[Test – PlayStation 5] Stray : Une vraie vie de félin !

Caractéristiques

    • PlayStation 5
    • Playstation 4
    • PC
  • Titre : Stray
  • Développeur : BlueTwelve Studio
  • Editeur : Annapurna Interactive
  • Date de sortie : 19 juillet 2022
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  • Note : 8/10

Stray est un jeu d’aventure qui nous laisse incarner un chat errant en vue à la troisième personne, développé par BlueTwelve Studio, le studio français montpelliérain, une petite équipe indépendante qui a su faire ronronner de nombreux joueurs, édité par Annapurna et disponible sur les consoles PlayStation 4, PlayStation 5 et PC depuis le 19 juillet.

Une ville mystérieuse

Dans la peau d’un félin, vous devez tenter de retrouver votre famille après vous êtes enfermé dans un environnement hostile et vous être perdu tout en essayant de percer à jour le secret de l’humanité disparue, le tout en aidant les habitants de la ville souterraine à régler leurs divers problèmes, principalement causés par une espèce de créatures invasives nommées « Les Zurks ».

Notre félin fait la rencontre d’un drone amnésique nommé B-12 qui va devenir son side-kick en lui servant de guide pour l’aider à voyager à travers la ville, mais aussi à l’aider à discuter avec les habitants mécaniques de celle-ci.

Le duo va devoir trouver des solutions pour résoudre des énigmes dissimulées dans cet environnement et tenter de résoudre ce mystère afin que le félin puisse retrouver le chemin de sa maison…

Ici, on ne joue pas à « 3 petits chats »


Stray est entièrement jouable à la troisième personne et votre réussite reposera sur un mélange de réflexion et d’exploration. Bluetwelve réussit à bien doser la difficulté de son titre pour qu’il puisse rester accessible à tous et surtout demeurer divertissant. Les premiers pas de votre aventure se font en ligne droite, mais par la suite, vous aurez la possibilité de fouiner tous les recoins que vous désirez. Il est important de pouvoir tout inspecter parce que vous pourrez tomber sur un objet qui pourrait rappeler un souvenir à votre ami B-12 sur sa vie d’avant…

Comme tout bon chat dans la vraie vie, notre félin peut facilement descendre d’un espace ou grimper sur une plateforme. En s’aidant d’un sceau tiré par une corde, il a également la possibilité de pouvoir escalader tout un tas de gouttières qui lui seront mises à disposition. Côté gameplay, le seul vrai bémol est qu’on ne peut pas véritablement sauter où bon nous semble, ce qui nous empêche de profiter pleinement de l’exploration.

Les différents niveaux sont parsemés de séquences de courses poursuites contre les Zurks, ces méchantes créatures qui veulent votre peau. La discrétion est donc de mise pour éviter que vous soyez visibles aux yeux des ennemis qui n’hésiteront pas à vous tirer dessus. Votre chat peut être blessé et/ou mourir, alors faîtes attention à lui, car le voir souffrir fait toujours un pincement au cœur…

La manière dont on incarne un chat par sa manière de se déplacer et de jouer avec son environnement pour se frayer un chemin est l’essence même de ce titre, et cette dimension fait clairement partie de ses points forts.

Stray n’est pas un jeu fatiguant, mais il vous faudra pendant toute l’aventure collecter différents objets qui seront stockés dans votre inventaire et pourront être présentés aux habitants robotiques pour progresser. Par exemple, Morrusque le musicien vous demandera de lui trouver des partitions de musique.

Parmi les réserves que nous pouvons émettre, on notera que les énigmes et autres phases d’action qui se dressent sur notre passage manquent cruellement de difficulté, ce qui est clairement dommage pour les joueurs aimant le challenge. Stray se veut avant tout immersif, mais dans les quelques moments d’action que le jeu propose, on a une facilité un peu trop grande à fuir nos ennemis.

Chat par exemple, que c’est beau !


Notre héros, ce petit félin roux qui fait craquer tout le monde, est super bien réalisé : ses mouvements, en passant par ses miaulements, sont simplement bien adaptés, et il est surtout très agréable à manier.

L’immersion est au rendez-vous, à tel point que le jeu propose de bons panoramas pour un jeu indépendant. Graphiquement, on notera tout de même un manque de textures et un manque de fluidité, mais le tout parvient tout de même à nous captiver suffisamment pour nous laisser transporter.

Au niveau de l’ambiance sonore, on peut se laisser emporter par des miaulements de chat et par les ronronnements les plus mignons qui soient avant de passer à une tout autre ambiance, celle de la menace des Zurks.

Votre manette PS5 émettra quelques vibrations pour les ronronnements de votre félin quand il se frottera aux jambes d’un robot, ou lorsqu’il fera ses griffes sur une porte.  Le retour haptique sur la Dualsense offre une sensibilité supplémentaire, mais n’apporte rien de plus au gameplay.

Un bon bol d’air frais !

Stray est une aventure qui se finit entre 5 et 6 heures seulement pour l’histoire principale. Comptez plus de 8 heures si vous souhaitez finir la quête principale et la chasse aux collectibles avec les trophées et les succès.

Notez tout de même que cela reste une estimation, car tout dépendra de votre façon d’explorer et de résoudre les différentes énigmes dans la cyber ville.

Cette durée de vie est somme toute assez correcte, mais si vous voulez finir le jeu à 100%, il vous faudra d’office recommencer un deuxième run, car l’un des trophées est de terminer le jeu en moins de deux heures.

Enfin, il est à noter que Stray ne possède pas de paramètres de difficulté ni de moyens d’éviter certaines cinématiques, ce qui peut être un inconvénient pour les complétistes qui vont devoir revoir les mêmes scènes sans pouvoir les passer lorsqu’ils relanceront une nouvelle partie.

Une expérience au poil !

En conclusion, Stray est une aventure poétique avec un chat, très simple de prime abord, et qui s’avère au final bien plus compliquée. On ne joue pas seulement un chat, on vit à travers ses pas son histoire, véritablement éprouvante, à tel point que le joueur peut s’identifier à lui. La musique du jeu met bien sa dimension poétique en valeur, tandis que la  flopée de cinématiques accompagnant l’ensemble sont un vrai régal pour les yeux. Pour conclure, Stray est une très belle expérience sans prise de tête à la portée de tout le monde si on aime un tant soit peu se creuser les méninges. 

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