[Critique] Mortal Engines: Une nouvelle saga qui commence bien?

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Christian Rivers
  • Avec : Hugo Weaving, Hera Hilmar, Robert Sheehan, Jihae, Ronan Raftery, Leila George, Patrick Malahide et Stephen Lang.
  • Distributeur : Universal Pictures France
  • Genre : Science fiction, Aventure, Action
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 128 minutes
  • Date de sortie : 12 Décembre 2018

Un univers intéressant

Tiré de la saga littéraire à succès signée Philip Reeve, produit et écrit par Peter Jackson, Philippa Boyens et Fran Walsh (Le Seigneur des Anneaux, Le Hobbit), Mortal Engines est un film post-apocalyptique réalisé par Christian Rivers, un technicien d’effets spéciaux (il a reçu l’Oscar des Meilleurs Effets Spéciaux pour King Kong), dont c’est ici la première réalisation. Le long-métrage se déroule des milliers d’années après que la civilisation ait été détruite par un événement cataclysmique. L’humanité s’est adaptée, et une nouvelle façon de vivre s’est développée. De gigantesques villes mobiles parcourent maintenant la Terre, s’attaquant sans pitié à des villes plus petites. Tom Natsworthy, originaire d’une Couche Inférieure de la grande ville de Londres, se bat pour sa propre survie, après avoir rencontré la dangereuse fugitive Hester Shaw. Deux êtes opposés, dont les chemins n’auraient jamais dû se croiser, forgent une alliance improbable, destinée à changer le cours du futur.

Pour qu’une nouvelle saga se lance bien, il faut de bonnes bases. Mortal Engines en possède. Premièrement, l’univers mis en place. Celui-ci est clairement post-apocalyptique. De grandes villes se déplacent pour trouver des ressources, et sont en conflits contre des plus petites, mais aussi contre des villes statiques. Un univers qui est ici développé de la bonne façon, et qui pose parfaitement des principes qui ne demandent qu’à être développés. On navigue, au fur et à mesure que l’intrigue avance, d’endroits en endroits, pour nous les faire découvrir. En second lieu, l’histoire. Celle-ci est plutôt simple et se divise en deux intrigues distinctes. Dans la première, on suit Hester Shaw et Tom Natsworthy. Hester veut se venger de l’assassinat de sa mère par Thaddeus Valentine (Hugo Weaving), l’un des dirigeants de Londres. De l’autre, on suit celle de Katharine Valentine, fille de Thaddeus, et de Bevis qui vont découvrir les sombres desseins que prépare Thaddeus. Deux tracés aux enjeux clairs qui s’entremêlent, se coupent et se rejoignent parfaitement pour un final tout aussi dantesque que personnel. De ce côté là, c’est maîtrisé. Le plus surprenant est que si le film est l’adaptation du premier tome de la saga littéraire, il peut se suffire à lui même et n’ouvre pas nécessairement sur d’éventuels suites. Une bonne chose.

Une réalisation en dents de scie

image christian rivers mortal engines

Concernant la réalisation de Christian Rivers, celle-ci est en dent de scie. Pour tout les plans (et il y en a énormément) à effet spéciaux, celui-ci gère parfaitement et sait rendre le gigantisme de son univers. Du reste, cela reste assez classique, voire confus, surtout au niveau des combats, avec un montage épileptique et du shacky cam à tout va. Dommage. Pourtant, le metteur en scène est bien aidé par une superbe direction artistique, et une belle photo de Simon Raby. Le montage est extrêmement dynamique, nous plongeant directement dans l’action, inscrivant tout du long un rythme effréné, ne s’accordant que peu de temps mort. Du coup, on ne voit pas passer les deux heures huit de durée du long-métrage. Les effets spéciaux sont de très bonne qualité, nous plongeant parfaitement dans l’univers qui nous est montré. Enfin, pour magnifier le tout, la composition musicale de Junkie XL (Mad Max: Fury Road, Deadpool) s’avère très bonne et très dynamique. Dans la lignée de ce qu’a déjà fait le compositeur.

Côté casting, Hera Hilmar (la série Da Vinci’s Demons) sent sort extrêmement bien dans le rôle d’Hester. Elle porte bien le film sur ses épaules. Il en est de même pour Hugo Weaving, qui offre une prestation solide, comme à son habitude. Il est le meilleur acteur du long-métrage, et il fallait une prestation de cette trempe pour obtenir un méchant à la hauteur. On est un peu plus circonspect sur le choix de Robert Sheehan dans le rôle de Tom. L’acteur ayant tendance à surjouer, voire à être à côté de la plaque la plupart du temps. Il n’était peut être pas le meilleur choix de casting. Le reste de la distribution est composé des solides prestations de Jihae, Ronan Raftery, Leila George, Patrick Malahide, mais c’est surtout celle de Stephen Lang dans le rôle de Shrike qui nous a le plus surprise. Un rôle en motion capture pas facile, dont l’acteur se sort parfaitement. Au final, Mortal Engines est un très bon solide blockbuster qui nous ouvre les portes d’un univers post-apocalyptique, et propose des personnages intéressants qui plaira autant aux plus jeunes qu’aux adultes. Un bien bon début pour cette saga.

7/10

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