[Test – PlayStation 4] La Planète des Singes – Last Frontier : belle écriture, mais…

Caractéristiques

    • Playstation 4
  • Développeur : The Imaginati Studios
  • Editeur : FOXNET Games, The Imaginarium
  • Date de sortie : 21 novembre 2017
  • Acheter : Cliquez ici

Pour les fans de la licence, et les joueurs occasionnels

image jeu la planete des singes last frontier
Quand un modèle 3D véhicule plus d’émotion que Ryan Gosling…

Pas spécialement mis en avant lors de la présentation du rafraîchissant concept PlayLink (que nous vous avions présenté dans les grandes largeurs), La Planète des Singes : Last Frontier a pourtant un sacré potentiel sur le papier. Alors que la licence s’est relancé avec succès côté cinéma, voilà que le jeu vidéo se charge de combler un vide scénaristique, situé entre le deuxième et troisième épisode. Une ambition qui est complétée par une autre : celle qui vise à utiliser nos smartphones ou tablettes afin de construire un jeu narratif avec choix de répliques et QTE à tapoter. Le résultat se hisse-t-il à la hauteur des films ? Une réponse de normand nous paraît adéquate…

Si La Planète des Singes : Last Frontier a un intérêt, c’est bien celui de l’expérience cinématographique interactive. Ces quelques mots feront sursauter les joueur les plus poilus, qui préféreront retourner sur leur MMORPG, histoire de zigouiller une centaine de sangliers dans le but de se construire une quelconque genouillère. Clairement, le soft ne leur est pas destiné, du moins pas s’ils ne se placent pas dans les conditions nécessaires à la compréhension de celui-ci. Dans ce titre ici abordé, c’est l’histoire qui tient les rênes, et soyez au courant : elles ne vous les confiera qu’à l’occasion de QTE sans grand impact, et de choix binaires, et pas spécialement moraux.

Des choix trop aisés, et pas assez de conséquences au programme

image test la planete des singes last frontier
Gros travail sur la puissance des regards.

La Planète des Singes : Last Frontier est notamment issu d’un studio qui créé la curiosité. The Imaginarium, qui travaille ici avec The Imaginati, est fondé notamment par Andy Serkis, celui-là même qui ne cesse d’incarner diverses créatures motion-capturées (Gollum, King Kong, Snoke, César). Comme prévu, c’est la narration qui intéresse ce studio. L’écriture leur donne raison : les fans de la licence pourront y prendre un certain plaisir, en retrouvant l’univers des films, mais pas les personnages. Une respiration qui remplace César par Bryn qui, avec l’humaine Jess, va devoir se confronter à un plus que rude hiver. Bien entendu, un élément va enclencher le conflit, et si le tout semble assez prévisible, on retrouve tout de même des problématique indissociables à la série.

La Planète des Singes : Last Frontier est un film interactif, c’est une évidence que personne ne pourra contester. Les choix interviennent en pleine cinématique, qui se freeze le temps que le joueur puisse répondre. Si l’histoire, d’une durée de 3h30, pourra plaire, c’est sans doute moins le cas du gameplay en lui-même. Clairement, il manque une feature qui pourrait, au moins l’espace d’un instant, nous faire comprendre que le gamer est indispensable pour le déroulement du récit. Et c’est précisément là que bât blesse : on ne ressent jamais le danger lié à une décision. Peu de conséquences, désastreuses ou encourageantes, sont au programme. Et finalement le cheminement est cousu de fil blanc. Pourtant, on a pu vérifier que le jeu contient bien des fins différentes, mais les embranchements pour y parvenir paraissent trop doux, pas assez engageants.

Note : 11/20

Heureusement, le soft se reprend sur la partie convivialité. Pour l’avoir testé à plusieurs, le principe du vote fonctionne bien, même si le résultat aurait pu être encore plus intéressant avec des choix réellement triturant, comme nous le verrons avec Hidden Agenda. La Planète des Singes : Last Frontier se pense comme une expérience très simple, qui met l’accent sur des éléments qui intéresseront les joueurs très occasionnels. Malgré quelques tares techniques, des bugs d’affichage principalement, on apprécie le travail précis sur les expressions faciales. La mise en scène est, aussi, constamment travaillée, notamment lors des combats bien tendus. Enfin, on apprécie que l’ensemble du soft soit sous-titré en français, ce qui met en avant une partie sonore assez impressionnante pour qu’elle soit souligné. Steven Coltart, que nous découvrons à cet occasion, se démène avec des compositions efficaces. Sera-ce suffisant pour que l’on s’engage dans cette aventure ? Tout dépend de vos besoins, mais si ceux-ci sont liés à la recherche d’un gameplay engageant, on ne peut que vous avertir que vous n’y trouverez pas votre compte.

5/10

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