[Critique] Good Boys: Le Supergrave des pré-ados

Caractéristiques

  • Réalisateur(s) : Gene Stupnitsky
  • Avec : Jacob Tremblay, Keith L. Williams, Brady Noon, Molly Gordon et Midori Francis
  • Distributeur : Universal Pictures International France
  • Genre : Comédie
  • Nationalité : USA
  • Durée : 90 minutes
  • Date de sortie : 21 Août 2019

Une comédie sympathique…

Premier long-métrage de Gene Stupnitsky, écrit par Lee Eisenberg et le réalisateur (que l’on retrouvait aux commandes de la série The Office US) et produit par Seth Rogen (Sausage Party), Good Boys sort en salles le 21 Août 2019. Et autant dire qu’avec tout ce petit monde pour nous pondre une comédie, le pari était surement gagné d’avance. Est-ce le cas ? Le film raconte l’histoire de Max, Thor et Lucas, douze ans. Le trio panique complètement, après avoir été invités à leur première fête parce qu’ils ne savent pas comment embrasser. À la recherche de conseils, Max, flanqué de ses deux inséparables amis, décide d’utiliser le drone de son père – auquel il n’a évidemment pas le droit de toucher – pour espionner la voisine et son petit ami. Mais tout prend une très mauvaise tournure quand l’appareil est détruit. Désespérés de devoir le remplacer avant le retour du père de Max, les garçons sèchent les cours pour se lancer dans une véritable odyssée, ponctuée par des choix plus catastrophiques les uns que les autres.

Les comédies sur les pré-ados sont assez rares au cinéma pour que, quand un sort en salles, l’on s’y intéresse. Évidemment, dans ce genre, Les Goonies se hausse dans le haut du panier mais Good Boys ne s’en sort pas si mal. Les scénaristes Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky s’appuient sur une époque charnière de l’enfance. Nos trois héros, amis d’enfances, rentrent en sixième, ne connaissent pas encore ce qu’est le sexe et veulent faire partie des gens cools du collège. E,t malgré une aventure rocambolesque à souhait, le film tape dans le ton juste avec des amis d’enfances qui, malgré le lien qui les unis, n’ont plus les mêmes priorités. On sent que même si c’est une comédie, les scénaristes ont voulu raconter une histoire sur une période charnière, et la relation entre les amis semble assez crédible, même si elle est un peu poussée vers de la caricature. D’où notre comparaison avec Supergrave (aussi produit par Seth Rogen), qui s’intéressait à l’amitié à la fin du lycée. D’ailleurs, il n’est pas étonnant de retrouver Rogen à la production. Outre les thèmes assez similaires, les éléments comiques le sont aussi. Assez en dessous de la ceinture, même si ici c’est légèrement moins le cas. L’humour de Good Boys est d’ailleurs assez bon. Que ce soit les gags physiques, les répliques ou encore la non compréhension des personnages pour ce qui se trame autour d’eux, la plupart des situations feront rire le spectateur. Enfin, même la fin nous a surprise, ne tombant pas dans le happy ending facile mais une fin douce amère qui semble logique et plutôt réaliste.

Mais une réalisation moyenne

image jacob tremblay good boys

Côté réalisation, c’est moyen mais avec quelques fulgurances. On sent clairement que Gene Stupnitsky vient des séries télévisées, et cela s’en ressent sur le cadrage. On a le droit quasiment qu’à des champs-contre-champs, mais il arrive que, pour certaines scènes, très peu, le réalisateur se lâche un petit peu. Surtout la scène avec le drone. C’est rare mais c’est à souligner. Si la réalisation générale de Good Boys est moyenne, elle est relevée par la direction photo de Jonathan Furmnski (Descent) qui se fait plus au niveau de ce que l’on attend d’une œuvre destinée au cinéma. La composition musicale de Lyle Workman (Bad Santa 2, American Pie 4, Supergrave) fait le job. Le montage de Daniel Gabbe (Veronica Mars, le Film) s’avère très bon, avec un excellente rythme, on ne s’ennuie pas une seule seconde pendant ces quatre vingt dix minutes.

Côté casting, Jacob Tremblay (The Predator) assure une prestation de qualité, on sent clairement qu’il a plus d’expérience que ses deux autres compères. Ils mènent très bien le film. Keith L. Williams et Brady Noon s’en sortent aussi assez bien. L’alchimie entre les trois acteurs passent très bien à l’écran. Ils sont accompagnés durant le récit par Molly Gordon et Midori Francis, lesquels composent des seconds rôles amusant. Au final, Good Boys est une bonne comédie sur le passage de l’enfance à l’adolescence. C’est gentillet, amusant et on passe un agréable moment malgré quelques défauts.

6/10

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