[Preview] LEGO Worlds : un vent de liberté souffle sur la licence

Un jeu de construction qui tombe sous le sens…

LEGO, décidément un exemple de licence qui a de la suite dans les idées, que ce soit dans le domaine du jouet, du cinéma, de la vidéo, du livre ou du jeu vidéo. Et c’est ce dernier univers qui nous intéresse encore une fois. LEGO Star Wars : le réveil de la Force, LEGO Harry Potter, LEGO Dimensions et ses différentes composantes (dernièrement Batman Movie et Les animaux fantastiques) et aujourd’hui LEGO Worlds, dont le concept est tellement évident qu’on se demande pourquoi le développeur TT Games ne s’est pas engouffré plus tôt dans ce champ de possibilités assez vertigineux : adapter la recette, toujours à l’ordre du jour, du jeu de construction et la licence LEGO. En accès anticipé depuis quelques temps sur Steam, voilà que LEGO Worlds arrive le 8 mars 2017 en version définitive, et ce sur Playstation 4, PC et Xbox One (une édition pour la Nintendo Switch devrait débarquer ultérieurement).  Voyons si le jeu est prêt pour ce lancement.

LEGO Worlds nous place dans la peau toute en plastique d’un astronaute débarquant dans un univers où tout est à construire. Après avoir choisi l’accoutrement de départ du petit avatar, et avoir déjà essuyé un fou rire avec les premières et limitées possibilités qui nous sont données, on rentre en impact sur la première des planètes que nos pieds de LEGO vont fouler. Il faut préciser ici que le version qu’on a eu en mains était celle de la Playstation 4, et que techniquement elle était assez au point. Visuellement c’est tout à fait ancré dans l’ambiance qu’on est en droit d’attendre d’un jeu sous cette licence. Mais, surtout, c’est le gros travail sur l’interface qui nous a emballé. Car, comme on va le voir, LEGO Worlds fournit au joueurs une multitude de possibilités, et réussir à bien agencer tous les éléments relève du miracle…

Une nouvelle proposition et non une simple redite

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Image en provenance de l’éditeur.

LEGO Worlds s’appuie sur un concept désormais bien connu et plutôt usité : le jeu de construction, genre qui semble encore enclin à offrir pas mal d’originalités (voire notre preview de Portal Knights). Le jeu ici traité en est aussi une preuve : le concept s’éloigne assez vite du dominant Minecraft et se trouve une réelle personnalité. Bien entendu, le joueur sera vite plongé dans des mondes créés de manière procédurale, mais ce qu’on y fera est assez développé pour qu’on y trouve des éléments frais. Après un tutoriel qui vise à réparer notre vaisseau, le moyen de locomotion vers une multitude de planètes à modeler selon nos envies, on est en possession d’objets permettant la construction. On débute avec un outil capable de scanner les différents éléments rencontrés, et de les reproduire, ce qui sera mis en pratique dans les toutes premières minutes de jeu : quelques poules par-ci, un trône par-là, sur demande express de PNJ (personnages non-joueurs) qui vous fileront en récompense les incontournables briques dorées.

Ces briques dorées sont la clé de voute pour le système de LEGO Worlds, du moins pour ce début de jeu. Elles permettent d’aller explorer l’univers, donc de trouver de nouveaux outils, de nouveaux éléments etc. La grande différence avec les autres jeux de construction se trouve là : il est impératif d’aller à l’encontre des différents mondes, donc d’explorer, car le crafting ne se fait pas à base de matière première, mais en récupérant ce qu’on pourrait appeler les plans, en scannant ces éléments. Ils sont ensuite construits contre de l’argent, sonnant et trébuchant, qui se récupère exactement comme dans tous les autres jeux de la licence. Ainsi, LEGO Worlds est sans aucun doute encore plus un jeu d’exploration qu’un Minecraft-like, au sein duquel fureter est récompensé : on trouve un trésor par-ci, une quête par-là. Et ce sentiment de liberté est bien agréable.

Une ergonomie bien pensée

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Image en provenance de l’éditeur.

Pur bac à sable assez permissif pour que le joueur ait autant la possibilité de s’y perdre que d’y créer (construire, mais aussi peindre, mimer, influer sur le terrain et bien d’autres possibilités), LEGO Worlds plaît aussi dans la simplicité de sa prise en mains. Comme nous le soulignions un peu plus haut, l’ergonomie est simple et efficace : une roue pour les différents outils, une touche pour atteindre les différentes options de chacune, et le tour est joué. Même s’il faut évidemment un temps d’adaptation, notamment avec le mimétisme de construction qui demande une certaine précision, globalement on a très vite digéré les différentes mécaniques. De même, les déplacements sont agréables, et notons qu’il est possible de se déplacer à dos de la faune rencontrée. Vous voyez ce T-Rex ? Si, si, vous pouvez monter dessus.

Ajoutons à ces premiers instants passés avec LEGO Worlds que le cycle du jour et de la nuit est à l’œuvre, et bien entendu les ennemis profitent de l’obscurité pour pointer le bout de leurs briques malfaisantes. Rien de bien difficile cependant, on reste dans l’esprit de la licence : simple d’accès et efficace à jouer. Enfin, signalons ici qu’un mode multijoueurs en coopération est évidemment de la partie, et une option en écran splitté est incluse. Au final, on est assez surpris par ce LEGO Worlds qui a su revoir de fond en comble un concept qui avait du mal à prendre pendant son accès anticipé sur Steam, selon quelques avis qu’on nous avait remonté. Dorénavant bien ordonné, ses différentes mécaniques facilement digérables, mignon à regarder et séduisant dans la liberté qu’il laisse aux joueurs, LEGO Worlds nous a convaincu sur cette première heure. Reste à voir si ce sera toujours le cas après les dizaines et les dizaines d’heures de jeu qui s’annoncent mais ça, c’est une autre histoire.

LEGO Worlds, un jeu développé par TT Games, édité par Warner Bros Interactive Entertainment. Sortie le 8 mars 2017 sur Playstation 4, PC et Xbox On (ultérieurement sur Nintendo Switch).

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Image en provenance de l’éditeur.
Mickaël Barbato

Mickaël Barbato

Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015 en tant que co-rédacteur en chef. Manque clairement de sommeil.
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