[Test] Kingdom Come Deliverance -From The Ashes : un DLC utile ?

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Warhorse Studios
  • Editeur : Warhorse Studios
  • Date de sortie : 5 juillet 2018
  • Acheter : Cliquez ici

Un retour nécessaire sur les terres de Pribyslavice ?

image dlc from the ashes

Quelques mois après sa sortie, plébiscitée par les amateurs de jeux de rôle à tendance réaliste, malgré quelques tares techniques, Kingdom Come Deliverance (dont vous pouvez retrouver notre test) accueille son premier DLC d’envergure. Profitons-en pour replacer le soft un minimum. Il s’agit, donc, d’un RPG médiéval, dont le récit vous mène tout droit en Bohême, située dans l’actuelle République Tchèque. Le but des développeurs de Warhorse Studios est de nous plonger au cœur d’un conflit historique qui, contrairement à d’autres titres comme Skyrim, se déroule entièrement sans dragons et autres elfes. On a beaucoup apprécié cette approche, pertinente et assez originale, donc c’est avec un certain plaisir qu’on observe que le succès des ventes pousse dans la direction de nouveaux contenus. From The Ashes est-il à la hauteur ? En partie, oui…

From The Ashes est l’occasion, pour Henry, le héro de Kindgom Come Deliverance, de revenir sur les terres dévastées du village de Pribyslavice, naguère théâtre d’une bataille sans pitié. C’est dans ces ruines que le joueur va devoir retrouver un certain Marius, Attributaire de son statut, qui devra vous accompagner dans la reconstruction de l’endroit. Avant que le joueur ne se lance dans les grandes opérations, vous serez dans l’obligation de le délivrer, lui qui se trouve prisonnier d’une bande de bandits de grands chemins. L’occasion de se souvenir qu’une situation, telle que celle-ci, peut-être réglée par la diplomatie, mais aussi à la force des poings. On vous conseille la première solution, surtout si vous avez bouclé le titre depuis un bail. Cette mise en situation est certes moins fouillée que certains autres quêtes du soft, mais elle est tout à fait efficace.

Kingdom Come Deliverance : From The Ashes succombe à la mode de la construction. Il faudrait être aveugle pour ne pas s’apercevoir que ce pilier est poussé de toutes parts, rappelons par exemple ce que Fallout 4 a tenté (sans trop de réussite, à notre humble avis), ou le plus définitif Ni No Kuni 2. Dès lors, on avait un peu peur que ce DLC sonne un peu trop convenu, mais c’était sans compter sur l’ambiance incroyable de la petite pépite qui sert de jeu de base. Après avoir délivré Marius, le très sympathique (et cocu) Divish propulse Henry au poste de Bailli de Pribyslavice, mais nous concocte un contrat pas spécialement aisé. Tout d’abord, un autre Bailli, celui de Rattay, va vous envoyer des colons… mais exonérés d’impôts. Ne comptez donc pas vous faire de l’argent sur le dos des humbles travailleurs. Damned. Il va falloir financer les construction de notre poche, en contrepartie on pourra faire ce qu’on veut du territoire alentour, et empocher les profits sur cinq ans. C’est honorable, mais pas sans danger. Du moins, si votre bourse ne déborde pas trop de Groschen, la monnaie du soft.

Un peu facile… sauf en mode Hardcore

image jeu from the ashes

Car c’est là tout le souci de Kingdom Come Deliverance : From The Ashes. Si vous avez mis de côté entre 90 000 et 100 000 Groschen de côté, alors vous roulerez sur le contenu, et la difficulté disparaîtra, pour les trois heures qu’il suffira pour tout reconstruire. Bien entendu, cela en fait un contenu bien plus intéressant si vous le jouez en mode Hardcore, désormais disponible depuis une récente mise à jour. Voire dans la continuité d’une partie, que vous aurez complété sans chercher à blinder le PEL de Henry. Car, au-delà de cette retenue, on a apprécié cette variation de gameplay. Depuis le grand livre, il est possible de choisir dans quelle construction se lancer, mais aussi de vérifier les conditions nécessaire à l’érection du bâtiment désiré. Par exemple, pour un Hôtel de Ville digne de ce nom, il faudra avoir déjà finalisé un Campement de Bûcherons, en plus de l’Hôtel de ville provisoire, tout en réunissant 5000 Groschen. Pour un Camp de bûcherons, justement, le joueur sera dans l’obligation de posséder un Camp d’ouvriers, et d’investir 2500 Groschen.

Vous vous en doutez, cela n’est que le début des opérations proposées par Kingdom Come Deliverance : From The Ashes. Celles-ci seront agréables à organiser. On ne fait pas face à un jeu de gestion pur et dur, à la Jurassic World Evolution, mais plus à une légère simulation de Bailli. Entendez par là que vous n’êtes pas aptes à choisir où les bâtiments trôneront. Cela, c’est la tâche de Marius, à qui il faudra aussi verser un salaire. Rien n’est gratuit, mais vous verrez qu’il vous rendra bien des services. Une fois que vous avez sélectionné une construction, le sieur vous mène à l’endroit exact des travaux. Ceux-ci se lanceront, et se finaliseront, en l’espace d’une cinématique. Vous n’aurez pas attendre sans ne rien faire, pour voir s’ériger votre taverne, et ce n’est pas un mal pour le confort. Un peu plus pour la durée de vie qui, du coup, ne peut être taxée de se tirer en longueur. Sachez, aussi, qu’il est possible d’améliorer chacune des bâtisses.

Kingdom Come Deliverance : From The Ashes n’est pas un DLC gigantesque, mai a le mérite de fonctionner, et d’exploiter l’atmosphère du jeu. D’ailleurs, Henry va devoir parfois arbitrer des problèmes de voisinage. Bon, ces querelles ne mènent jamais bien loin, mais on se prend à la tâche. Il pourra aussi jouir d’une propriété bien cossue, mais aussi mettre à l’épreuve ses talents de combattants dans l’arène. L’occasion de retrouver une mécanique de duel toujours aussi étonnante, et difficile à maitriser. Enfin, il faut signaler les quelques bugs rencontrés, surtout d’ordre cosmétique. Pas de plantage à l’horizon, c’est déjà pas mal, mais une tripotée de collisions qui mériteront d’être perfectionnées. Par contre, c’est avec un certain plaisir qu’on s’est aperçu des progrès effectués, depuis l’enchaînement des mises à jour. Ce n’est pas encore stable, loin de là, mais les textures se chargent plus vite, et la fluidité nous a paru un chouïa plus convaincante.

Note : 13/20

Sans s’avérer tout à fait indispensable, Kingdom Come Deliverance : From The Ashes est le genre de DLC qui peut largement se déguster, quand on est rentré dans le trip proposé par le jeu d’origine. Sans trop compliquer la vie du joueur, lequel reste un Bailli, et non un architecte, ce contenu payant offre trois heures de prolongement agréable, même si l’on regrette sa facilité globale. On vous conseillera de vous y lancer après une partie en mode Hardcore, afin de ne pas avoir les poches trop pleines de Groschen. Dans ces conditions, From The Ashes gagne en épaisseur, ce qui n’est pas de refus.

6/10

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