[Test] WRC 9 : la licence atteint son rythme de croisière

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • PC
  • Développeur : KT Racing
  • Editeur : Nacon
  • Date de sortie : 3 septembre 2020
  • Acheter : Cliquez ici

WRC 9 confirme la bonne santé de la licence

image gameplay wrc 9
WRC 9 se repose sur les acquis du 8, mais il le fait bien.

C’est toujours avec une pointe d’émotion que l’on découvre un nouveau jeu WRC. Oui, votre dévoué serviteur était déjà devant sa télé lors de la sortie du tout premier opus, paru en 2001. Cette parution avait créé l’événement, non seulement en raison de ses qualités ludiques, mais aussi pour avoir été le tout premier jeu de rally sous licence officielle du Championnat du monde. Et ceux qui ont connu le monde du jeu vidéo de l’époque savent à quel point avoir les vrais noms étaient quelque chose qui nous sortait de l’ordinaire (qui n’a pas passé des heures à modifier les sportifs de PES ?) À l’époque, c’était Evolution Studios qui était au développement. Oui, ceux qui plus tard s’occuperont de Motorstorm. Ensuite, Milestone s’est saisi du dossier, avec plus ou moins de réussite, mais toujours en livrant des éditions convenables. Désormais, et quelques quatorze suites nous séparant du soft d’origine, c’est le solide couple formé par KT Racing et Nacon qui nous livre WRC 9.

Après des années à un peu se chercher, on peut écrire tout de go que la licence est désormais devenue une incontournable pour les fans de jeux de course. Le huitième millésime fut une vraie avancée, après une pause de deux ans au cours de laquelle KT Racing a su rassembler une belle foule d’idées. D’ailleurs, on pourra conseiller à certains (NBA 2K, FIFA, on parle de vous là) de ne pas hésiter à pratiquer le même « droit de retrait » tant il fut efficace. Et même salvateur, tant le mode Carrière, totalement reconsidéré, a produit un effet monstre. Autant vous le confier de suite, WRC 9 ne signe pas une nouvelle révolution. C’est bien simple, on pourrait presque se lancer dans un copier/coller du test de l’année dernière qu’on n’y verrait presque que du feu. Mais tout de même, le résultat se fait si agréable qu’on ne pourrait se contenter d’un tel subterfuge.

Le mode Carrière fait donc son grand retour, et il est à l’image de ce qu’on écrivait plus haut : sans grandes nouveautés, mais agréable. Ce qui reste, à nos yeux, le contenu principal de WRC 9, fait l’effet de l’élève appliqué : on reprend les forces et on leur apporte une ou deux petites modifications, ici ou là. La stratégie de cheminement, ou plutôt la gestion du calendrier, reste très importante si vous voulez réussir à atteindre les sommets. Il va aussi falloir embaucher des techniciens pour la team. Le mécano bien sûr mais pas que. Un kiné aura aussi sa grande importance, ou encore le météorologue, histoire de bien prédire les modifications de climat. On a toujours droit à de la recherche et développement, avec des compétences à débloquer. D’ailleurs, sachez que de nouvelles sont disponibles. La prise d’expérience est aussi de retour, et cette fois-ci le cap est repoussé : on peut enfin dépasser le niveau cinquante, ce qui est une bonne chose. On regrettera tout de même un certain manque d’événements-surprise, mais le tout reste satisfaisant. Et bien entendu sous-titré en français.

Peu de nouveautés, mais un résultat solide

image test wrc 9
Des voitures historiques sont de la partie, ici la Lancia 037.

Continuons avec les modes que vous pourrez découvrir dans WRC 9. Côté solo, la Carrière est un sacré morceau, mais ceux qui voudraient s’éviter toute la gestion d’équipe peuvent aussi opter pour une Saison normale. Les très classiques Partie rapide et Entrainement sont évidemment de la partie. On signale aussi la Test Area, un environnement ouvert où l’on peut augmenter notre skill en toute liberté. Sans oublier les défis, au nombre de cinquante tout de même, qui vous demandent d’atteindre un objectif avec une voiture imposée, et parfois une condition spéciale (comme changer des pièces endommagées). Pour le online, KT Racing fait là aussi dans l’efficace. On a des événements en ligne limités dans le temps, tout ce qui est lobby, le eSport revient sans avoir été modifié (tant mieux, ça fonctionne bien). Le mode Club vient tout de même apporter de la fraicheur : il permet de créer ses propres championnats, ou de participer à celui d’autres joueurs. Tout ça forme un contenu solide, qui va vous occuper un bon bout de temps.

La conduite, elle aussi, s’appuie sur les acquis du précédent opus. WRC 9 reste donc une simulation certes exigeante dans le fond, mais qui peut aussi s’adresser à des joueurs qui débutent dans la simulation de rally. Ceux-ci ont droit à des aides à la conduite nombreuses et vraiment plaisantes pour qui n’a pas encore le skill nécessaire pour s’en passer. Après, il faut savoir que les meilleures sensations se vivent avec le moins d’aides possible, quand le moindre écart vous envoie valdinguer. En parlant de dégâts, cela reste clairement la faiblesse du jeu. La carrosserie ne prend pas assez cher, et il faut vraiment y aller fort pour que la mécanique en pâtisse. Outre ce regret, on est toujours aussi satisfait de la justesse du transfert de masse, on sent bien les différences entre les différentes classes de voiture, et la vitesse s’avère rendue avec grand soin. Vraiment, le soft fait bel effet dans ce domaine.

Techniquement, WRC 9 est un chouia plus fin que son prédécesseur. Tout d’abord, la fluidité reste constante, c’est très important pour un soft de ce genre. On a toujours droit à des environnement bien soignés, d’ailleurs signalons ici qu’on en accueille trois nouveaux : l’impressionnant Kenya, les routes sinueuse du Japon, et la plus classique Nouvelle-Zélande. Les modèles 3D des véhicules s’avèrent très soignés, ainsi que les conditions météorologiques. On a toujours quelques textures qui dénotent un peu, surtout du côté des spectateurs, lesquels manquent un peu d’animation. Et les temps de chargement peuvent parfois se faire trop longs. Mais bon, globalement c’est d’un bien bon niveau. Les bruitages, eux aussi, ont fait ont fait l’objet d’un soin particulier, et avec un bon casque casque on s’y croirait. Par contre, la voix du copilote reste trop robotiques, ce serait peut-être intéressant de penser à le rendre plus dynamique.

Note : 16/20

WRC 9 ne révolutionne pas son prédécesseur, mais il en est au moins digne. Le résultat, donc, se fait très satisfaisant, avec un mode Carrière costaud et un contenu globale réjouissant. La conduite ne bouge pas réellement, ce qui n’est pas forcément un mal tant elle a su nous séduire l’année dernière. Reste qu’on aurait tout de même voulu que ça bouge enfin dans les dégâts, ce qui n’est pas le cas. Très clairement, cet opus se fait globalement attentiste, mais les passionnés n’aimeraient pas passer à côté des trois nouveaux circuits, ni du mode Club.

8/10

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