Caractéristiques
- Titre : GOAT - Rêver Plus Haut
- Titre original : GOAT
- Réalisateur(s) : Tyree Dillihay et Adam Rosette
- Avec : les voix, en VO, de Jennifer Hudson, Aaron Pierre, Caleb Mclaughin, Gabrielle Union, David Harbour, Nicola Coughlan et Stephen Curry.
- Distributeur : Sony Pictures Releasing France
- Genre : Action, Animation, Comédie
- Pays : Etats-Unis
- Durée : 100 minutes
- Date de sortie : 11 février 2026
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- Note du critique : 7/10 par 1 critique
Premier long-métrage d’animation réalisé par Tyree Dillihay et Adam Rosette, et produit par Stephen Curry, GOAT – Rêver Plus Haut raconte l’histoire de Will, un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu’il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de « roarball » – un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et les féroces du règne animal – il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d’avoir un « petit » dans l’équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.
Un récit classique mais fluide
GOAT – Rêver plus haut suit une structure classique en trois actes, sans grande surprise mais fluide et lisible. Dans la première partie, on découvre le monde du Roarball, un sport fictif intense qui rappelle le basket, transposé dans un univers animalier dynamique. Will, un petit bouc passionné mais limité par sa taille, rêve de jouer dans l’équipe professionnelle de sa ville aux côtés de Jett Fillmore, la panthère capitaine de cette même équipe et superstar de ce sport. Par un concours de circonstances, il intègre cette équipe, mais son arrivée n’est pas accueillie à bras ouverts.
Le deuxième acte montre sa lutte pour se faire accepter, démontrer son talent et gagner la confiance de ses coéquipiers. Le troisième acte, avec son retournement de situation attendu, conduit à un dénouement prévisible mais satisfaisant. L’histoire manque certes d’originalité et de rebondissements surprenants, mais elle se suit avec plaisir, portée par des personnages attachants, une narration fluide et un rythme soutenu.

Courage, Détermination et Humour
Le film met en avant des valeurs universelles : dépassement de soi, courage, détermination et intégration. Will incarne ces thèmes avec sincérité. Ses efforts pour prouver sa valeur sont mis à rude épreuve dans une équipe composée de personnages très différents, chacun avec ses propres problèmes. L’univers sportif, imaginatif et vivant, rend tout cela accessible et engageant pour un jeune public, tout en restant plaisant pour les adultes.
Les personnages, même s’ils sont caricaturaux — un rhinocéros jonglant entre sport et enfants turbulents, un caméléon un peu psychopathe, ou une autruche en pleine crise existentielle — sont tous attachants ou amusant et bénéficient d’un petit développement qui leur confère de la profondeur. L’humour est bien dosé, équilibrant les scènes de Roarball et les moments plus calmes ou explicatifs. Cependant, le traitement reste assez convenu : obstacles et résolutions sont prévisibles, et le récit manque de véritable tension dramatique.

Une réalisation classique mais un univers bien développé
Visuellement, GOAT réussit à conjuguer animation 3D des personnages et univers illustratif aux textures picturales, parfois proches d’un rendu “aquarelle” pour les décors. Ce choix graphique confère au film une personnalité immédiate. Les décors, qu’il s’agisse de la ville de Will ou des stades de Roarball, sont travaillés. Les couleurs restent relativement douces en dehors des scènes de Roarball, qui elles explosent de tons vifs et énergétiques, comme si les stades formaient un monde à part.
La modélisation et l’animation des personnages sont impeccables, et les séquences sportives sont fluides, spectaculaires et parfaitement rythmées, preuve que les réalisateurs ont mis beaucoup de soin dans ces passages. Le rythme général du film est bon et on ne s’ennuie pas. Enfin, la musique de Kris Bowers accompagne le film avec justesse, sans jamais être intrusive.
GOAT – Rêver plus haut est donc un film d’animation plaisant mais trop classique. On s’attache à Will et aux autres personnages, l’humour fonctionne et l’action sportive est réussie, mais le scénario reste prévisible et linéaire. Les thèmes de courage et de dépassement de soi sont bien portés, et l’univers graphique enrichit l’expérience. Le film plaira autant aux enfants, pour son énergie et son univers accessible, qu’aux adultes, grâce à son humour et ses valeurs universelles, même si l’histoire ne surprend pas. Une œuvre sympathique, positive et bien réalisée, qui se laisse regarder avec plaisir, mais qui reste trop prévisible pour marquer durablement.




