[Test] Pushy and Pully in Blockland : du rétro essentiellement multi

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Resistance Studio
  • Editeur : Ester Sanchez
  • Date de sortie : 8 juillet 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Pushy et Pully vous réserve des puzzles acidulés

image gameplay pushy pully blockland
Pushy and Pully in Blockland propose un univers très typé 16 bits.

Paru il y a de cela quelques mois sur PC, Xbox One et Nintendo Switch, Pushy and Pully in Blockland aura pris son temps pour poser ses pixels sur PlayStation 4. On l’espérait pourtant de nos vœux, tant le jeu de Resistance Studio, entité basée au Pays-Bas, nous inspirait une énorme sympathie grâce à des trailers très colorés et rythmés. Une personnalité très rétro donc, et ce n’est pas votre humble serviteur, élevé aux Bomberman et autres Goof Troop, qui s’en plaindrait. Nous profitons donc de cette sortie pour vous proposer un test complet et, on va le voir, le résultat s’avère tout de même plus mitigé que ce qu’on pouvait imaginer, même si le jeu a pas mal d’arguments à faire valoir.

Il suffit de regarder une capture d’écran pour comprendre à quel point Pushy and Pully in Blockland s’inspire des jeux vidéo de l’époque 1990. On ne pourrait que trouver ça logique de voir le soft dans un nos nos vieux Player One, coincé entre un Tiny Toons Adventures et un Mr. Nutz. Cette immédiateté de la personnalité visuelle se retrouve à tous les niveaux, notamment celui de l’histoire. Oui, elle existe bel et bien, même si évidemment elle se fait très légère. Une introduction nous présente les deux personnages du titre, alors qu’elles naviguent dans l’espace avec le plus grand des calmes. Seulement voilà, les horizons cosmiques ne sont pas sans dangers, et l’embarcation se prend un méchant tir dans la carlingue. Puis c’est le crash, et les voilà échoués sur une planète inconnue certes remplie de monstres, mais aussi de blocs. Ces quelques secondes de narration installent non seulement l’atmosphère acidulée du titre, mais aussi ses éléments de gameplay. Car oui, il va falloir se défendre grâce à ces rectangles amovibles, et récupérer des pièces du vaisseau afin de prendre la poudre d’escampette. Signalons ici que le jeu est sous-titré en anglais, mais le niveau demandé est vraiment très abordable.

En se lançant dans Pushy and Pully in Blockland, on pense immédiatement à Bomberman, par mimétisme de la caméra, et même une très nette utilisation du même espace. Les niveaux se déroulent dans un seul tableau, comprendre par là qu’il n’y a aucun scrolling, et il est question de se frayer un chemin dans un level design assez typique de la licence d’Hudson. Mais la comparaison s’arrête là, la suite du gameplay prend ses distances. Dans une limite de temps donnée, le timer ayant son importance dans la note finale obtenue, vous allez devoir faire glisser les blocs rectangulaires pour qu’ils rentrent en collision avec les ennemis. Si, au début, cette tâche est plutôt simple, cela se complexifie par la suite, non seulement avec des adversaires aux patterns pensés pour vous poser problème, comme ceux qui vous barrent la route à l’aide d’un laser, mais aussi avec l’agencement des niveaux. Il s’agit donc moins d’action que de réflexion, et c’est d’ailleurs bien souligné par des niveaux spéciaux très bien pensés, qui ne cachent pas leur style puzzle.

Une recette nostalgique

image test pushy pully blockland
Le jeu oppose des adversaires aux différentes patterns.

Sur cette base, Resistance Studio brode quelques petites subtilités, en premier lieu une mécanique tout droit issue du Match-3, ce genre qui vous demande d’associer trois objets identiques pour les détruire. C’est le cas ici aussi, trois blocs se détruisent quand ils se rejoignent, et accorde un objet au joueur, que ce soit pour le pur scoring ou une bombe bien utile car les dégâts se propage tout autour de l’explosion. C’est donc un élément majeur de Pushy and Pully in Blockland, même s’il faut bien avouer qu’on a un peu de mal à le maitriser tant ce sont avant tout les adversaires qui attirent notre attention. Et l’on ne parle même pas des combats de boss, assez tendus. Cela complique un peu trop l’expérience à notre goût, même si les amateurs de scoring pourront trouver là un terrain de jeu fertile. Autre retenue : il nous semble que le game design se savoure un peu mieux avec un second joueur qu’en solo. Certains niveaux sont bien plus compréhensible avec un second personnage jouable à l’écran. Ce n’est pas un mal en soit, mais soyez assurés qu’alors l’expérience gagne en cohérence.

Pushy and Pully in Blockland se termine en une poignée d’heures, la durée de vie se révèle assez courte mais on ne s’attendait pas à beaucoup plus. La rejouabilité se base sur le seul scoring de la cinquantaine de niveaux, vous êtes prévenus. Techniquement, Pushy and Pully in Blockland est une petite réussite. L’ambiance acidulée, la fluidité constante, tout cela en fait un jeu à l’esprit rétro très agréable à regarder. Enfin, la bande originale nous a aussi surpris, avec des morceaux qui jouent un grand rôle dans l’atmosphère légère du titre. On pourra juste émettre un regret concernant les boucles, un peu courtes, ce qui peut rendre certains morceaux répétitifs.

Note : 13/20

Pushy and Pully in Blockland est un puzzle game qui a su nous convaincre de par ses mécaniques aisément compréhensibles, et son univers coloré réjouissant. On a certes quelques regrets à émettre, comme une durée de vie trop juste et un principe du Match-3 un peu fouillis, mais on peut tout de même écrire que le bébé acidulé de Resistance Studio est parvenu à nous amuser. Et c’est bien là le principal.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

6/10

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