[Test] Marvel’s Iron Man VR : plus fun qu’espéré

Caractéristiques

    • PlayStation VR
  • Développeur : Camouflaj
  • Editeur : Sony Interactive Entertainment
  • Date de sortie : 3 juillet 2020
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Marvel’s Iron Man VR va plus loin que la simple expérience

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Marvel’s Iron Man VR vous fait prendre de la hauteur.

Resident Evil 7, Astro Bot : Rescue Mission, Beat Saber, Farpoint, Moss, Superhot : si ce n’est pas encore une effusion de gros hits sur le PlayStation VR, personne ne peut nier que ce casque de réalité virtuelle commence à avoir de sacrés incontournables. Même si l’on trouve ce support bien installé dorénavant, il faut tout de même qu’il continue à nous surprendre, et quoi de mieux pour cela qu’une licence forte ? Après avoir fait un très gros coup en sortant Marvel’s Spider Man, Sony Interactive Entertainment s’offre un autre géant du comics avec Marvel’s Iron Man VR.

Marvel’s Spider Man avait Insomniac Games, pour Marvel’s Iron Man VR c’est Camouflaj, studio déjà responsable du plutôt satisfaisant Republique, qui est aux commandes. Un élément moins alléchant sur le papier, d’autant que les premiers retours, qui datent de plusieurs mois, n’étaient pas du genre à rassurer. Aujourd’hui, on a pu terminer le jeu, et le verdict est plus équilibré que ce qu’on redoutait. Tout d’abord, on a été agréablement surpris par l’histoire. Le récit aborde un Tony Stark qui va devoir faire face aux résurgences d’un passé pour le moins troublé. Il va falloir régler notre compte avec le karma, surtout qu’un ennemi bien coriace (Fantôme, devenu femme comme pour faire un lien avec Ant-Man et La Guêpe), complété par un autre dont on vous laisse le plaisir de la découverte, va faire son apparition afin de récupérer à son compte une intelligence artificielle devenue belligérante. On a droit à pas mal de séquences scénarisée, et beaucoup plus de dialogues qu’espéré. C’est même parfois un peu beaucoup, avec un rythme de narration qui chute un peu trop. Mais, globalement, on a apprécié de pouvoir tailler la bavette notamment dans la demeure de Stark, un grand manoir au sein duquel on peut même farfouiller.

Même si tout n’est pas parfait en terme de rythme, loin de là, on est donc déjà assez agréablement surpris par les premiers instants passés dans le jeu. La suite est du même ordre : Marvel’s Iron Man VR a tout de l’expérience parfois sur le fil du rasoir, mais qui tient tout de même debout, en équilibriste. Le principe est simple : une fois le casque enfilé et les PS Move bien en mains (tout ce matériel est obligatoire pour lancer le jeu, c’est à souligner), il va falloir prendre de la hauteur pour aller buter des adversaires robotiques. On est donc dans du shooter en vue subjective et à déplacements manuels, mais vous imaginez bien que tout va prendre des proportions plus spectaculaires avec les commandes d’Iron Man. Avant de vous lancer dans de véritables raids aériens, il faudra tout de même passer par la case tutoriel. Ne pensez pas qu’elle soit de trop : on peut même vous dire que la prise en mains n’est pas des plus digérables au premier abord. Par contre, une fois bien maitrisé, le gameplay devient bel et bien grisant.

Fun, une fois le gameplay digéré

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Le Fantôme est l’un des deux vilains du jeu.

Marvel’s Iron Man VR a bien compris l’intérêt de profiter du duo PS Move/casque : aucun des deux accessoires n’est à prendre à la légère. Oui, on pourra toujours trouvé que ces deux motion controlers ont pris un coup de vieux en terme d’ergonomie. Heureusement, Camouflaj utilise surtout la reconnaissance de mouvements, qui fait que l’on pilote l’armure avec un vrai rapport à ce qu’on voit dans les films mettant en scène Stark. L’inclinaison des PS Move est la clé : prendre de la hauteur, en perdre, cela se fait naturellement en tournant le poignet vers le haut ou le bas. Par contre, les virages s’abordent avec les boutons Triangle ou Carré, ce qui n’est pas des plus spontanés à retenir. Reste que la précision est au rendez-vous, notamment grâce à l’importance du casque dans la visée, ce qui rend l’utilisation de l’arsenal que plus amusant. Iron Man peut embarquer jusqu’à deux armes (plus l’Unibeam, un rayon dévastateur qui se charge au fil des combats), utilisables là encore selon le positionnement des poignets.

Marvel’s Iron Man VR n’est pas une simple expérience, comme on a tendance à en croiser beaucoup dans tous les casques de réalité virtuelle, mais bien un jeu vidéo à part entière. Du coup, le soft se fait tout aussi récompensant qu’intéressant à poncer. En fin de niveau, on gagne des crédits, lesquels vous serviront non seulement à modifier les statistiques de l’armure, mais aussi à développer des armes de plus en plus puissantes. Tout cela se fera au manoir Stark, entre deux missions. Petite précision quant à ce lieu : les déplacement s s’y produisent par téléportation. Un peu étrange pour l’immersion, mais passons. Vous l’aurez compris, le contenu est plus costaud qu’il n’y paraît : une grosse dose de personnalisation est au programme, mais aussi des défis parfois assez durs. En tout, les complétistes peuvent tabler sur une bonne vingtaine d’heures de jeu, ce qui s’avère solide.

Techniquement, Marvel’s Iron Man VR est plus sujet à discussion. Tout d’abord, on ne peut que constater l’inégalité des environnements parcourus. Passer d’un magnifique canyon à la très basique Shanghai, où les textures nous ramènent à la PlayStation 3, ça fait un peu tâche. Heureusement, les beaux décors se font quand même plus nombreux, et ce n’est pas l’Helicarrier qui nous fera penser le contraire. On n’en écrit pas plus, mais il va vous laisser pantois. Cela reste tout de même assez bon dans les effets de lumière, mais sans grand génie non plus. Et les temps de chargement peuvent s’avérer d’une longueur à faire frémir. Moins mitigée, l’ambiance sonore se révèle carrément de haut niveau. Les bruitages font directement appel aux souvenirs des spectateurs qui apprécient les films, et le mixage audio joue un grand rôle dans l’immersion, notamment en définissant bien la position des ennemis. Précisons ici que le doublage des voix est disponible en français, avec ce qu’il faut de vannes parfois incertaines, mais toujours drôles (les plus nulles sont les meilleures). Enfin, c’est important pour un jeu PlayStation VR : il existe quelques options afin de stabiliser l’écran, ce qui devrait plaire aux victimes du motion sickness. Su nos sessions, pas un mal d’estomac à signaler !

Note : 14/20

Marvel’s Iron Man VR a su redresser la pente depuis les premiers retours peu engageants, et propose un résultat assez convaincant pour qu’on puisse le conseiller aux fans de Tony Stark. Si l’on regrette tout de même une technique en dents de scie, et le manque de rythme d’un récit pourtant plus développé qu’espéré, on reste surtout assez admiratif du boulot effectué sur l’immersion et la précision des contrôles. Véritable jeu vidéo plus qu’expérience, on pourra aussi y revenir pour compléter des défis parfois assez difficiles. Mieux que ce qu’on pensait, donc.

7/10

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