[Test] Warface Breakout : un FPS compétitif qui veut combler le vide

Caractéristiques

    • PlayStation 4
    • Xbox One
  • Développeur : Allods Team
  • Editeur : My.Games
  • Date de sortie : 26 mai 2020
  • Acheter : Cliquez ici

Warface : Breakout émet des promesses

image gameplay warface breakout
Warface : Beakout tente de chasser sur les terres de Counter Strike.

La génération de consoles actuelles a été l’occasion de voir certains genres dépasser les frontières du PC. On pensera au Hack ‘n’ slash, avec Diablo 3 ou Warhammer Chaosbane. Mais aussi au jeu de stratégie, notamment grâce à la courageuse ligne éditoriale de Paradox Interactive, ou au sympathique Gears Tactics. Tout cela s’est démocratisé assez rapidement, grâce à un travail plus ou moins puissant sur l’ergonomie, selon les cas. Il reste tout de même un style finalement assez peu abordé par nos machines de salon : le FPS compétitif. On a bien Overwatch, mais on est surtout surpris par l’absence d’un Counter Strike, alors que tout porte à croire que ce genre remporterait un succès majeur. Avec Warface : Breakout, My.Games (et plus particulièrement son studio Allods Team) tente de changer la donne.

Avant de rentrer dans les détails, il faut savoir que Warface : Breakout est un jeu 100% multijoueur. Ainsi, il vous faudra un abonnement pour y jouer, que ce soit sur PlayStation 4 ou Xbox One. Vous voilà prévenu. Aussi, sachez que MY.Games abandonne la forme du Free-to-play, utilisée pour Warface, afin de se lancer dans un modèle payant. Ainsi, il faudra vous acquitter de la somme de 19,99 euros, ce qui reste très abordable. C’est, selon nous, une bonne chose, tant la précédente itération reposait sur une boutique effarante dans son caractère intrusif. C’est donc déjà un bon point : on dit adieu aux achats réels quasiment obligatoires pour s’amuser. Idem, le rythme de progression se fait plus agréable, moins pousse-à-l’achat, ce qui peut que nous séduire.

On garde donc la saveur FPS compétitif. Vous ne trouverez pas la trace d’un début de scénario dans Warface : Breakout. Les sensations du gameplay restent plutôt bonnes, à l’image de ce qu’on avait sur Warface. C’est donc rapide et précis dans les déplacements, la visée répond bien (une option existe pour régler la sensibilité du stick droit, bien entendu), et les sensations de tir nous donnent bien l’impression d’agir. Il sera toujours question de gagner pour engranger de quoi mieux s’armer en début de manche, et l’on souligne le bon travail sur la différentiation entre chacune des pétoires. Non, on n’utilise pas un fusil à pompe comme un automatique, et cela a un impact sur votre rôle.

Un contenu pour le moment trop court

image test warface breakout
La prise en mains est étonnamment bonne.

La prise en mains s’avère donc bonne, par contre elle ne sera mise à l’épreuve que dans un seul et unique mode. C’est là une véritable particularité de Warface : Breakout , tant son contenu peut, pour le moment, poser question. Oui, c’est rachitique pour l’instant, avec le classique mais fichtrement efficace Désamorcer la Bombe, tout droit venu… de Counter Strike, tiens donc. Il est donc question de s’opposer entre deux factions, ici Gardiens et Faucheurs. Les premiers doivent empêcher les seconds d’arrêter la minuterie, mais une équipe peut aussi gagner en liquidant l’intégralité de la team adverse. Certes, c’est très prenant, et la communauté reste agréable (on n’a pas croisé de cinglés, c’est à noter tant ce fait est rare), mais cela reste juste en terme de contenu. On a cinq cartes un peu étriquée, un système de progression certes équilibré mais tout de même handicapé par cette substantifique moelle un peu juste. Pour être tout à fait juste, sachez que cela va évoluer, et pas qu’un peu. En effet, My.Games va lancer tout bientôt une première saison, donc renouveler l’intérêt du soft. Et de manière totalement gratuite, c’est à préciser.

Techniquement, Warface : Breakout utilise le CryEngine, et dans l’esprit c’est plutôt basique mais propre. Le character design et les environnements profitent de textures détaillées, et les effets de lumière sont agréables. Ce n’est pas la claque visuelle de l’année, bien loin de là, mais ça reste dans la moyenne de ce genre de production. Par contre, on a pu croiser un certain nombre de bugs d’affichage, et quand même une bonne dose de lag. Les serveurs restent solides, ce n’est pas un souci, mais certaines parties ont vraiment fait l’objet de baisses de régime plus importantes que d’autres. Plus positif : le domaine sonore a fait l’objet d’un soin particulier, avec des bruitages d’armes très réussis. On rigolera un peu des quelques répliques, en français et doublées avec un panache parfois trop appuyé, mais cela renforce le côté fun. Quant aux musique, elles ne resteront pas en mémoire mais ne gâchent aucunement le plaisir de jeu.

Note : 13/20

Warface : Breakout a tout pour devenir, au fil du temps, un FPS compétitif de bon niveau. Pour le moment, le contenu limité en fait une sorte d’échauffement pour la sortie de la première saison, laquelle sera proposée gratuitement. On y voit quand même un certain soin, notamment dans une prise en main agréable. Certes, la technique est en-deça des attentes, et pour l’heure on tourne un peu en rond, mais cela ne nous empêchera pas de repasser pour voir l’évolution du soft, avec un certain intérêt.

Auteur

  • Mickaël Barbato est un journaliste culturel spécialisé dans le cinéma (cursus de scénariste au CLCF) et plus particulièrement le cinéma de genre, jeux vidéos, littérature. Il rejoint Culturellement Vôtre en décembre 2015. Manque clairement de sommeil.

6/10

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