[Test – Playstation 4] Brick Breaker : sympathiquement addictif

image playstation 4 brick breakerCaractéristiques

Test

Quel gamer digne de ce nom ne connaît pas Arkanoid, ne serait-ce que de nom ? Une phrase d’accroche volontairement chatouilleuse (on a évidemment le droit de ne pas connaître ce grand classique), mais qui a sans doute dû faciliter la mise en production de Brick Breaker. Alors que les jeux indés ont brillamment relancé les jeux à ressenti arcade, les éditeurs se sont engouffrés dans la bien agréable brèche et proposent des nouvelles versions pour des softs qui sont, pour la plupart, devenus plus des principes de jeu que de simples titres. Remake d’Arkanoid ? Non, nouvelle version du jeu de casse-brique.

Histoire : /

Pas la trace d’un scénario, bien évidemment. Le jeu est une succession de tableaux sans liant. Pour garder la notation, le gameplay sera noté sur 10.

Gameplay : 7/10

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Image issue du Playstation Share.

Le principe de Brick Breaker est exactement le même que pour les autres casse-briques enfants du hit de Taito. Une boule, des briques à briser, une raquette que contrôle le joueur sur laquelle ricoche la boule, et un trou béant dans lequel l’objet du rebond ne rêve que de s’engouffrer. Le but est de briser l’ensemble des briques afin de passer au niveau suivant. Simple comme bonjour, addictif en diable et agrémenté de petites subtilités.

Tout d’abord, les briques sont classées par couleurs. La bleue est détruite quand elle est touchée, la verte devient bleue quand la boule l’impacte, la jaune devient verte puis bleue etc. En tout, vous aurez à vous défaire de jusqu’à cinq niveaux de briques ; plus un sixième, noir, qui ne peut être détruit que grâce aux effets d’un bonus. Cette construction tout en degré de solidité est bien exploitée par un level design (oui, il en existe un dans un casse-briques) qui peut évidemment s’aborder « à la bourrin », mais aussi plus finement : en visant ce qui facilitera avant tout la progression. Même si, bien vite, tout devient affaire de survie dans Brick Breaker

Plus les rebonds ont lieu, plus la boule gagne en vitesse et plus il difficile de la maîtriser. Sanuk Games a fait le choix de proposer un contrôle de la raquette vif, brutal, qui peut décontenancer sur les premières parties. On perd en précision ce que l’on gagne en déplacement, et l’on se rend compte avec l’expérience que ce n’est pas un mal, tant à haute vitesse la balle peut vite prendre le joueur par surprise. Il faut d’ailleurs préciser que les choses se compliquent bien vite. A partir du tableau 30, il va falloir s’accrocher pour avancer…

Pour amoindrir le danger de l’échec, du game over, le joueur de Brick Breaker dispose de cinq vies pour terminer un tableau. Ou pour aller le plus loin possible dans le mode Survie. Autre composante, classique pour le casse-briques : les bonus. Ce qui nous fait aborder les briques spéciales. Les explosives, par exemple, détruisent ses voisines adjacentes. Autre exemple, la brique révélatrice vient à bout des incassables. La brique bonus, elle, libère un collectible quand elle est détruite, comme l’élargisseur de raquette ou le trio de balles (sur le même modèle que les boules bonus du flipper). Attention cependant, car le joueur de Brick Breaker doit sans cesse être attentif à ne pas s’emparer des malus qui, eux aussi, se trouve dans les briques bonus. On pense notamment au mirage, qui affiche de multiples raquettes fantômes pour gêner votre maîtrise de la situation.

Notons évidemment que chaque tableau, ou chaque partie en Survie, s’accompagne d’une course au score. Là encore, on reste dans l’efficace avec un multiplicateur de points qui évolue en même temps que la progression du joueur dans le niveau, du moins tant que la boule ne rejoint pas le gouffre… Comme on le voit, Brick Breaker se borne à utiliser les codes du casse-briques, ne cherche aucunement à les révolutionner. Résulte un plaisir de jeu solide comme un roc, mais à qui il manque une dose de folie pour aller encore plus loin.

Technique et Musique : 3/5

image gameplay brick breaker
Image issue du Playstation Share.

Brick Breaker est ravissant visuellement. Les effets pyrotechniques ne sont pas trop exagérés, même si sur certaines situations sont assez grandiloquentes pour un peu gêner la bonne compréhension de ce qui se passe à l’écran. On est typiquement face à un jeu qui cherche à nous hypnotiser, histoire de pousser au die and retry, et c’est réussi. Ça fonctionne bien visuellement, même si l’on aurait aimé de la diversité dans les fonds.

Côté musiques, par contre, cela manque de matière. Si le rythme du thème est assez bien composé pour vous rentrer immédiatement dans le crâne, il est fort à parier que le joueur de Brick Breaker finira par couper le fond sonore pour ne garder que les bruitages qui, eux, ont la multiplicité nécessaire pour ne pas lasser.

Durée de vie : 3/5

image jeu brick breaker
Image issue du Playstation Share.

Évidemment, la durée de vie de Brick Breaker dépendra beaucoup de votre accroche au genre. Si le casse-briques est une religion pour vous, alors vous êtes partis pour un sacré tour sur pas mal d’heures. Il va falloir venir à bout de cent niveaux et, comme écrit plus haut, la difficulté devient déjà assez forte dès le trentième pallier. C’est dire si un bon gros challenge vous attend. Le gamer chevronné pourra aussi se frotter au mode Survie, qui propose d’enchainer l’entièreté des niveaux avec seulement cinq boules, autant dire un vrai parcours du combattant. Signalons que Brick breaker se joue aussi à plusieurs… et en local, jusqu’à quatre participants, ce qui est une excellente nouvelle en ces temps où cette forme de jeu tend à disparaître. Trois modes sont à disposition : le très captivant Versus, sorte de Pong pour faire simple, Rush qui vous demande avant tout de l’agilité pour atteindre le premier la brique en or, et pour finir le mode Défense de la base qui pousse les joueurs à s’attaquer mutuellement et que l’on ne conseille pas à moins de quatre joueurs pour une expérience optimale.

Note finale : 13/20

image ps4 brick breaker
Image issue du Playstation Share.

Brick Breaker est l’exemple typique du jeu pensé, développé pour devenir addictif. Si l’ensemble n’est pas dénué de petites imperfections, il serait tout à fait injuste de ne pas témoigner du fun qui se dégage de cette production. Jeu d’arcade par excellence, Brick Breaker représente un challenge monstrueux pour celles et ceux qui voudraient en voir le bout, c’est à dire voir le niveau 100 ou maîtriser assez le soft pour exploser les leaderboards. Voilà un jeu que l’on a plaisir à posséder sur le disque dur de sa console, et dans lequel on se plonge pour de petites sessions ou pour se défouler après quelques heures passées sur un triple A.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
/10

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