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[Critique] Thor – Ragnarök: Fun, épique et hilarant

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Taika Waititi
  • Avec : Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins, Cate Blanchett, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Karl Urban et Benedict Cumberbatch
  • Distributeur : The Walt Disney Company France
  • Genre : Action, Aventure, Fantastique
  • Nationalité : Américain
  • Durée : 130 minutes
  • Date de sortie : 25 Octobre 2017

Coup de foudre chez les super héros

S’il y a bien une saga au sein du Marvel Cinematic Universe (MCU) qui reçoit des quolibets de toutes parts, c’est bien celle de Thor. Sorti en 2011, le premier film avait fait office d’introduction à l’univers du fils d’Odin, mais manquait cruellement d’ambition. Tandis que le second opus, le très moyen Thor: Le Monde des Ténèbres (sorti en 2013), ne nous avait pas emballés plus que ça. Le dieu du tonnerre devait retrouver des couleurs, et le choix de Taika Waititi à la réalisation (Vampires en toute intimité), ainsi que les bandes-annonces, avaient enthousiasmé les foules. Le résultat est-il à la hauteur ?

image chris hemsworth thor ragnarok

Depuis la fin d’Avengers : L’Ère d’Ultron, Thor voyage de mondes en mondes à la recherche de Pierres d’Infinité, et cherche à savoir ce qui se trame dans l’univers, sans succès. Son marteau détruit, retenu sur une planète perdue, il va, au cours de jeux de gladiateurs, retrouver l’un de ses anciens collègues : Hulk. Pour sauver Asgard d’Hela, la déesse de la mort, il devra trouver des alliés pour stopper Ragnarök, qui marquerait la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne.

Un grand huit épique

image chris hemsworth thor ragnarok

Scénarisé par Stephany Folsom, Craig Kyle et Christopher Yost, Thor : Ragnarok nous conduit dans la plus grande aventure du dieu du tonnerre. Les deux derniers scénaristes cités sont connus pour avoir écrit des comics, voire même des épisodes des dessins animés Marvel. On sent qu’ils ont des idées pour revitaliser le personnage de Thor, et lui offrir l’aventure qu’il méritait. Nous passons donc de mondes en mondes (Sakaar, la Terre, Asgarde etc…) à cent à l’heure, avec, quand même, quelques pauses pour souffler.

De plus, ils ont injecté ce souffle épique dont avait besoin le dieu, que ce soit lors de la première scène, lors d’un combat dans une arène de gladiateurs ou encore au moment de la confrontation finale. Alors non, nous ne spoilerons pas le film, mais les rebondissements sont nombreux, et arrivent même à nous surprendre. Le réalisateur prend des décisions assez radicales, comme pour tirer un trait sur le passé, et ouvrir une nouvelle ère. On ne peut nier que cela fait du bien. On ressent cette fraîcheur durant tout le long métrage. Autre point positif : malgré les connections avec le reste du MCU, notamment à travers des caméo, on sent que cette aventure est vraiment celle de Thor. Une aventure personnelle et indépendante dans laquelle, avec la complicité de plusieurs personnages, il doit accomplir sa destinée.

Alors oui, il y a du fan service dans Thor : Ragnarok, comme toujours chez Marvel, avec une bonne dose d’humour. Mais, cette fois-ci, on peut dire que l’on rigole de la première à la dernière scène. C’est simple, nous ne nous étions pas autant marré depuis le premier Les Gardiens de la Galaxie. L’humour du film est calibré, mais prend parfois à revers, de sorte qu’on ne s’attend pas à certains gags, comme le caméo d’un acteur très connu (qui n’incarne pas un personnage du MCU), le temps d’une scène. Quelques gags récurrents font également mouche, même si la répétition pourra peut-être gêner certains spectateurs. L’humour sert aussi, dans certaines scènes, et là c’est peut être le seul point noir du film, à désamorcer une action dramatique. Cela se fait parfois au détriment de la tension, assez peu présente dans Thor : Ragnarok au final.

Une réalisation colorée

image cate blanchett thor ragnarok

Une autre grosse réussite de Thor : Ragnarok est la réalisation de Taika Waititi, qui apporte un certain souffle épique.  Dans chaque plan du film, cela transpire le comics, on croirait même presque voir la BD prendre vie sous nos yeux. Certaines scènes sont plus réussies que d’autres, comme celle de l’attaque des Valkiries contre Hela. Le metteur en scène donne par ailleurs une nouvelle direction artistique à la licence. Si Asgarde reste telle qu’on l’a connue dans les films précédents, le réalisateur nous emmène sur Sakaar, une planète où tout est coloré de vert et bleu. On sent clairement que Waititi a pu apposer sa patte au film, et c’est tant mieux, tant certains films Marvel n’en ont aucune.

On retiendra également les compositions de Mark Mothersbaugh, qui mélange l’orchestre symphonique classique avec des musiques issues de synthétiseurs, qui nous rappellent furieusement la BO de la série Stranger Things. Un mélange un peu étrange, mais qui s’incorpore parfaitement à l’esprit de l’ensemble. Pour le reste, les décors des différents mondes sont superbes et fort différents les uns des autres. Les costumes renouvellent ce que l’on a déjà pu voir dans le MCU. Enfin, les effets spéciaux sont de qualité. On regrettera seulement un montage assez moyen qui, certes, donne un rythme effréné à l’œuvre (les 2h10 du film passent en un éclair), mais dont le découpage reste trop épileptique par moments.

Des acteurs à l’outrance maîtrisée

image mark ruffalo thor ragnarok

Si Thor : Ragnarok est une réussite, c’est aussi grâce aux acteurs. Ils en font trop, c’est un fait, mais cela fonctionne dans le sens où cette approche est clairement assumée. Chris Hemsworth (Le chasseur et la reine des glaces) incarne pour la cinquième fois Thor, il connait déjà fort bien le personnage et l’emmène dans une nouvelle direction. Idem pour Tom Hiddleston que l’on n’avait plus vu depuis Thor : Le Monde des Ténèbres. Le plus populaire des anti-héros complète sa storyline, amorcée dès le tout premier opus, avec humour. Mark Ruffalo s’amuse en reprenant le rôle de Banner/Hulk, avec cette fois quelques nouveautés pour le géant vert. Anthony Hopkins conclut l’histoire d’Odin de fort belle façon et nous offre l’une des plus belles scènes de tout le MCU.

Pour les petits nouveaux,  Cate Blanchett s’avère être une très bonne Hela. Comme quasiment tous les méchants du MCU (et c’est un vrai regret), son rôle n’est pas développé, mais sa performance, via sa voix, sa gestuelle et sa prestance, compense un minimum. Un regret pour le personnage de Skurge, interprété par Karl Urban, dont le personnage est un peu maltraité et dispensable au film malgré une performance sympathique de l’acteur. Jeff Goldblum (Independence Day : Resurgence, Le monde perdu) est fidèle à lui-même, c’est-à-dire hilarant. Enfin, Tessa Thompson s’avère être la vraie surprise du film dans le rôle d’une Valkyrie qui restera dans les mémoires. En plus d’être très à l’aise dans la comédie, l’actrice démontre son potentiel pour les scènes d’action.

Thor : Ragnarök est une réussite, très certainement le film le plus réussi de Marvel depuis le premier Les Gardiens de la Galaxie, et le meilleur de la saga du fils d’Odin. Taika Waititi insuffle la dimension épique désirée, tout en arrivant à imposer sa patte visuelle. Un grand huit lancé à cent à l’heure, dont on ressort conquis.

Guillaume Creis

Guillaume Creis

Adore le cinéma en général , que ce soit lesgros blockbusters ou les plus petits films .les séries TVet les jeux vidéo.
Guillaume Creis
8/10

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