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[Critique] Minuscule 2 : de nouvelles aventures épiques

Caractéristiques

  • Titre original : Minuscule 2 : Les mandibules du bout du monde
  • Réalisateur(s) : Thomas Szabo & Hélène Giraud
  • Avec : Thierry Frémont, Bruno Salomone, Stéphane Coulon...
  • Distributeur : Le Pacte
  • Genre : Animation, Famille
  • Nationalité : Français
  • Durée : 1h32
  • Date de sortie : 30 janvier 2019

Une suite encore meilleure que l’original

Après une série animée diffusée de manière internationale et un premier long-métrage très justement salué en 2014, Hélène Giraud et Thomas Szabo sont de retour avec Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde, qui réussit le pari d’aller encore plus loin que son prédécesseur, aussi bien techniquement que narrativement. Sans un mot, mais avec des trésors d’inventivité, les deux réalisateurs nous font rentrer dans le quotidien de leurs héros (une coccinelle, une araignée et une fourmi noire) et partager leurs folles aventures, qui les mèneront cette fois-ci en Guadeloupe, à la recherche de l’un des rejetons de la coccinelle, resté piégé dans une boîte de crème de marron en partance pour les Dom-Tom.


De sa drôle de course-poursuite en ouverture à son affrontement non moins épique en milieu de métrage avec une araignée poilue, Minuscule 2 multiplie les morceaux de bravoure sans jamais en donner l’impression : la narration est fluide et les petites bébêtes tellement expressives qu’on est tout simplement scotchés du début à la fin — et les enfants avec. De plus, c’est sans doute la première fois que nous assistons à un mélange aussi réussi entre prises de vues réelles et animation de synthèse.

Un mélange d’animation et prises de vues réelles stupéfiant

image maison de poupée araignée ipod minuscule 2 les mandibules du bout du monde
© Le Pacte

La manière dont les minuscules héros sont incorporés dans le décor, et aux côtés d’acteurs bien réels force le respect et aboutit à une immersion sans pareille dans cet univers où le moindre objet du quotidien peut devenir angoissant ou donner lieu à une utilisation décalée. La bataille entre fourmis noires et rouges du début dans l’entrepôt — par ailleurs pleine de suspense — est un bon exemple de cela. On pensera également à l’araignée dans sa maison de poupée, qui écoute de la musique à l’aide d’un iPod vidéo blanc, objet faisant désormais office de relique du passé.

Enfin, l’histoire est réellement palpitante, et les obstacles que la coccinelle et ses amis auront à relever sont tels que l’on ne s’ennuie jamais. La réalisation sait s’adapter et filmer les péripéties les plus folles comme des batailles épiques, ou encore accentuer l’humour de certaines situations. Encore une fois, tout est fait pour que l’immersion soit parfaite. On notera également une excellente musique originale, qui semble rendre hommage aux compositions de Joe Hisaichi pour Hayao Miyazaki. Avec son exceptionnelle inventivité, son animation exemplaire et ses personnages attachants aux aventures prenantes, Minuscule 2 : Les mandibules du bout du monde s‘impose en tout cas comme un petit bijou du cinéma d’animation français à découvrir de toute urgence, seul ou en famille.

8/10

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