article coup de coeur

[Test] Star Wars Squadrons : le retour du bon combat spatial

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : Motive Studios
  • Editeur : Electronic Arts
  • Date de sortie : 2 octobre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Star Wars renoue idéalement avec le jeu de combat spatial

image test star wars squadrons

Grâce à la clairvoyance de George Lucas, qui a très vite compris l’importance de l’activité vidéoludique, Star Wars et le jeu vidéo forment une véritable histoire d’amour. Débutée en 1982, avec une adaptation peu engageante de L’Empire Contre-Attaque, cette idylle s’est ensuite poursuivie avec quelques très bons jeux à la clé. Rappelons-nous, par exemple, des excellents X-Wing Vs. TIE Fighter, Jedi Knight ou du carrément culte Knights of the Old Republic. Après quelques années de disette, voire de développements avortés, Electronic Arts a tout de même réussit à redresser la barre avec le convaincant Jedi : Fallen Order, soft qui tentait une sorte de mélange avec les codes du Soul’s-like nappé d’une « Unchartedisation » des cutscenes. Avec Star Wars : Squadrons, les développeurs de Motive Studios reviennent aux bases de cet univers : le combat spatial.

À l’annonce de Star Wars : Squadrons, nous étions conquis pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les jeux de combats spatiaux en vue subjective se font de plus en plus rares. Aussi, on y décelait la promesse de revenir vers la fin de la trilogie que votre humble serviteur préfère : la toute première, celle du George Lucas débordant d’énergie et d’idée. L’action se déroule après Le Retour du Jedi, alors que la seconde Étoile de la Mort n’est plus que poussière stellaire. Le scénario a l’air, tout d’abord, de partir un peu dans tous les sens, mais accrochez-vous car les développeurs de chez Motive Studios, qui s’étaient déjà occupés du solo de Star Wars Battlefront II, ont plutôt soigné l’écriture. On y rencontre, très étonnamment, quelques éléments de l’Univers étendu, ce qui réjouira les fans de la première heure. La narration, quant à elle, vous propose deux cheminements entrelacés : celui de votre pilote côté Nouvelle République, et celui qui prend position pour l’Empire. Cela manque un peu d’événements spectaculaire, on sent que le jeu fait avant tout le choix du gameplay, mais dans l’ensemble tout se tient plutôt bien, notamment dans une dernière ligne droite très réussie. Le tout sous-titré en français, bien entendu.

De ce récit découle les principes du gameplay. Dans Star Wars : Squadrons, vous êtes le pilote donc tout se déroule en vue subjective. Précisons d’emblée que la prise en mains se fait résolument tournée vers l’arcade, il n’est pas question de galérer avec la poussée, ni avec la moindre manœuvre. Les premières minutes nous offrent une mission idéale pour bien comprendre les principes fondamentaux : lock d’un autre vaisseau pour le suivre, maitrise de la vitesse, rotations. Jusque là, tout baigne, puis intervient l’idée qui relève la recette : celle de la gestion énergétique de l’engin. Là, ça devient un peu plus technique car il est question de s’adapter à la situation en pleine bataille, avec des priorités données par exemple au renfort des boucliers, des moteurs ou des armes. Cela n’a l’air de rien, mais tout à coup les batailles font appel à votre sens de la stratégie : fuir un traquenard ne demande pas la même réaction que quand il faut faire du lourd dégât.

Un jeu qui ravira les fans de cet univers

image jeu star wars squadrons

L’autre donnée directement issue du récit de Star Wars : Squadrons, c’est cette alternance entre l’Empire et la Nouvelle République. Cela a évidemment un impact direct sur les vaisseaux que vous pouvez piloter. Avant cela, il aura d’ailleurs fallu opter pour l’apparence des deux personnages que vous incarnez, seul moment (en dehors de quelques cinématiques) où vous pourrez admirer vos avatars. Ensuite, c’est parti pour prendre les commandes des : X-Wing, U-Wing, A-Wing, Y-Wing (pour la Nouvelle République), TIE Fighter, Bombardier, Intercepteur et Faucheur (pour l’Empire). Chacun dispose de ses propres particularités, vous ne tiendrez pas le même rôle dans un X-Wing que dans le plus robuste Y-Wing, et cela se ressent aussi dans les sensations qu’ils provoquent. Sachez aussi qu’il existe un système d’expérience, grâce à laquelle vous pourrez modifier quelques pièces mécaniques de vos vaisseaux, du moteur jusqu’à la coque, dédié au multijoueur.

Le mode scénarisé de Star Wars : Squadrons vous occupera une bonne dizaine d’heures, ce qui assure déjà une bonne petite durée de vie. Et, à notre avis, il s’agit d’un passage obligé pour bien comprendre les rôles de chacun des vaisseaux. Pourquoi est-ce si important ? Car, par la suite, vous aurez probablement envie d’aller vous mesurer au multijoueur. Et là, c’est une toute autre affaire : deux modes (oui, c’est relativement peu) vous attendent  et l’adversité devient carrément intraitable. Bataille de flottes vous propose différents objectifs scénarisés, comme attaquer ou de défendre un vaisseau Amiral. C’est un bon contenu, mais il manque sans doute d’un peu de peps, de spectaculaire, surtout dans les environnements des cartes disponibles. On a aussi le plus classique, mais efficace, Combat aérien, lequel oppose simplement cinq joueurs à cinq autres. Ici, le sens tactique est primordial, et l’on sent de suite les gamers organisés et les chaotiques. Surtout, le niveau se fait parfois très disparate : comme le jeu est cross-play, il permet aux consoleux de croiser des gamers PC. Et là, les forces se déséquilibrent presque automatiquement…

Star Wars : Squadrons est aussi une belle claque technique. On a bien quelques petits regrets, comme un framerate étonnamment asthmatique sur certaines cinématiques, voire pendant les missions les plus remuantes, mais on chipote. Les textures restent impeccables, on n’a noté aucun bug que ce soit d’affichage ou de collision (très important !). Sachez que l’on a aussi fait tourné le jeu sur une PlayStation 5, et les temps de chargement s’en sont trouvés réduits à leur plus simple expression. Il faut aussi noter la précision des différents cockpits, les fans seront aux anges. Enfin, sachez le l’entièreté du soft peut être parcouru au casque PlayStation VR, mais nous n’avons pas eu la possibilité de tester cette configuration, laquelle aura évidemment un impact sur le rendu strictement visuel.

Note : 17/20

Quel plaisir que d’enfin retrouver un bon jeu de combat spatial ! Star Wars : Squadrons atteint ses objectifs : un trip interstellaire purement axé sur le pilotage de différents vaisseaux de cet univers, avec une vraie campagne solo. Le mode multijoueur est peut-être un peu léger en terme de modes, encore qu’ils vous occuperont un moment si vous cherchez à bien améliorer vos différents engins. Ajoutons que le soft affiche une technique très efficace, et l’on obtient l’un des meilleurs titres de cette fin d’année.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

8/10

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