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[Test] Trails Of Cold Steel 3 Extracurricular Edition : un must have

Trails Of Cold Steel 3 vous séduira aussi sur Switch

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Trails Of Cold Steel 3 garde toute sa saveur sur Nintendo Switch.

Comme il est réjouissant de constater la trajectoire de la Switch, qui accueille de plus en plus de RPG japonais. Et pourtant, autant vous dire qu’on n’y croyait pas spécialement, à la petite dernière de Nintendo : elle devait faire oublier l’échec cuisant de la Wii U, son ergonomie ne nous semblait pas des plus optimales (d’ailleurs, on a toujours du mal avec ces sticks trop petits), et son retard technique la promettait à une sorte de nostalgie des joueurs. Depuis, les choses ont changé, notamment grâce à l’application sans faille d’un Big N toujours aussi performant en terme de développement côté soft. La petite nouveauté, c’est que d’autres éditeurs ont suivi le mouvement, attirés par le succès populaire de la console. Alors que Catherine : Full Body vient de sortir, c’est au tour de l’excellent Trails Of Cold Steel 3, développé chez Nihon Falcom et édité par NIS America, de venir grossir les rangs.

Trails Of Cold Steel 3 est sous-titré Extracurricular Edition, et ce n’est pas pour rien. Cette sortie sur Nintendo Switch intervient quelques mois après une parution sur PlayStation 4 que nous avions couvert de louanges. Et l’on ne modifie pas un seul mot : ce troisième volet de la licence tenue par Nihon Falcom est d’une incroyable richesse. Ce constat nous suit ici aussi, car cette édition en reprend l’intégralité du contenu. Rien n’est oublié, pas la moindre ligne des nombreux dialogues, toujours sous-titrés en français soit écrit en passant. Du coup, nous vous redirigeons vers notre test réalisé en octobre 2019, où nous abordions de manière complète l’histoire et le gameplay. Vous y verrez que l’on se situe dans un J-RPG aussi long que passionnant.

Tout de même, rappelons que Trails Of Cold Steel 3 : Extracurricular Edition prend la suite presque directe du second épisode. On retrouve donc Rean Schwarzer, mais dans de nouvelles fonctions. Terminé les études de la guerre, il faut désormais assurer l’éducation de nouvelles recrues, alors qu’une période de paix semble s’être sérieusement installée. Enfin ça, c’est ce que les personnages espéraient. Car Thors, la ville-campus dans laquelle nous nous retrouvons, ainsi que tout Erebonia, va être en proie à une nouvelle menace : une malédiction qui annonce le Grand Crépuscule, menaçant ainsi le monde d’extinction. Le récit se fait très fouillé, et ce dès les premiers instants. D’ailleurs, il faut vous attendre à trois ou quatre premières heures très verbeuses, mais c’est nécessaire pour bien poser l’ambiance. Aussi, sachez que le jeu contient pas mal de références aux anciens opus, mais ne paniquez pas : vous avez droit à une grosse encyclopédie, complète au possible, qui replace tous les personnages, même les plus secondaires, ainsi que les événements principaux. Et, on le rappelle encore une fois tant c’est un point fort, tout en français.

Un JRPG d’une richesse réjouissante

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Les combats restent parmi les plus passionnants de ces dernières années.

Trails Of Cold Steel 3 : Extracurricular Edition ne touche pas non plus à un cil du gameplay. On fait face à un RPG japonais à l’esprit dirigiste, avec ce qu’il faut de chemins tracés. Par contre, cela ne signifie absolument pas qu’on s’y sente à l’étroit, bien au contraire. C’est une leçon pour les mondes ouverts : il ne suffit pas d’élargir l’horizon pour rendre celui-ci plus lointain. Outre la tonne de missions principales ou secondaires, on pourra aussi s’adonner à des activités annexes (pêche, cuisine, jeu de cartes à collectionner etc). Les combats, eux, gagnent grandement en fluidité par rapport aux épisodes précédents. Outre que leur mise en scène gagne en impact, c’est surtout l’Arcus 2 qui sera votre principal intérêt. C’est avec cet outil que l’on pourra maitriser les Quartz, une pierre précieuse qui apporte des bonus selon son niveau de rareté. Cela amorce bien le caractère très stratégique des combats, lesquels font intervenir des mécaniques demandant une bonne dose de réflexion. On pense au lien entre les combattants, et surtout à la jauge de rupture des ennemis, un élément qui revient avec insistance dans pas mal de jeux actuels. Même sur un second run, on a été carrément époustouflé par la profondeur de tout le système de combat, l’un des meilleurs croisés ces derniers temps.

S’il ne manque rien du soft initial dans Trails Of Cold Steel 3 : Extracurricular Edition, il faut aussi écrire qu’il n’embarque pas de réels contenus exclusif à la Nintendo Switch. On a droit à vingt-six objets purement cosmétiques (accessoires et costumes), et l’édition physique inclus un mini artbook de vingt pages, ainsi qu’une carte lenticulaire plutôt classouille. On aurait aimé plus de folie, mais de ce fait la durée de vie ne bouge pas non plus. Ne vous inquiétez pas : vous en avez pour plus de cent heures si vous cherchez à tout faire, l’aventure reste énorme. Techniquement, c’est satisfaisant, surtout en mode portable. Le cel-shading s’acoquine bien de l’écran de la Nintendo Switch, qui permet une meilleure précision des textures. En docké, le résultat est un peu moins folichon : on aperçoit du crénelage, et la fluidité se fait plus fragile. Côté ambiance sonore, le soft garde exactement la même personnalité, avec des thèmes signés Takahiro Unisuga et Hayato Sonoda, parfois un peu courts dans leur boucle, ce qui créé un léger sentiment de redite auditive. Enfin, sachez que les voix japonaises sont disponibles par le biais d’un DLC gratuit. On vous recommande chaudement de l’installer.

Note : 17/20

Nous avions encensé  les belles qualités de Trails Of Cold Steel 3 sur PlayStation 4, le constat est identique sur Nintendo Switch. Il s’agit là de l’un des meilleurs RPG japonais sortis sur cette génération de consoles, d’une richesse exemplaire dans tous les domaines. L’histoire est fouillée, et l’on ne peut que saluer l’exhaustivité de l’encyclopédie, laquelle permet aux nouveaux venus de s’y retrouver malgré un univers fouillé, qui multiplie les références aux précédents opus. Les combats restent toujours aussi prenants, stratégiques juste ce qu’il faut. Enfin, le contenu s’avère toujours aussi costaud, avec plus d’une centaine d’heures pour qui veut s’y plonger pleinement. Ajoutons des petits bonus cosmétiques pour cette édition, et l’on obtient un must-have.

8/10

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