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[Critique] Longlegs : un thriller prévisible mais terrifiant

Caractéristiques

  • Titre : Longlegs
  • Réalisateur(s) : Osgood Perkins
  • Scénariste(s) : Osgood Perkins
  • Avec : Maika Monroe, Alicia Witt, Nicolas Cage, Blair Underwood...
  • Distributeur : Metropolitan FilmExport
  • Genre : Epouvante-horreur, Thriller
  • Pays : Etats-Unis
  • Durée : 100 minutes
  • Date de sortie : 10 juillet 2024
  • Acheter ou réserver des places : Cliquez ici
  • Note du critique : 8/10

Nouveau long-métrage écrit et réalisé par Osgood Perkins (Gretel and Hansel), Longlegs raconte l’histoire de l’agent du FBI Lee Harker, une nouvelle recrue talentueuse,  qui est affectée par le cas irrésolu d’un tueur en série insaisissable. L’enquête, aux frontières de l’occulte, se complexifie encore lorsqu’elle se découvre un lien personnel avec le tueur impitoyable qu’elle doit arrêter avant qu’il ne prenne les vies d’autres familles innocentes. Un bon thriller ?

Un thriller à la limite du fantastique

Côté scénario, nous avons là ce qu’on pourrait appeler un thriller des années 90 classique avec, bien sûr, comme référence, Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme, sorti en 1991. Nous avons la jeune recrue du FBI, Lee Harker (interprétée assez justement par Maika Monroe) qui va être propulsée sur une enquête de serial killer car elle aurait des aptitudes de medium ou une hyper intuitivité. Un don qui lui a déjà permis de trouver un autre tueur en série. Cette enquête pour trouver Longlegs (le nom du tueur) va s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît car Lee aurait un lien avec le tueur, mais plus que ça, le fait qu’il n’y ait aucune trace de celui-ci sur les lieux des crimes pousse aussi l’enquête à la limite du paranormal. En cela, on pourrait dire que l’histoire est assez bien ficelée.

On est pris dans la narration du point de vue de la jeune femme. Alors oui, on lâche, pour quelques scènes, son point de vue pour voir celui du tueur, mais la plupart du temps, nous sommes avec Lee. On découvre donc autant son quotidien que son histoire. Cela permet clairement de s’attacher au personnage. Elle a un côté autiste qui fait qu’elle est seule la plupart du temps et a du mal à sociabiliser avec autrui. Cela permet, d’un point de vue narratif, de justifier le fait qu’elle soit seule sur l’enquête la majeure partie du temps. Elle est aidée par son supérieur, l’agent Carter (Blair Underwood, convaincant), qui ne croit pas au côté fantastique de cette investigation. Si le scénario est bien mené et qu’il fonctionne la plupart du temps, avec un suspense indéniable, voire un côté terrifiant, celui-ci possède malgré tout un défaut.

image maika monroe longlegs
Copyright Neon

Un scénario un peu trop prévisible

Longlegs est assez prévisible dans ses retournements de situation, dans le sens où vous n’aurez pas à trop vous creuser les méninges pour comprendre où veut en venir l’histoire. Par exemple, le lien entre Lee et le tueur semble évident dés le départ, et cela en raison de la scène d’ouverture, qui en dit un peu trop – ce qui est dommage. En voulant introduire quelques scènes de flashback durant le long-métrage, Osgood Perkins croit pouvoir instaurer un élément de surprise, mais ce n’est clairement pas le cas. Les révélations n’ont rien de surprenantes. Est-ce un problème ? Un peu car, du coup, nous avons un temps d’avance sur les personnages, ce qui est regrettable. Mais cela est compensé par d’autres bonne choses. En premier lieu, rester vague sur le côté fantastique de l’histoire jusqu’au moment de la fin est une bonne chose.

Cela permet de laisser le spectateur dans l’expectative en attendant d’avoir une confirmation ou non. Mais, très clairement, le point fort de Longlegs est sa mise en scène. Osgood Perkins utilise uniquement des plans fixes, mais avec une efficacité redoutable : réglés au millimètre, tels que les auraient appréciés Kubrick ou Fincher. Ceux-ci laissent toujours de la place (ou pas) pour la surprise. Le personnage de Lee peut être, par exemple, à gauche du cadre, laissant le côté droit vide, mais toujours avec une ombre ou une photo qui laisse à penser que le danger est omniprésent. Cela instaure une ambiance oppressante fort efficace. Cela permet aussi de montrer dans quel état d’esprit se trouve Lee. C’est une femme pointilleuse et carrée, qui ne laisse rien au hasard – et la réalisation souligne aussi ce trait de caractère.

image Osgood Perkins longlegs
Copyright Neon

Une réalisation clinique pour mieux nous terrifier

Cette façon de cadrer contribue aussi à décaler la révélation du visage de Longlegs (Nicolas Cage, flippant, maquillé, avec un teint très pale et des prothèses qui vous feront frémir). On notera aussi la très bonne utilisation du son et de la musique, qui est tout autant pour nous faire sursauter quelques fois, mais qui n’utilise pas les jump scare à foison – et tant mieux. Mais surtout, pour instaurer une ambiance qui vous donnera la chair de poule. Enfin, les costumes, accessoires et décors nous plongent parfaitement dans la période du début des années 90.

Longlegs est donc un très bon thriller horrifique, qui fait le travail pour nous terrifier comme il faut grâce à une réalisation au cordeau et à un casting impliqué. Dommage que l’intrigue reste tout de même assez prévisible.

Article écrit par

Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K et couvre l'actualité cinématographique en salles.

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