[Test] Dragons – L’aube des Nouveaux Cavaliers : conseillé aux jeunes joueurs

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
  • Développeur : Climax Studios
  • Editeur : Bandai Namco Entertainment
  • Date de sortie : 1er février 2019
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Une adaptation bien calibrée

image gameplay dragons jeu video
L’envol du dragon est un bon moment.

Alors que Dragons 3 est désormais projeté dans quasiment tous les cinémas, voilà que la licence se décline notamment en jeu vidéo. Ah, les adaptations de films, tout un programme, et bien plus honorable que ce qu’on en pense. Car non, cet exercice de style, difficile car demandant une science de la digression dont l’équilibre reste constamment primaire, n’est pas voué à accouché de mauvais softs. Preuve en est cette flopée de titres issus de Capcom (Aladdin, par exemple), mais aussi le King Kong de Michel Ancel, ou encore le Blade Runner de Westwood Studios. Arrêtons là avec le name dropping, mais le fait est indéniable : quand une adaptation sait à qui elle s’adresse, et ne se contente pas de reproduire plus ou moins un cheminement scénaristique pas pensé pour l’interaction, elle gagne en qualité. Est-ce le cas de ce Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers, distribué par Bandai Namco Entertainment (Ni No Kuni 2Ace Combat 7, ) ? Oui.

Première bonne nouvelle, Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers s’inscrit dans l’univers de la fameuse licence, mais raconte sa propre histoire. Si l’on croise évidemment les personnages centraux du dessin animé d’animation, Krokmou et Harold en tête, on s’intéresse à deux nouveaux venus : Gribouille et Patch. Le premier est un jeune homme dans la plus pure tradition vidéoludique : amnésique, du moins au tout début de son aventure. Il se voit très vite accompagné par un dragon de glace, nommé Patch en raison de son aspect chimérique, assez unique en son genre. Ensemble, ils vont devoir combattre et évoluer, deux piliers que l’on va retrouver au sein même du gameplay. Au-delà de ça, le scénario se veut facile à suivre, et assez fidèle à l’esprit de la série télévisé, peut-être plus que des films cinéma.

La prise en mains est facilement digérée

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Les combats sont faciles d’accès, mais proposent tout de même un peu de challenge.

Combattre et évoluer. Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers se présente comme une sorte de Zelda-like avec des éléments de craft, le tout en vue quasiment de trois-quarts. Les développeurs de chez Climax Studios (que l’on connaît surtout pour Silent Hill : Shattered Memories) se sont attachés à adapter une recette efficace à un public jeune. Il est aisé d’enchainer les coups, de se protéger, d’esquiver, et les ennemis n’apparaissent pas trop en surnombre, à l’exception de situations spéciales sur lesquelles nous reviendrons plus bas. Aux caractéristiques du personnage s’ajoutent celles de son compagnon, Patch. Ce dernier provoque un certain regain d’intérêt pour le gameplay. Tout d’abord, sachez qu’il est possible de passer d’un avatar à l’autre. C’est même indispensable, car le dragon peut utiliser des projections élémentaires, comme la glace ou l’électricité. On en aura besoin non seulement pour les puzzles, abordables dans l’ensemble, mais aussi dans l’optique de combattre quelques adversaires plus coriaces que la moyenne.

Nous l’écrivions plus haut, Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers est fidèle à l’esprit de la licence. Donc, il est logique d’observer une progression, une amélioration, non seulement chez Patch, mais aussi Gribouille. Pour le dragon, cela prend la forme d’une évolution physique : il passe par plusieurs étapes, et le bébé du début laisse vite la place à un compagnon apte à vous mener dans les airs. Car oui, il faut voler pour rejoindre les points importants du scénario, dans la plus pure tradition des RPG japonais. Dans les cieux, vous pourrez aussi laisser libre cours à votre envie d’exploration : la carte, bien fichue, vous indique des petites îles annexes, et s’y rendre vous permettra de découvrir bien des trésors, ainsi que d’autres dragons à appeler en renfort dans vos combats. Signalons, au passage, que la chasse aux coffres est facilitée par l’indication du nombre qu’il reste à trouver, et ce pour chacune des régions. Seule retenue : la caméra ne répond pas toujours bien.

Du craft pour les nouveaux venus

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Il va falloir les mériter, ces coffres…

Gribouille est, lui aussi, sujet au perfectionnement. Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers propose une toute petite saveur de craft, avec des matières premières à collecter, afin de faire forger une poignée d’équipements, mais aussi pour renforcer la puissance des armes. Coupez les buissons, arbres morts et autres pics de glace : c’est nécessaire afin d’engranger l’une des trois herbes, ou l’un des trois minerais. Il faudra aussi se lancer à la recherche des coffres les plus secrets, dans le but de dégoter les artefacts draconiques, eux aussi au nombre de trois, mais tous uniques, comme la Lame de Sea Shocker. Ils sont indispensables pour donner à vos armes leur forme la plus avancée. Tout cela figure dans votre inventaire, lequel se veut aussi simple et direct que possible (on y trouve tous les courriers Terreur). Ça contribue à la bonne impression laissée dans l’esprit des gamers novices. Aussi, le cheminement vous fera gagner de l’énergie, rendant votre personnage plus résistant. Et, en cas de blessures, vous devrez utiliser une fiole, en maintenant la touche Rond. Il est possible d’en stocker jusqu’à trois (et ce pour les trois niveaux de potion, ce qui fait neuf), et elles ne tombent pas du ciel : ces objets se trouvent notamment au magasin, contre quelques unes de vos récoltes.

Globalement, Dragons : L’aube des Nouveaux Cavaliers est facile d’accès. Même si quelques combats sont plus retors que d’autres, surtout sur les îles annexes. Ici, les ennemis s’avèrent plus en nombre, alors il ne faudra pas y économiser vos fioles. On pourra regretter la petite latence dans le déclenchement de la protection au bouclier, et l’on remarque un aspect brouillon quand l’avatar se fait encercler de trop près. Par contre, on est agréablement surpris par certaines petites finesses, comme le fait que certains ennemis sont plus sensibles à un type d’armes. Cela fait du jeu une véritable porte d’entrée vers le genre de l’aventure, tout en lui proposant les bases du craft, le tout nappé d’une durée de vie plutôt louable pour sa cible (par contre, pas de Trophée de platine, damned). Enfin, il faut aborder la technique. On sent que le jeu a d’abord été pensé pour la Nintendo Switch. Certes, ce n’est pas moche, la direction artistique est même plutôt mignonne. Mais les environnements sont un peu vides, et l’on a relevé quelques très légers ralentissements. Pas de quoi hurler au laideron cependant, et les enfants s’en contenteront aisément. Quant à la musique, composée par Chris Jolley (Assassin’s Creed : Chronicles) et Mark Rutherford (Sniper Elite 4), elle diffuse un léger souffle épique, sans non plus atteindre la qualité de celles du dessin animé.

Note : 13/20

Dragons : l’Aube des Nouveaux Cavaliers est un soft qui sait viser juste, et dont la principale force est de s’attacher à gâter sa cible : les jeunes joueurs. Idéal pour faire découvrir les mécaniques du jeu d’aventure, mais aussi du craft, le titre trouvera facilement sa place dans une ludothèque abordable, pour un public large et en recherche d’un challenge simple mais tout de même intéressant. Avec ses mécaniques limpides, son gameplay facile à digérer, et ce malgré quelques retenues notamment au niveau de la caméra dans les airs, le jeu reste tout à fait recommandable pour qui a envie de voir son enfant entre de bonnes mains.

6/10

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