[Critique] Mango : du bon stop motion pour les enfants

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Trevor Hardy
  • Avec : Ken Stott, Lizzie Waterworth, Alex Kelly, Naomi McDonald
  • Distributeur : Septieme Factory Film Production
  • Genre : Dessin animé
  • Nationalité : Grande-Bretagne
  • Durée : 100 minutes
  • Date de sortie : 6 février 2019

Un long métrage d’animation plein d’énergie

image film mango
Une belle bande d’amis pour un long métrage conseillé aux enfants.

 

Alors que les salles obscures nous proposent grosses productions sur grosses productions, la place réservée aux dessins animés plus humbles, mais au moins aussi remarquables qualitativement, semble fondre comme neige au Sahara. Un constat que, vous aussi si vous êtes parents, pouvez émettre : il est parfois difficile de proposer à son bambin de six ans une bonne sortie au cinéma. Mais réjouissez-vous tout de même car, le 6 février 2019, un nouveau héros pour le jeune public fait son apparition : Mango.

Certes, dans notre réalité la Coupe du Monde de football est désormais derrière nous. Seulement, chez les animaux, la situation est toute autre. Dans Mango, nous suivons les aventures d’une taupe mâle, qui donne son prénom au titre. Jeune, celui est promis à être employé par la mine locale, une tradition mais surtout une véritable fierté familiale. Seulement, le personnage principal se trouve être passionné de foot, et même mieux : tout porte à croire qu’il est talentueux, balle au pied. Son rêve : participer à la Coupe du Monde, carrément. Seulement, un complot se trame dans l’ombre, et la mine est attaquée, ses travailleurs trompés par un mystérieux traitre. Aussi, Mango ne peut faire sans une des spécificités de son espèce : sa vue n’est pas bonne. Cependant, rien n’est perdu car avec du travail et un coup de pouce du destin, rien n’est impossible.

Mango s’articule autour de deux piliers : une cible jeune, à partir de six ans, ce qui pousse le récit à rester aussi clair que limpide. Et l’animation en stop motion. Abordons tout d’abord le premier. Le réalisateur, Trevor Hardy (qui s’est fait un nom avec quatre courts-métrages remarqués, comme Pushkin), et le scénariste Neil James (que nous découvrons à cette occasion) ont décidé de viser un certain équilibre de traitement. Si l’on a, dans les premières secondes, l’impression que tout le long métrage va se baser sur le foot, on se rend compte assez rapidement que ce n’est pas le cas. Oui, le sport le plus populaire du monde reste, pour le personnage principal, la lumière au bout du tunnel. Mais il va d’abord falloir qu’il passe par tout un apprentissage de la vie, de ses problématiques, des belles rencontres qu’elle réserve, mais aussi ses drames.

Foot et enquête au programme

Mango va devoir faire face à l’une des épreuves les lus difficiles qui soit : le deuil. Avec, dans le viseur, la reprise en mains et le dépassement de ses propres limites. Pour l’y aider, la taupe peut compter sur la bienveillance de sa mère, mais aussi sur une petite troupe d’amis : Lili, Ryan, Maggie. Tous ont un caractère développé, apportent des idées de gags, et participent aux résolutions de problématiques. Ils ne sont pas que des ombres, au fond du décor. Aussi, l’histoire nous aura surpris par son petit côté aventure, toujours pour les enfants ne vous en faîtes pas. Dans l’ombre, un grand méchant (tout droit sorti de l’Inspecteur Gadget dans sa mise en scène) tire les ficelles, dont celles du traitre de l’usine. Un petit goût d’enquête vient épicer le tout, toujours avec assez d’ouverture pour que l’enfant figure au premier rang du spectacle. Enfin, la tonalité tend vers l’humour, pas de passages sombres ou torturés.

Le deuxième pilier, c’est le stop motion. Car si Mango nous séduit, c’est aussi grâce à sa direction artistique. Les marionnettes utilisée, en stop motion (la technique qui a cours notamment chez Wallace et Gromit), ont cela de différent qu’elle ont un aspect laineux. Et ce n’est pas juste une sensation, c’est un fait : la fourrure des personnages est rendue grâce à de la laine de Mérinos. Cela, plus le design global assez atypique, occasionne un style visuel très efficace. Et bien soutenu par une mise en scène fluide. On pourra juste noter une ou deux petites longueurs, en milieu de film, mais rien de bien méchant. Voilà qui devrait assurer le succès aux parents en recherche de bons dessins animés pour les plus jeunes.

7/10

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