[Test – Playstation 4] LEGO Ninjago, le film – le jeu vidéo : recette toujours fonctionnelle

Caractéristiques

    • Playstation 4
    • Ordinateur/PC
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
  • Développeur : TT Games
  • Editeur : Warner Bros. Interactive Entertainment
  • Date de sortie : 22 septembre 2017
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Introduction

S’il y a bien une licence qui multiplie les opus vidéoludiques (et cinématographiques), c’est bien LEGO. Il faut remonter à 2005, et LEGO Star Wars, afin de retrouver la toute première itération du style, désormais bien connu, mélange d’action et d’aventure, qui accompagne la série. LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo en est le vingt-septième représentant, c’est dire s’il était attendu au tournant. Car, à l’ombre d’un succès populaire qui ne semble pas trop devoir faiblir, on espérait que les codes soient un petit peu chamboulés. Et pourtant, force est de constater que la recette fonctionne toujours, d’un strict point de vue factuel.

Histoire : 3/5

image ps4 lego ninjago

Sorti le 11 octobre 2017 au cinéma, le film LEGO Ninjago sert évidemment de base à cet opus vidéoludique. Comme nous vous le démontrions dans notre critique, au sein de laquelle vous trouverez des précisions sur le récit, il ne faut pas attendre grand chose du scénario, parfois trop hystérique pour véritablement marquer le public. Seulement, et vous êtes au courant si ce n’est pas votre premier jeu de la licence, TT Games parvient avec talent à sortir une substantifique moelle de ses modèles, tout en appliquant sur elle une tonalité typique de la série, côté jeux vidéo. On trouve aussi des extraits du film, qui ont été redoublés afin de ne pas perdre la cohérence avec les nouvelles voix utilisées pour le soft. On aime l’effort.

Gameplay : 4/5

LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo ne cherche pas à réinventer la roue, par contre on constate deux choses. La première est la solidité décidément irréfutable des codes établis. Oui, ils nous sont proposés jusqu’à l’overdose, mais non, on ne peut pas affirmer qu’ils portent atteinte à l’expérience de jeu. On retrouve le principe des niveaux, accessibles depuis un hub, la progression se fait toujours aussi naturellement. On a aussi toutes les mécaniques bien connues : récupérations de briques via des objectifs à atteindre, briques dorées et planquées un peu partout, multiples constructions afin de débloquer un passage, casting large, saveur Metroidvaniesque quand il faut revenir dans certains levels afin de profiter d’une nouvelle capacité. Tout cela ne change pas d’un iota, et quelque part cela ne nous gêne pas : on est, encore et toujours, agréablement surpris par la bonne dynamique de l’ensemble. Surtout que l’ambiance du soft agrémente le tout d’actions en rapport avec le sujet du film, certes bornées à une utilisation esthétique, mais qui renouvellent les impressions.

Deuxième élément remarquable, il s’agit des petites nouveautés de gameplay dont LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo profite. Elles tournent toutes autour du système de combat, qui a été repensé. Enfin, pourrait-on s’exclamer, tant ce dernier n’est clairement pas un point fort de la licence. TT Games s’est donc décidé à reprendre les choses en mains, tout en restant cohérent avec l’univers du film. Qui dit ninja, dit ninjutsu, et les techniques de bagarre qui vont avec. On sort des combos, et l’on se défait d’adversaires plus coriaces que dans les précédents jeux. Bon, on ne peut absolument pas parler de challenge, cela reste abordable pour le cœur de cible, mais on s’est surpris plusieurs fois à payer de mauvaises décisions, ce qui ajoute clairement une dose d’intérêt. Seul souci : le level design nous a paru parfois un peu fainéant, ne faisant pas assez appel aux différentes capacités.

Technique : 2/5

image test lego ninjago

LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo est autant capable d’être une véritable caresse pour les yeux, qu’un défi pour les esthètes. On sent bien que quelques niveaux n’ont pas fait l’objet d’attention que les autres. Dommage, mais ce n’est jamais catastrophique non plus. Par contre, on a réellement pesté contre quelques ralentissements, qui peuvent vraiment impacter l’expérience de jeu. C’est d’autant plus remarquable que l’écran se charge assez vite, donc les baisses de framerate, sans être constantes, ne peuvent être mises de côté. À côté de ça, la direction artistique est digne de ce que sait faire la franchise : cela plaira à la cible, sans aucun doute. Quant à la bande son, elle assure le grand spectacle, à grands coups de morceaux parfois épiques. Les nouvelles voix font aussi le boulot, et s’avèrent à la hauteur des attentes. Par contre, on a remarqué quelques largesses dans le sound design, avec des sources pas toujours en concordance avec leur situation géographique.

Durée de vie : 4/5

image screenshot lego ninjago

Comme pour tous les jeux de la licence, la durée de vie de LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo ne doit en aucun cas être jugé sur la longueur de l’histoire. Pour voir le bout de celle-ci, il vous faudra sept à huit heures. Mais, vous terminerez le jeu en ayant à peine atteint trente pour cent des éléments à débloquer, à découvrir. En tout, c’est plus de vingt heures qu’il vous faudra, afin d’obtenir le toujours aussi gratifiant cent pour cent. Et c’est amplement suffisant, pour cette expérience.

Note finale : 13/20

LEGO Ninjago, le film : le jeu vidéo n’aura certes pas inventé l’eau chaude, mais il propose assez de qualités purement vidéoludiques pour constituer un divertissement de choix, notamment pour son jeune cœur de cible. Un peu juste techniquement, mais pas au niveau de sa direction artistique, le soft aurait gagné à être peaufiné plus en détails. Mais, malgré cette retenue, on retrouve tellement de plaisir à prendre en mains ces personnages, notamment grâce à un système de combat bien plus intéressant qu’auparavant, qu’il est difficile de bouder notre plaisir.

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
Mickaël Barbato
7/10

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