image farming simulator 17Caractéristiques

  • Test effectué sur : Playstation 4
  • Genre : Gestion
  • Éditeur : Focus
  • Développeur : Giants Software
  • Date de sortie : 25 octobre 2016

Test

Après avoir testé l’édition 2015, Culturellement Vôtre ne pouvait pas louper la sortie de Farming Simulator 17. Alors certes, on s’éloigne quelque peu du jeu vidéo hardcore, mais c’est pour prendre une bouffée d’air frais, et surtout se frotter à l’un des jeux les plus populaires du moment (et depuis un bon nombre d’années). Car ceci est un fait, et les joueurs sectaires devront s’en faire une raison : Farming Simulator est devenu un phénomène culturel, brassant des millions et des millions de joueurs, parmi lesquels certains comptent leurs heures de jeu non pas en centaines, mais en milliers. Dès lors, on peut comprendre l’attention particulière de ce public pour la sortie de cette nouvelle itération, qui se devait d’apporter quelques nouveautés et de franchir un cap côté technique.

Scénario : /

En l’absence de scénario dans Farming Simulator 17, les points sont remisés dans la catégorie « Gameplay ». Signalons, tout de même, que Giants Software donne dorénavant le choix entre incarner un homme ou une femme. Cela n’apporte rien fondamentalement, mais on apprécie le geste.

Gameplay : 7/10

image what's next focus farming simulator 2017

Autant le signaler de suite : en terme de prise en mains Farming Simulator 17 reste très proche du millésime 2015. Le joueur incarne, donc, un fermier (ou une fermière), en vue subjective dont les mouvements très stables peuvent donner l’impression d’être une sorte de spectre flottant au-dessus du sol. Pour tout ce qui est des mécaniques de travail des sols, on reste en terrain connu : les différentes étapes sont évidemment au rendez-vous, pour le plus grand bonheur des apprentis-agriculteur. Et pour celles et ceux qui voudraient ne pas se tuer à la dure labeur, il existe toujours la possibilité d’engager du personnel. Un peu d’aide n’est jamais de refus. D’ailleurs, signalons que le niveau de difficulté nous a semblé plus élevé que par le passé, Farming Simulator 17 n’aura aucun scrupules à vous mettre en liquidation. D’où l’importance de bien choisir le niveau de difficulté (parmi trois disponibles) en début de partie…

Là où Farming Simulator 17 a opéré une véritable avancée côté gameplay, c’est dans les détails qui forment un ensemble plus cohérent, plus convaincant que dans les précédentes itérations. On pense notamment à la possibilité de s’emparer de divers objets : notre avatar n’est donc plus un manchot inapte à pousser certains éléments encombrants, et c’est tant mieux. Autre nouveauté encourageante, l’arrivée des trains de fret, qui permettent à la fois de gagner du temps et de stocker plus de denrées. Une véritable bonne idée, tant les deux terrains de jeu à disposition, dont l’immense Goldcrest Valley (Sosnovka, directement issu de la version 2015, constitue la deuxième map), vous demanderont des efforts de cheminement. Bien évidemment, la conduite de ces locomotives vous revient, comme pour tous les véhicules de Farming Simulator 17, et la simplicité reste le leitmotiv.

Mais la véritable grande nouveauté de ce Farming Simulator 17, c’est l’arrivée tant attendue des mods sur les versions consoles. Plus qu’aucun autre jeu, la communauté du soft signé Giants Software est du genre jusqu’au-boutiste à ce niveau, proposant des contenus qui améliorent drastiquement l’expérience. Parfois même au point que certaines idées finissent par rejoindre le jeu de base, on pense aux radios, ici incluent sans passer par la case mods. Alors certes, le contenu n’est pas aussi infini que sur PC, le développeur fait évidemment très attention à ne pas mettre en ligne une modification qui finirait par faire exploser votre console, mais que les fans de la licence se le disent : sur console aussi Farming Simulator 17 propose une expérience évolutive.

Technique et ambiance sonore : 2/5

image femme farming simulator 17

On attendait Farming Simulator 17 au tournant, après une édition 2015 qui soufflait le chaud… et beaucoup plus le froid. Débutons par la déception : le moteur physique est toujours aussi lunaire. L’avatar traverse les éléments du décor, les moyens de locomotion ne subissent aucun dégâts en cas d’accrochage et c’est à peine si l’on ressent les chocs. On reste donc sur notre faim à ce niveau, par contre on est bien plus heureux du traitement purement visuel du jeu. Si certaines textures restent très limitées, on remarque tout de même une belle amélioration dans leur rendu. Ainsi, on n’a plus trop l’impression de jouer à un soft de fin de vie sur Playstation 2, et même s’il reste des efforts à produire pour nous arracher un effet « ouah », Farming Silulator 17 rend une copie désormais passable. Quant aux modèles 3D des différents véhicules, on reste dans du hautement fidèle à la réalité, les fans pointus vont « enjoyer » et pourront même customiser un peu tout ce qu’ils veulent côté véhicules. Alors certes, cela reste dans l’ensemble parfois insuffisant, mais tout de même on sent que la licence tient le bon bout.

On le signalait un peu plus haut, Giants Software a enfin fait le nécessaire pour que l’on n’ait plus trop cette impression de calme ambiant qui confinait à l’étrange, voire même au gênant. Dans Farming Simulator 17, le joueur pourra balancer les décibels avec des radios intégrées (pop, rock, country évidemment et électro), histoire de donner au train-train quotidien un peu de vitamines. Par contre, coté bruitages on reste un chouïa déçu de constater que le jusqu’au-boutisme du développeur pour la représentation des véhicules ne s’accompagne pas d’un effort sur le bruit provoqué par les moteurs. Mais notre petit doigt nous dit que les modeurs vont régler tout ça sous peu…

Durée de vie : 5/5

image test farming simulator 17

Si vous êtes en territoire ami, alors Farming Simulator 17 sera votre passe-temps favori pour des centaines et des centaines d’heures : le contenu est tout simplement phénoménal. Outre les 250 véhicules officiels, on trouve bien entendu des nouveautés à tous les étages : animaux, types de récoltes, moyens de culture etc. Les cochons sont désormais de la partie, le soja aussi, et on signale notamment la possibilité de disposer d’éoliennes. Autres éléments qui viennent gonfler la durée de vie, les à-côtés : chasse aux pièces d’or cachées un peu partout (uniquement sur la map Goldcrest Valley), petites quêtes annexes toujours aussi peu scénarisées mais utiles pour qui veut amasser quelques biftons bien mérités. Bref, Giants Software peut se targuer de proposer aux fans de leur jeu de gestion un contenu ébouriffant.

Note finale : 14/20

Farming Simulator 17 parvient-il à gommer tous les reproches faits à la licence ? Non, par contre il est indéniable que la formule se bonifie cette année, avec l’ajout de features demandées de longue date, comme les trains de fret et la présence de radios dans les véhicules. Une véritable avancée pour le gameplay, donc. Cependant, on ne peut pas passer à côté du sur-place côté moteur physique, qui provoque toujours des situations embarrassantes au point de faire un peu sortir du trip les joueurs pointilleux. Sachez, enfin, que l’expérience proposée par Farming Simulator 17 est évolutive, Giants Software ayant travaillé pour que les joueurs consoles aient aussi accès au contenu de certains mods. Du coup, si vous accrochez au jeu il est fort à parier que vous ne le lâcherez pas pendant un long, très long moment. 

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato