[Test] HyperParasite : The Thing rencontre le Rogue-lite

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Troglobytes Games
  • Editeur : Troglobytes Games
  • Date de sortie : 3 avril 2020
  • Acheter : Cliquez ici

HyperParasite plaira aux amateurs de Rogue-lite et de pop culture

image gameplay hyperparasite
Hyperparasite déploie une direction artistique très typée années 1980.

Quelle incroyable histoire que celle du retour en grâce de Rogue, de ses codes et de sa philosophie. Presque totalement tombé dans l’oubli (des jeux japonais ont quand même fait beaucoup pour son souvenir, notamment Shiren The Wanderer), le genre s’est refait une sacrée santé avec de véritables hits comme Rogue Legacy, Faster Than Light ou encore The Binding of Isaac. Aujourd’hui, le phénomène est un peu rentré dans le rang, même si le domaine indépendant essaie, de temps en temps, d’associer les codes du Rogue-lite à d’autres, on pensera à l’étonnant jeu de VTT Descenders. Le jeu qui nous intéresse dans ce test, HyperParasite, décide lui de donner dans la référence au cinéma, et à une partie de la pop culture des années 1980. Car impossible, en y jouant, de ne pas le comparer, dans son seul principe, au The Thing de John Carpenter. Et aussi un peu au Blob de Chuck Russell. Miam miam.

Dans HyperParasite, le joueur incarne un blob tout droit venu de l’espace, alors que l’humanité se remet à peine d’une guerre totale. C’est à se moment que vous tentez donc d’en remettre une couche avec une invasion en bonne et due forme, dans un monde qui est resté bloqué dans les années 1980. Ambiance néon donc, mais n’allez pas croire que le combat est gagné d’avance pour l’organisme gélatineux. Pour l’aider dans sa quête, on va vite se rendre compte, un peu comme dans Invasion Los Angeles, que les E.T. sont partout, et pas spécialement amicaux envers les êtres humains. Tout ce beau monde forme donc le fond d’un récit qui, autant faire clair, joue surtout le rôle de motivation, et de mise en place d’un contexte, le tout sous-titré en français.

The Thing, Le Blob, Rogue : wow, c’est quoi ce pot-pourri ? On avait un peu peur du trop plein de références ancrées dans les codes, mais écrivons tout de go que le résultat se fait à la fois limpide et prenant. HyperParasite, qui se vit avec une caméra en vue quasiment top down, vous plonge dans la peau gélatineuse d’un envahisseur. Mais attention car, contrairement au monstre de Carrion, vous n’êtes pas des plus balèzes. Le but est de survivre à des vagues d’ennemis qui veulent vous exterminer, et le jeu vous propose un système de combat totalement axé vers le Twin stik shooter. Vous vous déplacez avec celui de gauche, vous visez avec celui de droite, et les gâchettes servent à lancer une attaque normale ou spéciale. Bien entendu, vous avez aussi droit à une esquive qui vous accorde quelques dixième de seconde de tranquillité. Jusqu’ici, rien de bien original, mais ça va changer sous peu.

Un mélange des genres qui parvient tout de même à se démarquer

image test hyperparasite
Un Blob qui pend possession des ennemis, comme dans The Thing…

La force d’HyperParasite, c’est sa mécanique de possession d’un hôte. En appuyant sur le bouton dédié, on peut donc incarner l’un des ennemis, lequel peut proposer des attaques plus puissantes, mais aussi vous protègent un peu mieux d’une mort qui ne tardera pas à venir, soyez-en certains. Par contre, ne pensez pas que ce sera aussi simple qu’un claquement de doigt : il faudra débloquer chacun de ces personnages, en volant leur cerveau avant de l’emmener chez le facétieux Wito. Ce marchand extraterrestre vous ouvre les portes non seulement de son magasin, afin d’acheter diverses améliorations (notamment élémentaires), mais aussi de son laboratoire. Une fois la cervelle dans le bon bocal, on doit acheter le droit de posséder le personnage qui s’y rapporte. Prenons l’exemple du clochard, dont le caddie n’est pas vraiment une arme redoutable mais reste plus efficace que votre forme blobesque. Une fois que vous aurez financé la skin, tous les SDF pourront vous servir d’hôte. Ce système apporte évidemment beaucoup en terme de temps passé à tout débloquer, même si certaines sommes demandées pourront un peu décourager.

Avec ses cinq mondes, et son challenge parfois assez élevé (le deuxième boss, par exemple, est un vrai mur de difficulté), HyperParasite pourra vous amuser pendant de nombreuses heures. D’ailleurs, pour tout débloquer il va falloir y passer au moins quarante heures, au bas mot. Cependant, on doit tout de même relever une ou deux anicroches. La première concerne l’action à l’écran, parfois un peu confuse à cause de la taille vraiment trop petite de certains ennemis, et des effets trop nombreux. Aussi, la direction artistique, vraiment sympathique au demeurant, n’aide pas vraiment avec un character design qui se fond un poil trop dans les environnements, surtout au tout début du run. Reste qu’on apprécie le trip visuel très années 1980, qui transpire notamment dans la personnalité des menus. Quant à la musique, signée Joe Kataldo et Van Reeves, on nage dans la synthwave comme on l’aime, à déguster au casque pour mieux tomber amoureux d’une basse qui déchire.

Note : 15/20

HyperParasite est ce genre d’expérience qui ne paie pas de mine, mais dont le côté limpide du gameplay, couplé à une bonne direction artistique, rend le résultat étonnamment addictif. Si l’on vous dit qu’il s’agit d’un mélange de Rogue-lite et et Twin stick shooter, vous lèverez à peine un sourcil. Si l’on vous ajoute que la mécanique de possession rappelle The Thing, que le contenu se fait costaud, et que l’ambiance très année 1980 fait merveille, alors l’attention sera bien plus accrochée. Certes, on ne fait pas face au jeu le plus original de ces dernières années, mais on le quitte en ayant le sentiment d’avoir passé du bon temps. Et jouez-y au casque !

7/10

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