[Test Switch] WRC 9 : du vrai bon rallye en mode nomade

Caractéristiques

    • Nintendo Switch
    • Xbox One
    • PlayStation 4
    • PC
    • Xbox Series X/S
    • PlayStation 5
  • Développeur : KT Racing
  • Editeur : Nacon
  • Date de sortie : 11 mars 2021
  • Acheter : Cliquez ici

Avec WRC 9, la Switch a droit à un bon jeu de rallye

image jeu switch wrc 9

Voilà quelques mois, nous vous livrions notre test enjoué de WRC 9, alors paru sur PlayStation 4, Xbox One et PC. Le jeu signé par KT Racing, et édité chez Nacon, était parvenu à nous faire écrire qu’il s’agit là d’un épisode solide, inscrivant pour de bon cette licence comme l’une des plus intéressantes dans le genre de la course. Ce qui était loin d’être gagné, voilà quelques années, alors que quelques itérations marquaient une stagnation plus ou moins inquiétante. Après un temps de pause conséquent entre WRC 7 et WRC 8, la série semble avoir trouvé un vrai rythme de carrière permettant aux itérations quelques avancées décisives. Ce neuvième opus, satisfaisant à plus d’un titre, prend désormais le chemin de la Nintendo Switch, et c’est une bonne chose.

Si vous avez besoin de plus de détails concernant le contenu ou le gameplay, nous vous conseillons notre test de WRC 9 paru en septembre 2020. Avant d’aborder les qualités et regrets de cette version Nintendo Switch, rappelons tout de même, et succinctement, le principe du jeu. Sachez que le soft de KT Racing est sous licence du Championnat du Monde de rallye, avec tout ce que cela comporte de pilotes, écuries, et épreuves, le tout avec les noms officiels. Le fan de la catégorie pourra donc retrouver tout ce qui le passionne, et ce avec trois ajouts conséquents, et très attendus : les rallyes du Japon, du Kenya et de Nouvelle-Zélande. On insiste sur l’ambiance très réaliste que cela créé, indispensable pour être emporté dans un mode Carrière très prenant.

Sans révolutionner son cheminement, le mode Carrière de WRC 9 est un gros morceau. Les joueurs qui ont encore en tête les avancées effectuées avec WRC 8 ne seront donc pas surpris de voir revenir un principe de saison qui met le paquet sur la gestion du calendrier. La clé du succès est là, dans votre propension à voir venir les difficultés liés aux prochaines épreuves. Car tout se prépare dans cette expérience, et ce grâce à la mise en place d’une équipe capable de vous aider à atteindre les sommets, contre de l’argent gagné à la sueur de votre casque. Les mécaniciens sont évidemment très importants, mais ne sous-estimez pas non plus l’apport d’un bon météorologue si vous ne voulez pas vous préparer pour du temps sec alors que le ciel vous réserve une averse. Ceci est complété par la nécessité d’appartenir à une team, mais aussi un système d’expérience à dépenser dans un arbre de compétences « Recherche et développement ». Tout cela donne une belle dimension de personnalisation, permettant à chaque joueur d’agir à sa guise. Et si ce n’est pas trop votre truc (ce qui nous semblerait tout de même dommage, entre nous), vous avez aussi une option afin de lancer un championnat qui se borne aux épreuves.

Toujours aussi agréable dans les sensations

image jeu rallye wrc 9

Nous avions félicité le gameplay de WRC 9, voilà quelques mois, et l’on ne peut que répéter ce point de vue. Si l’on est moins fan de l’ergonomie des Joy-Con, surtout à cause de gâchettes trop petites à notre goût, force est de constater que les sensations sur Nintendo Switch sont exactement les mêmes que sur d’autres supports. On reste donc dans une simulation qui peut parfois être assez pointue, du moins quand on désire mettre les mains dans le cambouis. Les différents modes de difficulté se charge de livrer quelques facilités de conduite aux novices, mais ceux-ci doivent savoir que non, ils ne devront pas pousser le moteur à fond en toutes circonstances. Les routes sont parfois très étroites, et la moindre faute vous envoie dans le décor. Dès lors, attention aux revêtements du sol, car ils influent directement le comportement du bolide. Aussi, on vous conseille de vite essayer de bien maitriser le principe de transfert de masse, très important ici et sensible à la voiture que vous pilotez. Tout cela fait que l’on se doit de rester concentré continuellement, et insuffle aux épreuves une tensions très à-propos : le moindre dégât peut créer un handicap terrible, d’ailleurs là aussi c’est précis et crédible.

Tout cela est accompagné d’une durée de vie très convenable. Le mode Carrière vous réserve une grosse expérience, mais bien évidemment on peut aussi compter sur du multijoueur… mais uniquement online. On en vient maintenant à ce qui ne pouvait que marquer une différence avec les autres éditions : la technique. Tout d’abord, sachez que l’expérience nous parait plus stable en docké qu’en nomade, même si le mode portable reste tout à fait au niveau que l’on est en droit d’attendre. WRC 9 sur Nintendo Switch n’est pas aussi beau que sur les autres consoles, vous vous en doutez évidemment. Cependant, il faut signaler que le moteur de KT Racing fait étonnamment le job, même si le crénelage ne manque pas de répondre présent à l’appel. On note aussi une distance d’affichage inégale, selon les épreuves, mais globalement cela reste de bonne tenue en fonction des capacités de cette console. Preuve en est ce gros travail effectué sur la fluidité : le framerate reste constant, et c’est une excellente chose. L’immersion sonore, quant à elle, reste plutôt bonne, mais sans envolées lyriques. Le moteur des voiture répond bien, mais on a toujours tendance à trouver le co-pilote trop robotique.

Note : 15/20

WRC 9 sur Nintendo Switch, ce n’était pas positivement joué d’avance. Et pourtant, KT Racing parvient à rendre une version bien satisfaisante, qui ne transige ni avec le gameplay, ni avec le contenu. Le mode Carrière reste donc un bon gros morceau de bravoure, surtout pour qui apprécie de gérer à la fois le calendrier et l’équipe. Aussi, le soft s’adresse non seulement aux passionnés de simulation, lesquels pourront aussi se régaler des licences officielles pour une immersion jusqu’au-boutiste. Mais les nouveaux venus ne sont pas non plus oubliés, grâce à plusieurs modes de difficulté bienvenus. Bien entendu, la technique est en retrait par rapport aux autres version, mais là encore on est positivement surpris par ce que KT Racing a réussit à livrer : certes le crénelage est présent, pas qu’un peu, et la distance d’affichage se fait un peu juste. Mais c’est continuellement fluide, et ce sont les sensations de conduite qui en sont bonifiées. Voilà, donc, de quoi rassasier les amateurs de conduite sur Switch.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

7/10

Réagir à l’article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *