Caractéristiques
- Titre : Dolly
- Réalisateur(s) : Rod Blackhurst
- Avec : Fabianne Therese, Max the Impaler, Seann William Scott...
- Editeur : ESC Films
- Date de sortie Blu-Ray : 5 aout 2026
- Date de sortie originale en salles : 1er avril 2026
- Durée : 83 minutes
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- Note : 7/10 par 1 critique
Image 4K : 4,5/5
Dolly a été tourné en pellicule 16 mm (Arriflex 416) et le Blu-ray 4K, présenté dans son format d’origine 1.85:1, est issu d’un master 4K. L’image bénéficie d’une compression HEVC/H.265, d’un encodage BT.2020 avec Wide Color Gamut (WCG), ainsi que d’une compatibilité Dolby Vision et HDR10. Le résultat est globalement très convaincant. Le grain argentique est parfaitement préservé, avec une texture assez présente et relativement épaisse, ce qui est tout à fait cohérent avec un tournage en 16 mm. Quelques poussières et points blancs ont également été conservés. Loin de constituer un défaut rédhibitoire, ces éléments participent ici à la conservation de l’aspect brut et organique de l’image, qui évoque volontairement le rendu de certains films d’horreur des années 70 et 80. La stabilité est par ailleurs exemplaire. Aucun problème notable de scintillement n’a été détecté.
La définition est donc tout à fait convaincante pour un tournage en 16 mm. Les gros plans permettent notamment de distinguer de nombreux détails sur les visages, les blessures ou encore le masque de Babygirl. Quelques effets spéciaux numériques se montrent toutefois moins convaincants, notamment au niveau de la mâchoire de Sean William Scott, dont l’intégration apparaît parfois assez artificielle. Il faut néanmoins replacer ces quelques limites dans le contexte du budget du film. Les textures des costumes et des différents décors, qu’il s’agisse de la forêt ou des décors construits pour les séquences en intérieur, sont correctement reproduites. La profondeur de champ est également bien maîtrisée, aussi bien dans les scènes extérieures qu’en intérieur.
L’étalonnage se veut réaliste, avec une dominante globalement chaude, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. La forêt affiche logiquement une prédominance de vert, mais celle-ci est constamment baignée par une lumière chaude. Dans les intérieurs, les teintes brunes et rougeâtres ressortent de belle manière et contribuent à l’atmosphère du film. Les couleurs sont ainsi suffisamment saturées sans jamais paraître artificielles. La gestion des hautes lumières est convaincante et les contrastes sont correctement équilibrés. Les zones d’ombre, notamment dans la maison, conservent une bonne lisibilité. Il en va de même pour les nombreuses scènes sombres ou nocturnes. Les noirs sont suffisamment profonds sans être bouchés, tandis que les blancs restent bien maîtrisés. Les teintes de peau apparaissent, quant à elles, naturelles.
Quelques saccades ponctuelles ont néanmoins été détectées, mais elles restent suffisamment rares pour ne pas perturber le visionnage. Au final, ce master 4K offre une très belle présentation, malgré quelques défauts inhérents au matériau et aux effets numériques. Surtout, il conserve le grain et la texture du 16 mm tout en respectant l’aspect brut et les intentions visuelles du réalisateur.
Son : 4/5
ESC Films (House 1 & 2, Le Baiser Mortel du Dragon) nous propose les pistes française et anglaise en DTS-HD Master Audio 5.1. Les deux pistes présentent un mixage identique et se montrent solides, avec une restitution suffisamment puissante, bien équilibrée, assez ample et précise. Les dialogues restent parfaitement intelligibles en version originale. Le doublage français bénéficie également d’un niveau sonore correctement ajusté et ne vient pas empiéter sur le reste du mixage. Les pistes mettent particulièrement en valeur les nombreux effets d’ambiance de la forêt : feuilles, vent, craquements des arbres et autres bruits naturels sont correctement répartis sur les différents canaux et contribuent à installer une atmosphère inquiétante.
La dynamique gagne évidemment en ampleur lors des séquences horrifiques, qui bénéficient de plusieurs effets sanglants plutôt efficaces. La respiration de Babygirl ainsi que la musique sont également bien intégrées au mixage et participent à la construction d’une atmosphère de plus en plus pesante. Le canal LFE reste logiquement discret, mais intervient de manière pertinente lorsque cela est nécessaire. Deux pistes solides qui remplissent correctement leur office et permettent de profiter d’une expérience sonore suffisamment immersive et surtout particulièrement malaisante.
Bonus : 2,5/5
Le coffret contient une affiche et 5 cartes.
- Commentaire audio du réalisateur et du producteur
- Making-of (21′)
- Babygirl – court-métrage de Rod Blackhurst (4′)
Nous commençons avec le making-of, qui se concentre principalement sur la création des décors de la maison en studio, la recherche des décors extérieurs en forêt, le choix des accessoires, les essais de maquillage ainsi que les premières étapes du tournage. Un petit module certes assez court, mais qui permet tout de même d’en apprendre davantage sur la fabrication du film. On regrettera toutefois l’absence d’un véritable complément consacré à la suite du tournage et à la postproduction. Quelques informations sur les effets spéciaux, le montage ou encore la création de l’atmosphère visuelle et sonore du film auraient été particulièrement intéressantes.
Babygirl – court-métrage de Rod Blackhurst est le court-métrage à l’origine du long-métrage. Il sert essentiellement de présentation du concept et de démonstration de ce que deviendra par la suite le film. Un complément intéressant pour découvrir les prémices du projet, même si sa courte durée limite forcément son intérêt en tant que bonus.
Conditions du test
- TV 4K UHD OLED Samsung S90F
- Lecteur Blu-ray Samsung 4K UHD UBD-M8500
- Ampli Yamaha 4K UHD YHT-1840
Synopsis
Le Film
Dolly est un film en demi-teinte dont la réussite visuelle par l’utilisation correcte du décor forestier et de la maison du massacre témoignent d’un certain savoir-faire, et les acteurs font de leur mieux pour porter l’ensemble. Mais ces qualités ne suffisent pas à compenser un scénario franchement faible et des personnages trop stéréotypés pour susciter un réel intérêt. Dolly se regarde sans déplaisir pour son ambiance, mais s’oublie rapidement, faute d’avoir su dépasser les limites d’un survival trop convenu. Découvrez notre critique complète.


