[Critique] PIFFF 2017 : Ajin Demi-Human

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Katsuyuki Motohiro
  • Avec : Takeru Satoh, Gō Ayano, Yu Shirota, Tetsuji Tamayama
  • Distributeur : Toho Pictures
  • Genre : Fantastique, Action
  • Nationalité : Japon
  • Durée : 109 minutes
  • Date de sortie : 30 septembre 2017 (Japon)

Une adaptation qui ne prend aucune pincettes avec le spectateur

C’était l’une des satisfactions de la géniale programmation du PIFFF 2017 : le Japon fait son retour en force. Et, immanquablement, les organisateurs n’ont pu résister à l’envie de nous faire découvrir des adaptations live de mangas, comme l’Archipel en propose régulièrement. Après le bien sympathique Blade Of The Immortal, c’était au tour d’Ajin : Demi-Human de se dévoiler au public passionné de ce bien beau festival. Et si la projection s’est terminée sur des applaudissements, on ne peut pas écrire qu’on est totalement satisfait.

Kei Nagai meurt dans un accident de la route et découvre qu’il est un Ajin, un être vivant immortel. Ces formes de vie mystérieuses sont pourchassés par les humains qui, jaloux sur les bords, ou plus prosaïquement inquiets pour leur futur, veulent les rendre mortels. Kei essaie alors de cacher sa véritable nature aux hommes, mais un groupe d’Ajin lui demande de les rejoindre pour préparer une offensive contre l’espèce humaine.

Spectaculaire, mais pas toujours clair

image pifff 2017 ajin demi human
Survivre à un crash d’avion ? Tranquillou !

Pas spécialement couronné de succès au Japon, l’adaptation live d’Ajin : Demi-Human avait tout de même de quoi titiller notre curiosité. En effet, le manga (que nous n’avons pas encore lu, c’est une précision importante) figure parmi les réussites récentes, lesquelles ne courent pas spécialement les rues depuis quelques années. Un concept qui brasse tout autant l’action que le fantastique, et la politique, voilà qui promettait. Dès les premières secondes, on se rend compte que le réalisateur, Katsuyuki Motohiro, déjà auteur d’une adaptation avec Space Travelers, a envie d’aller vite. Très vite. Et un peu plus que la musique. Ainsi, si vous ne connaissez pas l’œuvre originale, il va falloir vous accrocher. Les éléments scénaristiques partent un peu dans tous les sens, comme si le public se devait de bien maitriser l’univers. En ce sens, le film est fait pour les fans, mais cela a comme conséquence de laisser les nouveaux-venus sur le bord de la route.

Après cette introduction, Ajin : Demi-Human ne baisse pas réellement la cadence. Alors que l’on commence à comprendre la problématique du film, le scénario continue de nous asséner des avancées difficiles à digérer. On perd un peu le fil des enjeux, avec des camps antagonistes pas toujours clairs, et des concepts qui prennent le pas sur l’osmose du scénario. Heureusement, le tout est baigné de séquences d’action plutôt bien troussées, du moins assez pour que l’on puisse au moins avoir droit à un bon petit divertissement. Les effets spéciaux s’avèrent inégaux, mais globalement on est assez surpris par la bonne tenue de leur utilisation. La réalisation de ces moments énergiques nous épate parfois, et ne recule devant aucune image iconique, au risque parfois de faire dans la posture un peu surjouée, voire passablement embarrassante. Mais rien de grave : on ressent du fun, et c’est l’essentiel. S’ajoute un casting satisfaisant, au sein duquel le très populaire Takeru Satoh (Real, Goemon) se dégage par un charisme indéniable.

Retrouvez le site officiel du PIFFF.

6/10

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