[Test – PS4] Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder’s Revenge – Un petit “Cowabunga”

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
  • Titre : Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder's Revenge
  • Développeur : Tribute Games
  • Editeur : Dotemu
  • Date de sortie : 16 juin 2022
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  • Note : 6/10

Turtles in Time, le retour

Fans de nostalgie jubilatoire, bonsoir !


C’est plus ou moins la phrase qui nous vient à l’esprit quand l’écran titre apparaît et que le générique s’enclenche. A l’image de son illustre prédécesseur sorti en 1992, il est clair que Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder’s Revenge, le nouveau jeu des studios Dotemu et Tribute Games, nous invite à un véritable voyage dans le temps.

Déjà remarqué par l’étonnant Beat’em up Scott Pilgrim versus the World qui utilisait déjà la technique du pixel art, il semblait clair que les artisans à l’œuvre allaient fournir un digne successeur à Turtles in Time et à la série animée de 1987.

Malheureusement si l’ambiance années 90 répond bien présente, le charme, lui, n’opère pas totalement malgré des qualités indéniables.

Des petites carapaces dans les grandes

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce Teenage Mutant Ninja Turtles ne lésine pas sur les moyens pour faire bouger notre fibre nostalgique, que ce soit par le retour de tous ses héros phares (Leonardo, Donatello, Raphael et Michelangelo, April, Splinter et Casey Jones), une BO à l’ancienne signé Tee Lopes (Sonic Mania) et une nouvelle musique de Raekwon et Ghostface Killah, un gameplay coloré, ainsi que des animations riches en détails autant pour les héros que pour leurs adversaires surpris la plupart du temps dans des activités virant au ridicule par leurs anachronismes.

Bref, que du bon pour les amateurs de rétrogaming, sauf que passés les premiers émois, presque chaque qualité précitée trouve vite ses limites.

Un sentiment de trop peu

Rapidement le fameux Pixel art finit un peu par nous piquer les yeux et terminer le mode histoire (2 à 3 heures max) ainsi que le mode Arcade (plus dur, mais rien de bien terrible) s’avère rapide. Avec pour appui un scénario prétexte exagérément rachitique (on doit empêcher le gang des Foot de récupérer les morceaux de l’armure de Kang), le mode Histoire tente de faire du “Light RPG” avec système de points pour obtenir de nouvelles facultés ou des vies supplémentaires.

Malgré tout, on a vite fait le tour et, pire que ça, on n’a pas vraiment envie de recommencer. La faute à des ajouts de gameplay trop timorés (une esquive et une barre de super pouvoir ninja), des niveaux pas assez variés et répétitifs visuellement dans l’ensemble, un cruel manque de contenu (pas de mode versus ou survival), ainsi que des problèmes de gameplay quand l’écran se retrouve surchargé d’ennemis (on oublie vite la finesse et les combos).

Cette volonté de se contenter du minimum syndical pénalise Shredder’s Revenge quand on le compare à Turtles In Time et le rend également vite désuet quand on le compare à certains de ses rivaux.

Les tortues à l’épreuve du temps

Impossible de ne pas mentionner la saga Streets of Rage et en particulier son quatrième volet si on souhaite illustrer la semi-déception que procure Shredder’s Revenge.

A trop vouloir rendre hommage aux années 90, les studios Dotemu et Tribute Games s’y sont perdus et ont bridé leurs capacités à faire évoluer leurs contenus. Certes, Shredder’s Revenge demeure un jeu fun, en particulier à plusieurs, mais il s’avère incapable de proposer une recette qui cumule l’ancien et le nouveau comme SOR4 (si on excepte le design des enfants de Mr X, trop “Castlevaniesque” pour s’inscrire dans l’univers).

Shredder’s Revenge, malgré ses qualités, n’est finalement qu’un remake déguisé de Turtles in Time en moins bien et un délire nostalgique qui a des relents d’amertume par son incapacité à convaincre un nouveau public. Les fans apprécieront néanmoins ce moment, mais seront certainement déçus par sa brièveté.

Cet article a été écrit par , qui a publié 81 articles sur le site.

Depuis toujours, je perçois le cinéma, certes comme un art et un divertissement, mais aussi et surtout comme une porte vers l'imaginaire et la création. On pourrait dire en ce sens que je partage la vision qu'en avait Georges Méliès. Avec le temps, de nombreux genres ont émergé, souvent représentatifs de leurs époques respectives et les bons films comme les mauvais deviennent ainsi les témoins de nos rêves, nos craintes ou nos désirs. J'ai fait des études de lettres et occupé divers emplois qui jamais ne m'ont éloigné de ma passion. Actuellement, sous le pseudonyme de Mark Wayne (en hommage à l'acteur John Wayne et au personnage de fiction Bruce Wayne alias Batman), je rédige des critiques pour le site "Culturellement Vôtre" par pur plaisir de cinéphile. Très exigeant dans ma notation des films, en particulier concernant le scénario car c'est la base sur lequel aucun bon film ne peut émerger s'il est bancal ou pour le moins en contradiction avec son sujet. Je conserve une certaine nostalgie d'une époque qui me semble (pour l'instant) révolue où le cinéma ne se faisait pas à base de remakes, intrigues photocopiées et bien-pensance. Néanmoins, rien n'entame mon amour du cinéma, et chaque film que je regarde me le rappelle, car bons ou mauvais, ils restent le reflet de notre époque.

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