[Test] Golazo! : le grand retour du jeu de foot arcade ?

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
    • Nintendo Switch
  • Développeur : Purple Tree Studio
  • Editeur : Purple Tree Studio, Klabater
  • Date de sortie : 28 novembre 2019
  • Acheter : Cliquez ici

Golazo! ou le foot autrement plus permissif

image gameplay
Golazo! vous propose uniquement des équipes nationales.

Avec la sortie de Golazo! (oui, avec un point d’exclamation, c’est comme ça), c’est tout un sous-genre qui refait surface : le jeu de foot arcade. Les puristes répondront de suite que, voilà quelques années, Kick Off a tenté de lancer le mouvement, avec Dino Dini’s Kick Off Revival. Mais, entre nous, on préfère oublier cette cruelle déception, et se rappeler avant tout des bons souvenirs. Ceux-ci son nombreux car, avant que la pure simulation s’inscrive dans les eux licences de foot les plus populaires (PES et FIFA), les consoles étaient en proie à des matchs beaucoup plus permissifs. On s’éclatait dans Super Soccer, Virtua Striker, Nintendo World Cup, ou encore Super Sidekicks pour les bourgeois qui possédaient la Neo Geo. Des titre emblématiques, qui ont certainement poussé Purple Tree Studio (aidé par Klabater à la publication) à relancer la machine. Et, dans l’esprit, c’est déjà une victoire.

Si Golazo! nous a autant plu, malgré quelques défauts indéniables, voire parfois gênants, c’est bien parce qu’il existe un boulevard pour ce sous-genre. Le jeu se présente donc comme un jeu de foot où tous les coups sont permis. Précisons d’abord les règles et le gameplay. Pour les premières, elles sont totalement absentes. Pas de hors-jeu, et pas de fautes en dehors de la surface de réparation. Attention, donc, car dans celle-ci il est possible de provoquer un pénalty. On comprend que Purple Tree Studio a voulu, par ce biais, calmer un peu les ardeurs des gamers et instaurer un peu de crainte dans les prises de décision, et ça fonctionne plutôt pas mal. Les matchs ne se jouent pas à onze contre onze, mais sept contre sept (en comptant le gardien). Cela se répercute dans les schémas tactiques, que votre caricature d’entraineur (un ersatz de Maradona, de Zidane etc) pourra appliquer avant le début d’un match. On vous conseille de ne pas agir à la légère à ce niveau, car les effet sont assez bien retranscris sur le rectangle vert. Et si vous jouez face au Brésil par exemple, blinder la défense avec un 4-2 ne sera pas une mauvaise idée.

Le gameplay de Golazo! s’accorde parfaitement aux sensations recherchées par Purple Tree Studio. C’est hyper simple à prendre en mains, notamment grâce à un angle de caméra satisfaisant et idéal pour le genre. On court de partout, et les mouvements les plus basiques sont bien au rendez-vous : passe, recherche de profondeur, centre, tacle, heurt violent, tir, tout cela sort des commandes le plus aisément du monde. Bien entendu on a droit à de petites subtilités, lesquelles ajoutent une bonne dose d’arcade à la recette. Si vous pouvez faire appel à la force brute à volonté, c’est aussi le cas des adversaires. Dès lors, et heureusement, il est possible d’esquiver. Et si vous avez encore plus de classe, sortir une roulette afin de mettre dans le vent l’opposant s’avère assez savoureux. Autre bonne idée, on a droit à un système de bonus : parfois, les joueurs (les vôtres, ou les autres) se voient remercié d’une belle action par des capacités boostées, par exemple la force de tir. C’est fun même si l’on aurait apprécié plus de transparence quant à la méthode d’attribution, ceci afin de mieux la maitriser. En l’état, cela ressemble surtout à un joyeux bordel, ce qui n’est pas désagréable non plus. Ajoutons aussi des conditions climatiques (pluie, neige) sont aussi au rendez-vous, malheureusement avec trop peu d’impact sur les joueurs. Aussi, il faut marteler une évidence : c’est en multijoueur que le soft se fait le plus plaisant, avec ce qu’il faut de coups de vice à rendre au centuple.

Plaisant, mais le contenu est trop léger

image test golazo
Des conditions climatiques sont aussi au rendez-vous.

Golazo! ne propose aucune trace de scénario, pas le moindre début d’un récit : seuls comptent les matchs. C’est un fait qui aurait pu tout à fait nous satisfaire, tout du moins si les modes de jeu n’étaient pas si peu nombreux. Voilà ce que l’écran principal vous réserve : Match rapide, Coupe internationale et Coupe du monde. Oui, c’est tout. Tout comme dans les jeux de foot arcade à l’ancienne, Purple Tree Studio s’est concentré sur les équipes nationales, ce qui n’est pas un mal en soi. Aussi, l’absence de licence fait que l’on a droit à des noms de joueurs random, parfois avec assez de malice pour rappeler une grande star. Mais bon, cela ne fait pas oublier la légèreté du contenu. Il est à peine renforcé par le gain, à chaque fin de match, d’argent à dépenser pour des éléments cosmétiques. Autre gros regret : il est impossible de sauvegarder en cours de compétition. Si vous en commencez une, il va falloir la terminer, sinon c’est peine perdue. Même si les parties sont rapides, c’est à la fois incompréhensible et stupéfiant, espérons que les développeurs apporteront un correctif par le bais d’une mise à jour.

Techniquement, Golazo! ne démérite pas mais aurait pu s’éviter quelques râteaux. On a eu droit à quelques bugs de collision, et même un freeze (lors d’une finale de compétition, en plus). Aussi, la fluidité n’est pas toujours optimale, même si dans l’ensemble elle reste assez solide pour que les quelques baisses de régime ne se remarquent pas trop. Autrement, la direction artistique fait le boulot, avec un rendu cartoonesque séduisant, ainsi que des caricatures d’entraineurs qui ne pourront que faire mouche auprès des fans de foot. Le commentateur, en voix anglaise, donne pas mal d’énergie aux parties, dommage que la langue de Molière ne soit pas au programme. Par contre, les rares thèmes musicaux ne nous ont pas spécialement convaincu. Ils ne sont pas non plus désagréables, c’est déjà ça.

Note : 13/20

Golazo! est un bon petit jeu de foot arcade à l’ancienne, et c’est déjà une bonne nouvelle tant on redoutait que ce sous-genre ne soit mort et enterré. Purple Tree Studio s’est surtout concentré sur le gameplay et les sensations, et ces deux points forment effectivement les points forts de ce soft. La prise en mains se veut rapide et fun, et l’on enchaine les partie dans la joie et l’allégresse, surtout si vous avez u pote sur le canapé pour des parties endiablées. Par contre, espérons que les développeurs aient de la suite dans les idées, et qu’un hypothétique second épisode nous apportera plus de contenu. En l’état, celui du titre ici testé se révèle d’une légèreté confondante, et c’est un vrai regret. Tout comme l’incompréhensible impossibilité de sauvegarder l’avancement au sein d’une compétition. L’ensemble se fait donc imparfait, mais tout de même assez séduisant.

6/10

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