[Test – Xbox Series X] Unexplored 2: The Wayfarer’s Legacy : Ca passe ou ça casse

Caractéristiques

    • Xbox série X
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
    • PlayStation 4
    • Xbox Series X/S
  • Titre : Unexplored 2: The Wayfarer's Legacy
  • Développeur : Ludomotion
  • Editeur : Big Sugar
  • Date de sortie : 03 juin 2022
  • Acheter : Cliquez ici
  • Note : 5/10

Trop beau pour être simple

Quand j’ai vu la bande annonce de Unexplored 2, je me suis dit : « Ca c’est typiquement le type de jeu qui va me plaire. De l’exploration et des combats dans des graphismes BD à la Möbius, ça ne peut pas décevoir ». Note pour plus tard : ne pas s’emballer et ne pas se fier aux apparences.

Unexplored 2 propose bien plus que cela, et j’ai envie de dire qu’il ne se dévoilera qu’aux plus motivés, tant il faut s’y investir.

 

Mais commençons par le début et le premier contact avec le jeu. Il reprend les codes épurés du style de Jean Giraud, période Arzach, que l’on a déjà croisé dans Sable et Rollerdrome. On est transportés dans un donjon où l’on va apprendre les bases du jeu : combat, infiltration, magie, chasse, cueillette, gestion de l’inventaire et de l’état de notre avatar, résolution d’événements. Beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP d’infos qui informent le joueur qu’il ne vient pas pour une simple balade. On peut revoir ces informations dans l’interface du jeu, et ce n’est pas du luxe tant on se sent paumé après ce didacticiel.

La fiche de création de personnage : très complète mais pas très intuitive

Une fois les préliminaires terminés, il est temps de passer aux choses sérieuses avec, comme tout bon RPG qui se respecte, une phase de création de personnages. Là encore, on a accès à beaucoup d’options, dont certaines sont à débloquer, et sans pouvoir compter sur beaucoup d’indications. Après avoir laissé le hasard faire les choses, nous voilà responsables de notre alter ego digital. Afin de lui éviter des déconvenues, nous avons choisi de lui épargner notre amateurisme en choisissant le niveau de difficulté minimum (parmi 4).

Dans le grand bain, on ne vous prend pas par la main

L’aventure peut enfin commencer. Le terrain de jeu est généré aléatoirement et l’enjeu est simple : il faut détruire une sorte de sceptre magique recherché par des impériaux. Comme vous portez le sceptre, vous êtes également recherché, logique. Il va donc falloir se faire discret et explorer ce monde pour découvrir ses mystères et mener à bien votre mission.

Les aires de jeux sont des zones fermées avec une entrée et une sortie, qui sont reliées entre elles par une carte du monde. On voit sur la carte différentes régions et différents clans, et au fur et à mesure que l’on voyage, de nouveaux endroits à rallier. Les déplacements qui se font sur cette carte donnent lieu à des événements, des plus évidents comme des rencontres hostiles, aux plus cryptiques, comme l’augmentation d’une jauge de présence. La navigation est un peu laborieuse, il faut l’avouer.

La carte du monde ressemble à une plateau de jeu de société

Arpenter les zones de jeu est l’occasion de faire face à des combats, qu’on préfèrera vite éviter car ils ne sont pas très amusants et ne font que rarement gagner des ressources à notre personnage. Des donjons sont également présents, avec des énigmes à base de clés et d’interrupteurs. Rien de bien transcendant cependant lors de ces phases, à part la découverte de nouveaux environnements, certainement la plus belle réussite du jeu. Dommage que celui-ci se retrouve souvent à la peine techniquement, avec une chute très visible de la fluidité dans les environnements ouverts.

Côté narration, génération procédurale oblige, l’aventure se déroulera à travers des quêtes confiées par les personnages que vous rencontrerez. Ne vous attendez donc pas vraiment à un scénario très structuré, les dialogues seront surtout l’occasion de remplir des quêtes et de voir apparaitre sur la carte du monde de nouveaux lieux à explorer. A noter pour les anglophobes que le jeu n’est malheureusement pas traduit en français et demandera quand même un niveau moyen dans la langue de Shakespeare.

Les événements se résolvent par un système de pioche de jetons

Un système de gestion des événements basé sur le hasard et sur la possession d’éclats de cristaux permet quelques interactions avec les personnages et certains mécanismes. Il est une fois de plus assez obscur et nécessite de la pratique pour être appréhendé.

La vraie originalité de ce jeu vient de la gestion de la fin de partie. Une fois votre personnage mort, c’est un autre héros (via un nouveau passage à l’étape de création de personnage) qui va prendre le relai en récupérant une partie de ses objets de quête. Il s’écoule quelques années entre le passage de flambeau et la transition est l’occasion de voir sur la même carte quelques événements géopolitiques arriver, comme la progression des impériaux ou des changements dans les relations entre les différentes tribus en présence.

Le fun, ça se mérite ?

Voilà sur la forme ce que l’on peut retenir de Unexplored 2. Nous allons être totalement honnêtes et avouer que nous ne sommes pas allés très loin dans le jeu. Il est plutôt difficile, d’abord complexe, un peu pété techniquement et se perd dans beaucoup de mécaniques de jeu moyennes plutôt que d’en maîtriser une principale. Il laisse cependant entrevoir une richesse et un potentiel de découverte assez prometteur à qui voudrait s’y consacrer. C’est typiquement le genre de jeu que l’on aime ou que l’on déteste, et votre humble serviteur doit admettre se positionner davantage dans la deuxième catégorie. D’où la note de 2,5/5.

Si, comme moi, vous aimez les expériences de jeu accessibles à la prise en main rapide, avec une sensation de fun immédiate, et que vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer au jeu vidéo, vous pouvez baisser la note d’un point. Au contraire, si vous aimez les expériences qui se dévoilent sur le long terme, que vous avez la patience d’apprivoiser des mécaniques de jeu complexes, faites le calcul dans l’autre sens et Unexplored 2 saura vous proposer une aventure riche et singulière.

Article écrit par

Né en 1976, et passionné de jeu vidéo depuis à peu près la même date. J'adore les jeux de réflexion, de plateforme, d'aventure. Ne le dites à personne mon plaisir coupable c'est les Match-3... Mon rêve c'est d'avoir du temps pour me replonger dans mes classiques personnels : Chibi-Robo, Zelda 3, TetroBot & Co et Puggsy.

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