Caractéristiques
- Titre : Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
- Titre original : Sweeney Todd - The Demon Barber of Fleet Street
- Réalisateur(s) : Tim Burton
- Avec : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Jamie Campbell Bower, Edward Sanders...
- Editeur : Warner Bros France
- Date de sortie Blu-Ray : 9 juillet 2025
- Date de sortie originale en salles : 23 janvier 2008
- Durée : 116 minutes
- Acheter : Cliquez ici
- Note : 6/10 par 1 critique
Image : 4,5/5
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street a été tourné en pellicule 35 mm (Panavision Panaflex Millennium XL, Panavision Panaflex Platinum). Le Blu-ray 4K, proposé au format respecté 1.85:1, repose sur un master 4K. Il bénéficie d’une compression HEVC/H.265, d’un encodage en BT.2020 avec Wide Color Gamut, et d’une présentation en HDR10. Le grain argentique est bien présent. Fin, homogène et parfaitement géré, il conserve une belle stabilité, y compris lors des séquences les plus sombres ou nocturnes. Aucun problème de stabilité détecté.
Comparé au Blu-ray de 2008, le gain est net : le piqué se montre plus affûté et un voile de précision supplémentaire s’installe sur l’ensemble du cadre. Les visages révèlent davantage de nuances (le maquillage de Helena Bonham Carter et Johnny Depp est notamment plus lisible), tandis que les textures des costumes et les décors victoriens, qu’ils soient en intérieur (le restaurant de Mrs Lowett) ou en extérieur, gagnent en richesse. Les effets spéciaux, principalement numériques, s’intègrent correctement à l’ensemble. La profondeur de champ est également bien restituée, malgré un certain aspect théâtral assumé.
Côté étalonnage, le travail est particulièrement notable. Les dérives verdâtres observées sur la version HD ont disparu au profit d’une palette volontairement désaturée, dominée par des teintes froides bleutées et grisâtres. Le rendu est cohérent avec l’esthétique gothique du film. Les rares touches de couleurs vives — le rouge du sang ou les flammes — ressortent d’autant plus. Les contrastes se montrent solides, avec des noirs profonds et jamais bouchés. Les scènes sombres gagnent en lisibilité, notamment lors du final en sous-sol. Les blancs sont bien calibrés et les teintes de peau, volontairement pâles, respectent la direction artistique.
Aucun artefact de compression n’a été relevé. Au final, cette édition UHD propose une présentation solide, mais c’est surtout son nouvel étalonnage qui renouvelle véritablement l’expérience visuelle
Son : 3/5
Warner Bros France (Les Hommes du Président, Jean Valjean) nous propose ici une nouvelle piste anglaise en DTS-HD Master Audio 5.1, en remplacement de l’ancien Dolby Digital 5.1. Le gain est immédiatement perceptible : la plage dynamique s’élargit, la restitution gagne en précision et l’ensemble apparaît plus ample. Sans surprise, la bande-son met en avant la dimension musicale du film. Les numéros chantés bénéficient d’une excellente répartition multicanale, avec une scène frontale solide et des surrounds bien sollicités, offrant une spatialisation enveloppante, notamment lors des ensembles vocaux.
En dehors des séquences musicales, le mixage reste plus discret mais n’en demeure pas moins efficace. Les ambiances urbaines, les effets météorologiques ou encore les éléments horrifiques (jaillissement de sang ou encore quand les corps tombent dans le sous sol) ponctuent l’écoute avec justesse. Les effets directionnels, bien que mesurés, participent à l’immersion, tout comme un canal LFE utilisé avec pertinence pour souligner certains impacts ou transitions. Les dialogues restent clairs et parfaitement intelligibles en toutes circonstances.
La version française, en revanche, se contente toujours d’une piste Dolby Digital 5.1. Fonctionnelle mais plus limitée, elle accuse un certain retard face à la VO.
Bonus : */5
Aucun bonus pour cette édition.
Conditions du test
- TV 4K UHD Sony Bravia KD49XF7077SAEP
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.
Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu’il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L’adolescente a attiré les regards d’un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l’épouser après l’avoir arrachée à Turpin.
Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s’est entiché des « tartes » très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d’une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l’ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût…
Le Film
Découvrez la critique du film par la chaine Youtube Plot Time :
