[Critique] Halloween Kills : Haddonfield vs Michael Myers

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : David Gordon Green
  • Avec : Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, Will Patton, Thomas Mann, Anthony Michael Hall...
  • Distributeur : Universal Pictures France
  • Genre : Horreur, Slasher
  • Pays : Américain
  • Durée : 105 minutes
  • Date de sortie : 20 octobre 2021

Une suite plus violente et plus gore

Suite directe du Halloween de 2018 qui était lui même une suite du Halloween de John Carpenter, Halloween Kills est le second volet de la trilogie qui se concluera avec Halloween Ends en 2022. Et donc, cet opus commence exactement là où le précédent s’était arrêté. Sauf que… nous avons droit à un flashback qui nous explique comment Michael Myers a été arrêté après son massacre de 1978.  Celui-ci nous fait également découvrir un cinquième survivant.  Cette entrée en matière est intéressante car David Gordon Green nous plonge visuellement dans le film de Carpenter.

Il faudra attendre entre dix et quinze minutes pour reprendre là où s’est arrêté le précédent opus. Et là, il y a du bon et du moins bon. Pour ce qui est du positif, la ville entière part à la chasse au croquemitaine, qui a survécu à la maison en flammes et tué une dizaine de pompiers. Le cortège est mené par Marion, l’infirmière du Docteur Loomis, Lindsey et Tommy, que Laurie a sauvé de Myers, et donc le cinquième rescapé en la personne de Lonnie. Cette idée, sur le papier, d’une vengeance pure et dure montre qu’il n’y a pas que Laurie qui souffre de stress post-traumatique, mais que chacun gère ce traumatisme à sa façon, ce qui est vraiment intéressant.

Le problème, c’est que le temps à l’écran de Laurie Strode (toujours interprétée par l’excellente Jamie Lee Curtis) est du coup très réduit. Et comme c’est l’héroïne de la saga, il va sans dire que c’est dommage. Alors oui, cela donne plus de place à sa fille Karen (Judy Greer, très en forme) et à sa petite fille Allyson (Andi Matichak, qui a plus de matière et de diversité de jeu) qui prennent le relais en attendant le rétablissement de Laurie. Mais au final, il y a tellement de personnages que cela devient un bazar scénaristique où tout part dans tous les sens.

Une réalisation en dents de scie

image david gordon green halloween kills

Encore du côté positif, nous pouvons dire que le long-métrage est gore et que les morts s’enchainent. C’est très certainement l’opus de la saga où il y a le plus de morts et certainement les plus sanglantes. Pour cela, les fans vont être servis. Certaines morts sont d’ailleurs mêmes des gags et nous arrachent un sourire. Pour le reste, le problème principal de Halloween Kills est qu’il est le second volet d’une trilogie et qu’il se termine sur un cliffhanger pas forcément inspiré. Autre problème, la réalisation de David Gordon Green. Si celle-ci est inspirée lors du flashback, très réussi, où il copie Carpenter de façon exemplaire, le résultat est loin d’être aussi concluant par la suite.

Il y aussi des morts qui sont un rappel au Halloween original. Mais tout n’est pas rose pour autant, puisque le film est clairement moins inspiré, de façon générale, comparé à son prédécesseur de 2018. On ne trouve aucun plan séquence marquant par exemple, et cela se gâte lors du final du film avec son montage pas terrible alors que Michael Myers affronte pas mal de personnages. On notera tout de même la lumière toujours sublime de Michael Simmonds, qui nous offre quelques images mythiques comme celle du croquemitaine sortant de la maison en feu (photo ci-dessus).

La musique de John Carpenter toujours au sommet

image jamie lee curtis halloween kills

La musique de John Carpenter, Cody Carpenter et Daniel Davies évolue et ils nous offrent une très belle partition, y compris au-delà du thème principal, indémodable. Le montage et le rythme du film sont très bons. Les 1h45 passent très vite et il n’y a aucun temps mort.

Au final, Halloween Kills est un opus un peu bâtard et foutraque, d’un point de vue scénaristique comme du côté de la réalisation. On sent que l’équipe a voulu trop en mettre et du coup, l’intrigue ne fonctionne qu’à moitié. Si nous avons été conquis par le nombre de meurtres gores et les différentes morts, ainsi que par l’idée que la ville prend en chasse Michael Myers (mais qui est le chasseur et le chassé ?), cela ne suffit pas. Il faudra par conséquent que l’ultime opus de cette trilogie relève le niveau pour nous offrir une belle conclusion.

Auteur

  • Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K.

5/10

Une réaction

  1. Très bonne critique, j’ai eu le même ressentis. En espérant que le prochain sera à la hauteur.

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