasson, et peine à exploiter le bon filon exposé par David Goyer. En cause, une tendance à plus s’intéresser à des problématiques moins intéressantes, comme la relation entre Burke et la belle Amanda (Cynthia Gibb), ou encore à l’enquête côté extérieur, là où la liberté règne. Tout cela, on s’en fiche un peu au final, et l’on se demande quand le récit va s’envoler, en même temps que les coups de pieds retournés. Pour cela, il faudra attendre un dernier quart de haute volée, très fun. La prison devient un bordel sans nom, en même temps que le retour de la Némésis, Le Démon. Comme par hasard ! Le personnage principal devient la cible des détenus, alors que les portes du pénitenciers s’ouvrent, engageant une véritable chasse à l’homme. Laquelle se termine dans un duel sensationnel, pas tant par sa chorégraphie, assez plate, que grâce à la force du quasi immortel antagoniste. Le film peut alors se conclure, et l’on en sort moyennement charmé.

5/10

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