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[Critique] Maria : le destin d’une actrice

Caractéristiques

  • Titre : Maria
  • Réalisateur(s) : Jessica Palud
  • Avec : Anamaria Vartolomei, Yvan Attal, Matt Dillon, Céleste Brunnquell...
  • Distributeur : Haut et Court
  • Genre : Biopic, drame
  • Pays : France
  • Durée : 100 minute
  • Date de sortie : 19 juin 2024
  • Acheter ou réserver des places : Cliquez ici
  • Note du critique : 6/10

Second long-métrage co-écrit et réalisé par Jessica Palud (Revenir) et biopic sur l’actrice Maria Schneider, Maria, inspiré de l’ouvrage Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (cousine de l’actrice), raconte l’histoire de Maria, qui n’est plus une enfant et pas encore une adulte lorsqu’elle enflamme la pellicule d’un film sulfureux devenu culte : Le Dernier tango à Paris. Elle accède rapidement à la célébrité et devient une actrice iconique sans être préparée, ni à la gloire ni au scandale… Un bon biopic ?

Un biopic important

L’histoire de Maria Schneider, fille illégitime et non reconnue de Daniel Gélin, est connue depuis 50 ans. Du moins, pour ceux qui s’intéressent au cinéma. Maria est donc l’histoire vraie d’une descente aux enfers. Une histoire qui fait complètement écho à ce qu’il se passe dans le cinéma français depuis quelques mois et qui a commencé avec la prise de parole de Judith Godrèche. Maria Schneider est une jeune actrice. Elle n’a tenu que des rôles secondaires quand elle est remarquée par Bernardo Bertolucci, qui lui offre le premier rôle du Dernier Tango à Paris avec Marlon Brando. Un film qui fera scandale à sa sortie.

Au travers de l’histoire, on découvre une jeune femme qui, par la voie de son père qui l’emmène sur des plateaux de cinéma, va découvrir le septième art et vouloir en faire son métier. Elle a été élevée par sa mère et n’était pas reconnue par son père, qu’elle ne voyait que très rarement. Ce n’est que vers vingt ans, à peine adulte, qu’elle va subir, sur le tournage d’une scène du Dernier Tango, un viol de la part de Marlon Brando qui a été encouragé par le réalisateur : la célèbre scène du beurre. En plus d’être violée dans sa chair, la jeune actrice doit continuer le tournage. Un supplice que nous découvrons à l’écran. Le succès et le scandale du long-métrage vont plonger Maria dans une spirale de dépression et de drogue.

image matt dillon maria
Copyright Haut et Court

Un écho au présent

Oui, le sujet est lourd. Très lourd, mais narrativement maîtrisé. On plonge complètement dans la vie de Maria Schneider (Anamaria Vartolomei, toujours aussi sublime et excellente). De ses rêves aux cauchemars, rien ne nous est épargné. Que ce soit son viol ou sa plongée dans le monde de la drogue, tout est montré frontalement. Car oui, il faut montrer son histoire pour ne pas que cela se reproduise. Mais, au delà de ce qu’il faut montrer et du message qu’il fait passer, Maria, c’est aussi l’histoire d’une reconstruction et d’une histoire d’amour entre Maria et Noor (Céleste Brunnquell, qui surjoue légèrement). Une romance pour se reconstruire et se débarrasser de ses problèmes de drogues. Le long-métrage est donc structuré en trois grosse parties : sa vie avant Le Dernier Tango à Paris, le tournage du film et les répercussions.

image annamaria vartolomei maria
Copyright Haut et Court

Anamaria Vartolomei, toujours au sommet

C’est cette dernière partie qui est sûrement la plus intéressante, dans le sens où, malgré tout ce que la jeune femme a vécu, elle essaye de s’en sortir. Vu le sujet du film, il fallait bien finir sur une note d’espoir… Côté technique, ce n’est pas du grand cinéma, mais Jessica Palud assure, suivant surtout ses acteurs, qui sont bien dirigés (Matt Dillon est impressionnant en Marlon Brando) pour la plupart. La reconstitution, tant au niveau des décors que des costumes ou des coupes de cheveux des années 70, est très bonne.

Nous sommes bien immergés dans cette décennie. Le tout étant bien aidé par les chansons de l’époque. On sent tout de même, parfois, un manque de moyens. On pense surtout à la scène dans la boite de nuit où, vu la façon de filmer, on comprend qu’il n’y avait pas beaucoup de figurants. En tout cas, le rythme de Maria est très bon et l’on ne s’ennuie jamais.

Si, techniquement, Jessica Palud fait ce qu’elle peut, elle livre avec Maria une oeuvre importante sur ce qu’il se passe depuis des décennies dans le cinéma français. Anamaria Vartolomei, quant à elle, est toujours grandiose.

Article écrit par

Adore le cinéma en général, que ce soit les gros blockbusters ou les plus petits films, les séries TV et les jeux vidéo. Il réalise de nombreux tests de blu-ray et films en UHD 4K et couvre l'actualité cinématographique en salles.

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