Caractéristiques
- Titre : L'Ultime Héritier
- Titre original : How to Make a Killing
- Réalisateur(s) : John Patton Ford
- Avec : Glen Powell, Margaret Qualley, Jessica Henwick et Ed Harris.
- Editeur : Studio Canal
- Date de sortie Blu-Ray : 29 juillet 2026
- Date de sortie originale en salles : 25 mars 2026
- Durée : 106 minutes
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- Note : 7/10 par 1 critique
Image : 4/5
L’Ultime Héritier a été tourné en numérique à l’aide de caméras Arri Alexa 35 et le Blu-ray, proposé dans son format respecté 2.39:1, se montre de plutôt bonne facture. L’image est assez claire et nette, même si un grain numérique est assez présent. Celui-ci se manifeste davantage sur certains plans, et pas forcément les plus sombres. Le piqué reste toutefois solide.
Les détails des visages (pores, maquillages, etc.) sont reproduits avec une assez belle précision. Il en va de même pour les textures des costumes et des accessoires, tandis que les décors intérieurs (notamment le manoir vers la fin du film) comme extérieurs (les scènes dans les rues) bénéficient également d’une reproduction convaincante. La profondeur de champ est par ailleurs bien maîtrisée.
Côté étalonnage, le film bénéficie d’une photographie globalement réaliste. Il n’y a pas de dominante particulière, à l’exception de l’intérieur du manoir vers la fin du film, qui adopte alors des teintes boisées et ambrées. Le reste des couleurs est correctement saturé. La gestion des contrastes s’avère assez solide, avec des noirs suffisamment profonds sans être bouchés. Les scènes à basse luminosité, notamment dans le manoir, ainsi que les séquences nocturnes, comme celle sur le toit de l’immeuble du cousin de Becket, restent parfaitement lisibles. Les hautes lumières, peu nombreuses, sont bien maîtrisées. Les teintes de peau comme les blancs restent naturels et équilibrés.
Nous avons toutefois détecté quelques saccades, assez fréquentes sur certains mouvements de caméra. Elles restent néanmoins suffisamment discrètes pour ne pas véritablement sortir du film. Au final, nous avons affaire à un master HD correct, malgré quelques défauts. Le débit vidéo moyen s’élève à 28,2 Mbps.
Son : 5/5
Studio Canal (Gourou, Le Convoi) propose deux pistes en Dolby Atmos, avec un core Dolby TrueHD 7.1. Deux pistes suffisamment puissantes, même si elles auraient pu gagner encore légèrement en ampleur. Elles sont globalement similaires dans leur mixage et se montrent précises et bien réparties, mais logiquement assez peu démonstratives. Il y a en effet peu de scènes d’action et il ne faut donc pas s’attendre à des pistes de démonstration : ce n’est clairement pas l’intention du film, davantage orienté vers une ambiance de thriller.
Les coups de feu dans le manoir vers la fin du film constituent les éléments les plus marquants du mixage. Le reste repose principalement sur les effets d’ambiance : conversations en arrière-plan, bruits de bureau ou de la ville, ainsi que les bruits de foule lors de la prestation du pasteur. Cela reste assez discret, mais ces éléments sont bien répartis sur les différents canaux surround, voire sur les canaux de hauteur, même si ces derniers sont très peu sollicités. La musique s’intègre également efficacement à l’ensemble.
Le canal LFE est, lui aussi, logiquement peu sollicité, mais intervient toujours aux moments opportuns. Enfin, les dialogues restent parfaitement clairs en version originale et le niveau de volume du doublage est bien équilibré, sans empiéter sur le mixage original. Des pistes qui, même si elles sont loin d’être démonstratives, font plus que correctement le travail. Le débit moyen s’élève à 3 Mbps, avec des pointes à 5,2 Mbps.
Bonus : */5
Aucun bonus pour cette édition.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère, coupable d’être tombée enceinte trop jeune… et surtout d’un homme beaucoup trop fauché pour eux ! À la mort de sa mère, Becket décide d’exécuter son souhait : récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : pour mener à bien son projet, Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.
Le Film
Avec L’Ultime Héritier, John Patton Ford s’attaque à la comédie noire en transposant dans l’Amérique contemporaine Noblesse oblige de Robert Hamer. Le cinéaste imagine une vengeance familiale où l’argent et les privilèges deviennent les moteurs d’une véritable hécatombe. Une idée réjouissante sur le papier, d’autant que le film bénéficie d’un casting particulièrement solide emmené par Glen Powell, Margaret Qualley, Ed Harris et Jessica Henwick. Malheureusement, le résultat reste assez sage. Si l’humour noir fonctionne par moments et que le film possède quelques séquences savoureuses, Ford ne pousse jamais vraiment son concept jusqu’à son potentiel le plus corrosif.
La critique des inégalités sociales et de l’obsession de l’argent est bien présente, mais manque parfois de mordant. La mise en scène est élégante mais très académique. L’Ultime Héritier demeure néanmoins un divertissement sympathique, porté par un Glen Powell convaincant dans un registre plus ambigu qu’à l’accoutumée et quelques idées suffisamment réjouissantes pour maintenir l’intérêt. Dommage que cette satire de la haute société américaine ne soit finalement pas aussi féroce qu’elle aurait pu l’être.
