[Test Express] Fantasy Friends : pour les très jeunes enfants

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Nintendo Switch
    • PC
  • Développeur : Xaloc Studios
  • Editeur : Just For Games
  • Date de sortie : 19 novembre 2020
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Fantasy Friends s’attache à contenter les jeunes enfants

image test fantasy friends

C’est l’une de nos marottes : le jeu vidéo n’est pas fait que pour les adolescents et les adultes. Malheureusement, l’industrie a pris ce chemin, et les univers vidéoludiques se font de moins en moins pensés pour les enfants plus ou moins jeunes. On a bien quelques éditeurs qui tentent de sauver la situation, comme Outright Games (Pat’ Patrouille : La Super Patrouille Sauve La Grande ValléeGigantosaurus, Le Jeu) et ses adaptations de licence, mais globalement on reste quand même loin de ce que fut l’offre dans les années 1990. Alors, ne boudons pas notre plaisir quand un nouveau titre s’ajoute à la liste des softs que les parents peuvent aborder pour des bambins, comme avec Fantasy Friends. Et ce même si tout n’est pas parfait.

Avant toutes choses, précisons que nous plaçons la cible de Fantasy Friends entre trois et six ans. Il ne faut donc surtout pas se fier aux impressions issues d’un joueur ne prenant pas cette donnée en compte, car les développeurs de Xaloc Studios, ici édité par Just For Games, ont décidé de ne pas pratiqué le dépassement de fonction. Le gameplay, l’ambiance, tout est pensé pour les plus petits, et de notre point de vue c’est une bonne chose : cela permet un apprentissage en douceur de l’activité vidéoludique. Et quoi de mieux, pour cela, qu’une histoire de fée, ici Aurea, qui demande aux jeunes joueurs de prendre soin de quelques animaux trop mignons, le tout dans une forêt enchantée ? Le récit est très léger, fait pour accompagner plutôt que pour raconter, et c’est là encore un choix judicieux, car tout le monde se rappelle à quel point les scénarios trop alambiqués nous gonflaient prodigieusement, dans notre jeunesse. Sachez aussi que les sous-titres sont disponibles en français.

Beaucoup de contenus, mais tout n’est pas parfait

image gameplay fantasy friends

On pourrait qualifier Fantasy Friends de Tamagotchi-like. Le jeu en a, en effet, toutes les caractéristiques. L’enfant débute son expérience en faisant éclore un œuf, non sans avoir appris à le couver en le tenant au chaud. Puis vient au monde une créature, parmi la douzaine disponible. Il faudra alors s’en occuper pour ne pas la laisser dépérir, ceci en faisant attention à ses différentes jauges (propreté, hygiène, moral, appétit etc). Non, le gameplay ne réinvente jamais la roue, et ce n’est pas le but. Celui-ci est plutôt de donner à l’enfant l’envie d’y revenir, pour des sessions courtes et avec des résultat immédiats à l’écran. Quand l’enfant brosse le petit chat, par exemple, il voit de suite les effets, avec une animation mignonne à la clé. Cela n’empêche pas une ou deux mécaniques plus élaborées, comme la nourriture et le gain de mana. En effet, chaque animal a son repas bien à lui, et il faudra une préparation spécifique. Rien de compliqué, mais ça permet de bien différencier tout ce beau monde. Aussi, chaque activité rapporte de la mana, monnaie virtuelle qui permet l’acquisition d’œufs et des différents contenus.

Fantasy Friends mise sur une recette en deux parties. Tout d’abord la découverte de toutes les espèces, ce qui se fait assez rapidement. Pour un enfant, comptez moins de cinq heures. Ensuite, il y a la collectionnite aigüe, et là le jeu se fait étonnamment généreux. On compte des centaines d’objets et de couleurs à débloquer. C’est certes purement cosmétique, et c’est un regret car on aurait tout de même aimé que l’enfant apprenne qu’une récompense doit aussi t’apporter un plus en terme d’efficacité, mais on apprécie tout de même. Aussi, on peut compter sur quelques événements pour relever le cheminement, comme le nettoyage des demeures, mais trop peu nombreuses à notre goût. Tout cela dans un environnement certes loin d’être incroyable techniquement, les textures restent sommaires et l’on signale quelques bugs d’affichage, mais on a la bonne impression que tout est propre. Et surtout très coloré, ça projette des couleurs et des papillons de partout, c’est féérique, juste ce que les enfants recherchent. Par contre, un plus gros effort sur les musiques et sound design n’aurait pas été de refus.

Note : 14/20

Attention, cette note ne s’applique que pour la cible de Fantasy Friends, soit les enfants de trois à six ans. Ce jeune public trouvera, dans ce Tamagotchi-like tout mignon, des éléments idéaux pour l’apprentissage de certains codes vidéoludiques. L’effet direct à l’écran impliqué par le gameplay, le gain en fonction de l’implication, tout cela est inclus dans la recette. Si le petit joueur accroche, il pourra s’y plonger longtemps pour tout débloquer, même si l’on regrette un manque d’intérêt dans la collection d’accessoires, qui n’apportent pas d’autres bonus qu’une apparence alternative. On note aussi quelques imperfections techniques, mais globalement un bambin s’en fichera tant la direction artistique retiendra son attention. Voilà, donc, de quoi se rassurer pour les parents : ils pourront laisser leurs enfants jouer en toute confiance.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

7/10

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