[Test] Super Pixel Racers : des qualités, mais un peu superficiel

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
  • Développeur : 21c.Ducks
  • Editeur : PQube
  • Date de sortie : 31 octobre 2018
  • Acheter : Cliquez ici

De quoi rassasié les fans de Micro Machines ?

image gameplay super pixel racers
Si cela ne vous rend pas un peu nostalgique de Micro Machines et Super Off Road…

Si vous avez la trentaine bien tassée, alors on parie que vous connaissez la série de jeux Micro Machines. Mais si, ces petites voitures, que l’on fait évoluer grâce à un angle de vue faisant appel à une sorte de 3D isométrique. On pourra aussi invoquer le très culte Super Off Road, sorti sur une tripotée de consoles et d’ordinateurs. Oui, à la simple évocation de ces titres, votre goût pour le retrogaming refait surface, ne faites pas semblant. Tant mieux, car Super Pixel Racers se veut un trip à l’ancienne, jusqu’au bout des jantes.

Le premier contact avec Super Pixel Racers peut surprendre. Tout d’abord, rendez-vous dans les options, où vous allez pouvoir opter pour des sous-titres en français. Cela ne se refuse pas. Ensuite, il va falloir opter pour un gameplay. En effet, le studio 21c.Ducks, ici édité par PQube (Cat QuestNippon Marathon) a décidé de laisser le choix aux joueurs, entre deux approches assez différentes. La première, décrite comme celle pour les débutants, adapte les directions au sens de la course. Dans ce cas, tourner à gauche et à droite s’avère changeant, tout dépend de l’axe de la route. L’autre méthode, cette fois-ci destinée pour les pros, d’après le soft, décalque purement et simplement les sensations de Micro Machines. La seconde solution nous semble très largement la plus adaptée, et évite la prise de tête d’une adaptation au sens du tracé.

Une fois que vous aurez ces cartes en mains, il sera grand temps de vous lancer sur les pistes. Super Pixel Racers ne propose pas une grande quantité de modes. En fait, ils sont deux : le solo, et le multijoueur. Mais ne vous en faîtes pas : chacun propose assez de contenu pour ne pas vous faire regretter votre achat. Si vous vous lancez en solitaire, vous devrez faire face à des épreuves, divisées par catégorie, de la C à la A, et des versions Plus pour chacune. Pas moins de seize courses y sont proposées, dans chacune d’entre elles. Et ne pensez pas vous lancer dans d’uniques courses à la première place, car le soft tente des épreuves. Il faudra détruire d’autres véhicules à grands coups de boost, terminer un parcours dans une limite de temps, ou encore se lancer dans un concours de dérapages plus ou moins contrôlés. L’idée est bonne, même si l’on aurait aimé encore plus de diversité. Et ce n’est pas tout : vous débloquerez aussi des championnat, classés par ordre de difficulté, d’Amateur à Professionnel. Là, l’organisation se fait un peu plus classique : il va falloir terminer les courses en première position, si vous visez la coupe en or.

Parfois bien fun, le jeu manque tout de même de diversité

image playstation 4 super pixel racers
Attention à bien gérer votre nitro !

Super Pixel Racers est typique de ces trips qui se vivent à fond, pendant un temps. Il suffit de lancer une course pour bien en capter les qualités du concept. Le studio 21c.Ducks a opté pour une approche qui rappellera la philosophie de certains jeux mobiles : les run and jump, du genre Super Mario Run. Comme dans ceux-ci, notre avatar, ici une voiture, avance tout seul. Pas de bouton pour accélérer, cela pourra décontenancer dans un premier temps. Aussi, on peste, là encore de prime abord, contre cette incapacité à gérer notre allure. Mais cela n’est pas fait sans maitrise. En effet, cette vitesse constante, du moins si vous ne vous plantez pas dans le décor, incite le joueur à user du frein. Celui-ci provoque un dérapage, lequel fait monter la jauge de nitro. Cette dernière pourra vous sauver les miches à bien des occasions, surtout si vous jouez en difficulté Normal à Difficile. Du coup, on se retrouve à éventualiser des drifts sur n’importe quel virage, ce qui ne sera pas toujours une bonne chose pour la performance. C’est au joueur de bien capter quand il doit augmenter le nitro, et cela ne vient qu’en connaissant parfaitement les circuits. Précisons qu’il existe un mode Facile, mais nous ne vous le conseillons pas spécialement : il bride drastiquement le challenge, et sectionne une partie de l’argent glané en fin d’épreuve.

Super Pixel Racers propose quelques petites subtilités. Tout d’abord, sachez que l’on peut faire évoluer les capacités (vitesse, accélération, nitro et solidité) de nos bolides. Lesquels se compte au nombre de trois par catégorie. Quand on débarque dans l’une d’elles, on se voit offrir une voiture, mais croyez-nous : il est parfois judicieux de très vite regarder si les autres, à acheter grâce à l’argent ingame, ne sont pas plus dignes de vos talents. On pourra, alors, avoir droit à un peu de grind, notamment pour les épreuves de la catégorie A, parfois assez carabinées. Pendant les épreuves, on vous conseille de ne pas hésiter à enclencher le nitro en même temps que le dérapage. Vous verrez, le boost peut vite s’avérer impressionnant, pour peu que vous maitrisiez la figure. Enfin, gare à bien garder votre bagnole sur la route, car la vitesse diminue drastiquement au moindre hors piste. C’est un peu punitif, mais cela force à bien connaître les tracés.

On apprécie le fait que les épreuves ne soient pas bien longues. En moyenne, elle durent moins de deux minutes, ce qui permet d’enchainer vite, et non sans plaisir. Cependant, on ne peut que noter un côté rébarbatif, à la longue. Il manque sans doute la grosse feature qui ferait de Super Pixel Racers autre chose qu’un chouette petit jeu rétro. Quant à la technique, elle va exactement là où on l’attend. Là aussi, cela manque peut-être un peu de surprise. C’est fluide, le pixel art pique les yeux mais les amateurs apprécieront, sans aucun doute. Par contre, plus de diversité dans les environnements, d’animations, n’aurait pas été de refus. Plus de folie dans les tracés, aussi. Enfin, la bande originale donne dans le nostalgique des consoles 8 bits, parfois avec trop d’application pour qu’on ne sente pas les gros hommages. Reste que l’ensemble se révèle agréable aux oreilles, du moins si l’on n’est pas allergique à cette forme de musique.

Note : 13/20

Super Pixel Racers est assez typique de ces jeux qui ne cherchent pas à révolutionner quoi que ce soit, mais dont la force est de s’appliquer à proposer un trip efficace. Alors certes, on ne peut éviter un certain côté rébarbatif, et il manque ce petit supplément d’âme dans les environnements pour installer le jeu dans les mémoires. Cependant, on ne peut nier une certaine dose de fun, aussi bien en solo qu’en multijoueur. Et c’est déjà pas mal.

6/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *