[Test] Borderlands The Handsome Collection : compilation incomplète

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
  • Développeur : Gearbox Software
  • Editeur : 2K Games
  • Date de sortie : 27 mars 2015
  • Acheter : Cliquez ici

Un trip qui va vous occuper longtemps

image gameplay borderlands the handsome collection
Chaque monstre tué, c’est l’espoir d’un loot original.

Alors que Borderlands 3 est parvenu, selon nous, à remettre la licence au premier plan, il est grand temps de regarder un peu dans le rétroviseur. Dans celui-ci se trouve quelques itérations, trois pour être plus précis, complétées d’un jeu d’aventure signé Telltale. Dans ce Borderlands : The Handsome Collection, il est question de retrouver Borderlands 2 et Borderlands The Pre-Sequel. En fait, on pourrait écrire que cette sortie a surtout été l’occasion de mettre en avant le second épisode, tant ce duo est, à y regarder de plus près, à la fois proche et complémentaire.

Borderlands : The Handsome Collection rassemble donc deux jeux sortis en 2012 et 2014. Et pas que, puisque l’intégralité des DLC fait le voyage, en étant inclus d’office. Une belle leçon pour d’autres softs bien moins généreux, suivez notre regard. Par contre, évacuons ce qui est pour nous le gros regret de cette compilation : aucune trace de Borderlands premier du nom. Bien entendu, cela s’explique par la sortie de son remaster, disponible séparément depuis quelques mois, mais tout de même cela se ressent. Si vous espériez avoir accès à toute la saga pré-Borderlands 3, il faudra donc ronger votre frein, passer deux fois à la caisse.

Mais il faut rester mesuré, car Borderlands : The Handsome Collection propose tout de même un programme à la fois alléchant et très costaud en contenu. Rappelons que Borderlands 2 et Borderlands : The Pre-Sequel sont tous les deux sortis sur la précédente génération de consoles (et sur PC, bien évidemment), et le premier cité avant le second. Pourtant, c’est bien ce dernier qui est positionné en tête dans le menu (vous suivez ?). En effet, l’éditeur 2K a eu l’intelligence de respecter le délire scénaristique, lequel faisait de Pre-Sequel le chainon manquant entre Borderlands 1 et 2. Du coup, les nouveaux-venus pourront découvrir ces deux épisodes avec une certaine logique du récit. Lequel n’est pas anodin : l’ambiance reste l’un des points forts de cette série. Tout d’abord, on quitte Pandore pour sur Elpis, et l’on découvrira les raisons de l’ascension du redoutable Beau Jack, qui ira jusqu’à prendre possession de la tentaculaire entreprise Hyperion. Ensuite, on reviendra sur la planète tant appréciée des fans et il sera question de mettre définitivement hors d’état de nuire ce véritable despote, avant un ultime retournement de situation resté dans toutes les mémoires de celles et ceux qui l’ont déjà vécu.

Un fantasme pour tout looteur qui se respecte

image test borderlands the handsome collection
Pandore reste une aire de jeu blindée de contenus.

Borderlands : The Handsome Collection permet de bien se rentre compte du gros travail de Gearbox Software dans tous les domaines. L’atmosphère rigolarde nous séduit toujours autant, mais aussi ce gameplay décidément passionnant à plus d’un titre. Rappelons qu’il est question, dans les deux jeux ici rassemblés, de choisir un personnage représentant une classe, donc embarquant notamment des capacités qui leurs sont propres, et un arbre de compétences qui diffère grandement. La grande star se trouve dans Borderlands : The Pre-Sequel, puisqu’il y est possible d’incarner le facétieux, et ô combien tête-à-claques Claptrap. Sa classe n’a absolument aucun sens, d’ailleurs elle met en avant le déclenchement d’un bonus ou malus tiré au sort. Grosse poilade garantie, surtout que le personnage ne cesse de faire preuve d’un caractère décidément… particulier, grâce à un doublage particulièrement soigné. On adore. Du reste, ne pensez pas que les softs ne fassent que dans la blague. Ils sont l’image même d’un équilibre de gameplay très abouti, dans un spectre assez large pour contenter toutes les approches. C’est si vrai que la rejouabilité, très forte, se base sur ce fait : chaque archétype procure son lot de nouveautés.

Borderlands : The Handsome Collection, c’est le paradis du looteur. Quand un fan du loot nous quitte, il prend place sur le meilleur fauteuil molletonné, devant un écran de télé qui lui propose de jouer à cette licence encore et encore. On ouvre des coffres jusqu’à plus soif, on se relance dans certaines régions en croisant les doigts pour trouver une arme encore plus ultime que celle qu’on vient de récupérer sur un cadavre encore fumant. La mécanique est bien connue, mais elle reste incroyablement motivante. Les deux jeux présents ne proposent que peu de différences dans leur prises en mains, tout juste notera-t-on un nouvel élément (le gel) dans Borderlands : The Pre-Sequel, et le besoin de se recharger en oxygène dans quelques endroits irrespirables. La physique des sauts est aussi modifiée sur Elpis, mais ce n’est pas grand chose. On sent bien que la formule a été particulièrement relevée avec Borderlands 2, qui représentait une sorte de sommet pour la recette, du moins jusqu’à ce que Borderlands 3 ne le surpasse. Ce sont des millions de pétoires, d’armures et de grenades qui vous attendent, alors vous imaginez bien qu’il y a du pain sur la planche.

Les jeux, complétés de leurs DLC, proposent une durée de vie carrément hallucinante. Pour faire le tour de Borderlands : The Handsome Collection, il va vous falloir plus de cent cinquante heures, au bas mot. Et la coopération en ligne est toujours présente. Online, oui, mais désormais aussi en local. C’est l’un des apports de cette édition : si vous avez des bros sous la main et quelques manettes en rab, vous pourrez lancer une partie en écran splitté, tranquillou dans le canapé. Et ce avec un rendu égal à celui qu’on obtient en solo, ce qui est un petit exploit. Le lissage technique était d’ailleurs l’autre attente en terme de nouveauté. Le résultat s’avère bon, mais pas folichon non plus. On remarque des textures qui mettent pas mal de temps à charger, et quelques très légers ralentissements ici ou là. Cependant, il est indéniable que la définition boostée, et les soixante images par seconde quasi constantes apportent beaucoup à l’expérience. Laquelle reste, donc, très recommandable, surtout si vous découvrez la licence.

Note : 15/20

Borderlands : The Handsome Collection aurait pu grappiller quelques points en plus s’il avait proposé le premier opus. En l’état, cela reste une compilation de bon niveau, qui vous livrera un trip d’une durée de vie phénoménale, bien aidée par la présence de tous les DLC. Les deux softs ici rassemblés sont assez proches en terme de gameplay, mais se complètent très bien notamment par leurs scénarios, toujours aussi funs et bien rythmés. Surtout, cette compilation va vous mettre la fièvre du loot, pendant des heures, tant la mécanique est, aujourd’hui encore, idéalement huilée. Vive Pandora, et sa lune !

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

7/10

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