[Événement] Doom Game Jam de Paris : notre compte-rendu

Doom Game Jam à Paris : le SnapMap en grande star

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Photo prise sur place par notre rédacteur.

Vous savez ce que l’on pense de Doom à la rédaction : une bombe que nous avons noté 18/20. Le solo ultra-rythmé nous a régalé,  le multi un peu moins, et la création de carte complet est loin d’avoir démérité. Dès lors, quand Bethesda (PreyThe Evil Within 2) nous a annoncé vouloir tenir une compétition à base de cet outil “SnapMap”, le samedi 4 juin 2016, on a foncé tête baissée pour découvrir le concept : la Doom Game Jam de Paris.

Dix heure. Dix, pas une de plus. C’est le temps qu’ont eu douze participants (pour six binômes), tous issus de trois grandes écoles françaises de jeu vidéo : EPITECH, ISART DIGITAL et Bellecour École. Leur but ? Développer une carte de Doom grâce au SnapMap qui, une fois le décompte terminé, devait passer au crible d’un jury composé de fines gâchettes, présidé par Aymeric Siméon (journaliste de 01net.com). Le focus a été fait sur l’originalité, la jouabilité, l’accessibilité et la conception des niveaux, bien évidemment un seul par team. Chacun de ces quatre critères étaient notés sur cinq points ce qui donnait, au final, une note sur vingt. Laquelle devait permettre de départager les six binômes, et permettre d’en récompenser les trois meilleurs.

Nous sommes arrivés sur place alors que les participants à cette Doom Game Jam étaient encore entrain de bûcher, pour une heure précisément. On a pu passer dans les rangs, causer un peu avec les participants. Entre ambiance studieuse et détendue, les étudiants avaient visiblement à cœur de prouver que le SnapMap peut donner de belles choses avec un peu de méthode et une bonne dose d’imagination. Habitués à des outils professionnels évidemment plus complexes, les participants n’ont pourtant pas pris l’épreuve à la légère, comme en témoigne le silence qui régnait lors de la dernière ligne droite de cette Doom Game Jam. On a senti un peu de tension dans l’air, toujours en restant dans une cordialité de bon aloi. Le compte à rebours terminé, les élèves des différentes écoles étaient plus ou moins rassurés selon les cas, même si l’on a pu vérifier que chacun était allé au bout de son projet.

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Photo prise sur place par notre rédacteur.

L’audace récompensée

18h30. Le jury débute ses tests, au nombre de six, sous les yeux inquiets des participants au Doom Game Jam, des équipes de Bethesda et de quelques journalistes. Un quart d’heure par carte, pas plus. Quinze minutes pour juger un travail qui aura demander dix heures de travail acharné, et certainement plus en préparation en amont de la compétition. Alors, quand un oubli de mécanisme provoque, après une réaction en chaîne, un bug ne permettant pas de parcourir le niveau, imaginez la déception des participants ! Cette hantise flottait dans les airs, donnant à cette heure et demie un aspect dramatique assez croustillant. Le cas est intervenu, et même les grands gagnants ont eu des sueurs froides à cause d’un oubli, heureusement placé en toute fin de map.

Il est clair que le trio de tête de cette Doom Game Jam a pu arriver à cette position en ayant avant tout compris l’esprit du soft. Il fallait rentrer dans le trip et proposer de l’action, du frénétique bien baigné de gros son. Parce que, bon sang, c’est ça Doom ! Alors oui, il fallait aussi proposer ce petit truc en plus pour sortir du lot, et c’est justement ce qu’a réussit à produire la team 2 d’ISART (composée de Julien Metzger et Antony Mico), dont la map a provoqué bien des réactions pendant le test. Il fallait mettre en place un véritable travail de coopération entre les membres du jury, afin de buter du pas beau, ce qui avait pour effet de faire gagner des crédits. Ces crédits servaient à acheter des munitions, mais aussi du temps, car là était la grande originalité de cette carte intitulée “Half Minute Slaughter” : le joueur doit venir à bout de toutes les salles, habitées chacune par un boss, et garder en tête le compte à rebours, donc souvent rebrousser chemin pour faire le plein de temps uniquement grâce à l’argent glané. Un concept qui a séduit non seulement le jury de la Doom Game Jam mais aussi une grande partie de l’assistance, dont votre dévoué serviteur.

Avant de vous dévoiler le trio gagnant de cette Doom Game Jam de Paris, ainsi que le titre de leurs maps pour que vous puissiez les retrouver et les jouer, voici ce que les participants ont pu remporter pour leur labeur. Les deux membres de l’équipe gagnante ont remporté chacun un casque Thrustmaster Y-350X Doom Edition pour Windows 10 et Xbox One, une carte graphique, une version Collector Doom sur PC et un Doon Season Pass. Les dix autres participants de la Doom Game Jam ont remporté chacun un casque Thrustmaster Y-300CPX Doom Edition et un Doom Season Pass.

Voici le classement :

  1. ISART Team 2 : Julien Metzger et Antony Mico
  2. Bellecour École Team 2 : Axel Gianinaz et Thibault Catimel
  3. ISART Team 1 : Matéo Rogé et Zakaria Aboukhalid

Les cartes de la Doom Game Jam de Paris sont disponibles sur SnapMap, voici les noms :

  1. ISART_TEAM2 : Half Minute Slaughter
  2. BELLECOUR_TEAM2 : score race
  3. ISART_TEAM1 : Legend of Doomgeon

Doom est actuellement disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC.

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Photo prise sur place par notre rédacteur.
Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
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